mercredi 20 décembre 2017

Merci Sears

Bien que j'ai déjà fait la promotion de services publics, je suis habituellement assez imperméable à la publicité. C'est qu'après le troisième rappel publicitaire pour vous faire sentir bien mal à l'aise de vos dents, vos jambes, votre cellulite, et en même temps pour vous vendre 2000 calories dans un repas fast food, je développe une peau de canard. Je sais aussi détecter quand la pub se positionne dans une émission de télé, ou se glisse au moment critique d'un film ! aaaaaaargh !
 
Mais l'une des entreprises qui a commandité cette émission des « Anges de la rénovation » est la compagnie Sears. Vous remarquerez que je ne fais aucune publicité sur ce blogue. Cette entreprise n'en a plus besoin car elle ferme ses portes actuellement.... Je peux donc vous dire comment j'ai été étonnée de constater tout ce qu'elle a donné ce jour-là, à Sweet Alice et ses voisins.  
 
  Mais, j'ai aussi été touchée lorsque j'ai découvert, en achetant cet ourson ces jours-ci, au magasin Sears près de chez moi, la Fondation Sears... qui a donné notamment à des centres hospitaliers pour enfants. Ce que l'on peut faire du bien quand de belles valeurs sont associées au pouvoir!
 
 La caissière, les larmes aux yeux, m'a dit : « C'est le dernier (toutou) qu'ils feront » (pour la Fondation)...
 
Et, pour moi, restent les souvenirs d'un précieux catalogue de Noël que l'on épluchait soigneusement, page après page, en rêvant de nos futurs jouets... C'est loin les Îles. Mais Sears venait jusqu'à nous...
 
Merci d'avoir aussi contribué à nos bonheurs d'enfants.
 
 

mardi 19 décembre 2017

Connaissez-vous Sweet Alice ?

Sûrement pas! Sauf si comme moi, vous avez écouté Les Anges de la rénovation il y a quelques années… C’est, je crois bien, mon meilleur moment de télé à ce jour…

Bref, Sweet Alice ainsi surnommée avec raison, est une mama noire du fin fond des Etats-Unis. Elle élève seule ses trois enfants dans une pauvreté extrême. Un jour, toute sa rue est inondée, incluant leur maison. Les matelas, posés à même le sol sont remplis de moisissures. Malgré tout, la dame, remplie d’amour, partage le peu qu'elle a avec les itinérants du coin. Elle les loge au besoin, dans une petite pièce à part. Elle arrive même, miraculeusement, à servir un repas à quelque 400 personnes à chaque Action de Grâces!… Jésus disait : «Ce que vous aurez fait aux plus petits d’entre vous, c’est à moi que vous le ferez». En tout cas, ce doit être la « multiplication des pains »!

Un beau matin, les « Anges »... de la rénovation débarquent chez eux. Ils rénovent et remeublent la maison au complet... incluant une pièce pour les itinérants avec section friperie et lits superposés. Sweet Alice a aussi reçu un barbecue géant pour son repas de l’Action de Grâce, un jardin zen pour se reposer et… un cabanon rempli à ras bord de jouets pour les enfants du quartier !

Connaissant celui de Sweet Alice qui n’aurait pu se réjouir seule de sa bonne fortune (un bon repas n’est-il pas meilleur partagé ?), les habitants de cette rue ont reçu des matelas neufs, de l’aide pour réparer leurs électroménagers, des arbres et des fleurs pour embellir leur maison. La salle communautaire a reçu des ordinateurs, la cour d’école fut rénovée.

Haaa, le rêve pour un cœur de Mère Noël !

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

dimanche 17 décembre 2017

Le problème de Noël

Les miracles de Dieu sont partout. En tout cas, dans ma vie, y en a plusieurs !...

Mais on ne veut ou peut pas toujours les voir. Le problème c'est que Dieu n'est pas habillé de rouge en parcourant le ciel sur un traîneau tiré par des rennes dans le ciel des cahiers à colorier, des sites Internet, des boutiques, des bonhommes en plastique sur le gazon.

Il est invisible pour les yeux. Comme le vent. Comme les ondes radio. Comme l'amour.

Mais les miracles existent. L'amour existe. Même, le « ciel » existe, selon le témoignage d'un enfant de quatre ans. J'en reparlerai.

Le problème de Noël, c'est qu'aujourd'hui, comme la religion prend le bord une grosse partie de l'année.  Le faste de Noël prend toute la place dans bien des familles et dans les espaces publics. Ça devient une occasion de s'offrir des cadeaux luxueux pour les petits mais aussi pour les grands enfants que nous sommes. Des cadeaux électroniques qui rapprochent parfois... ou qui nous séparent les uns des autres...

On en oublie le « fêté » qui n'a jamais paru aussi humble dans sa petite crèche... lorsqu'elle est encore présente sous le sapin.

Le problème de Noël, c'est que je stresse devant le marathon de cuisine... du peu de temps que je serai dans ma famille... de la météo pour l'avion. Du fait que cet « esprit d'amour » et d'entraide qui flotte partout s'évapore le 26 de décembre ou le 2 janvier.

Reste que je voyage des milliers de kilomètres pour revoir ma famille. Qu'on travaille tous ensemble pour organiser la fête. Qu'une chanson me rappelle de beaux souvenirs. Que le souffle de ma mère semble flotter dans la maison familiale et nous rejoint dans ses recettes. Que la messe « de minuit » à Lavernière, aujourd'hui à 21h, est d'une beauté touchante...  Que je remercie Dieu, chaque année, pour cet autre sursis. Que c'est un moment très spécial.

N'en tient qu'à nous. À ce que nous en ferons... après Noël.

samedi 16 décembre 2017

La magie de Noël

Tenir bon... jusqu'à la dernière minute.

Le bilan du party de Noël est inespéré. Près de 80 personnes. Un étonnant surplus financier. Nous avons aidé une trentaines de personnes d'une entreprise d'insertion qui réintègrent le marché du travail en apprenant à devenir cuisiniers. En plus d'aider cet organisme à s'autofinancer. Nous avons contribué à des entreprises du terroir, des producteurs locaux. Et tout le monde est content... Que du bon!

La magie de Noël a opéré.

Mais, en fait, c'est la magie de Dieu.

Je me suis déjà demandée si on a voulu Le personnifier en Père Noël ? Bien que l'idée de départ fut peut-être promotionnelle... Je crois qu'une partie de l'humanité avait besoin de sentir plus près un gros monsieur sympathique, un père, qui aime universellement tout le monde, surtout les enfants. Qui est généreux, vaillant, qui répond à nos souhaits et qui produit le miracle de servir tout le monde en une seule nuit !

dimanche 10 décembre 2017

Le sens de Noël

L'organisation de cette activité de Noël peut sembler anodine vue de l'extérieur, mais elle a mise ma ténacité, ma patience et même ma capacité d'aimer à rude épreuve. Pas seulement parce que j'ai écouté de la musique de Noël ad nauseam pendant que les décos d'Halloween traînaient encore partout en ville pour me motiver pour nos rencontres du comité. Pas seulement à cause des      « vers d'oreille », tous les Jingle Bells de ce monde et la publicité qui envahit les médias pour nous inciter à consommer alors que nous devons gérer la décroissance pour sauver notre planète...

Mais parce que j'ai dû gérer des situations injustes. J'ai dû tenir la barre envers et contre tout. Et surtout, toujours me ramener à mes valeurs profondes...

 Chaque événement, chaque chose qui existe, tout dépend du sens qu'on y donne et ce que l'on en fait.

Pour moi, Noël est un rappel annuel de l'amour de Dieu pour nous et de l'envoie de Jésus pour nous apprendre à aimer. C'est l'amour envers et contre tout. Au travers les mesquineries, les jalousies, les méchancetés. C'est essayer de tempérer les colères, calmer notre égo.

Ça été de prendre toutes les responsabilités sans même être remerciée officiellement. Inspirer, guider sans que ça paraisse, en laissant toute la place... c'est le travail de l'ange.





samedi 9 décembre 2017

Le party de Noël : le fin mot de l'histoire

Comme je ne pouvais participer à l'organisation la journée même, j'ai rongé mon frein avec d'autres dossiers du bureau. Puis, vers 17h, je monte accompagnée de mes collègues.

J'entre dans le local. Cette grande salle de réunion... est transformée. L'atmosphère est douce, colorée. Les moitié des lumières sont fermées pour laisser place , à ma droite, à un feu de foyer en direct de You Tube sur l'écran visio, et aux petites lumières de Noël. On a même placé un extincteur comme clin d'œil. La plupart des tables et des chaises sont sorties. On en a laissé quelques unes pour le buffet et le « bar », et amené des tables rondes comme effet « bistrot ». Des petits sapins artificiels trônent ici et là. On se croirait ailleurs...

Les gens entrent, enchantés. La salle est remplie de monde qui discutent, détendus. On procède aux petits discours d'usage, au tirage de prix de présence, modestes mais sympas. Plusieurs proviennent de nos bons produits du terroir. Les bouchées du buffet de l'entreprise d'insertion sont délicieuses et copieuses.

Une fête sans prétention, mais chaleureuse.

On a réussi, envers et contre tout.

Merci mon Dieu... mon « comité d'en haut » et mon comité de Noël « d'en bas ». Vive le travail d'équipe... et la foi.

lundi 4 décembre 2017

Le party de Noël... dernier droit

Ce message sur la rampe d'escalier... ça l'air futile comme ça, mais je vis aussi présentement le lâcher prise au bureau dans l'organisation du party de Noël. J'en suis responsable, et je ne pourrai pourtant pas y travailler mercredi, pour cause syndicale. Juste assister. Enfin, c'est compliqué.

S'assurer que tout est prêt la veille c'est toujours difficile. Mille détails foisonnent dans l'organisation d'un événement : déco, logistique, musique, etc. Mais l'équipe est motivée.

La prière de la sérénité m'aide beaucoup a traverser les nombreuses difficultés qui ont jalonnée notre parcours. Des bâtons dans les roues en veux-tu, en v'là.

Mais là... on y arrive. Étonnamment les billets d'entrée se vendent bien. On dirait une contamination positive. Comme quelque chose qui flotte dans l'air... la magie de Noël ?

Des chansons de Noël que l'on sifflote dans les corridors... l'excitation d'une nouvelle décoration, de billets vendus qui s'ajoutent... je retombe en enfance et ça parait je crois bien. C'est contagieux.

Moi et quelques filles, on teste la musique du petit sono d'un collègue en dansant... Une patronne passe et dit, intéressée : « On va danser au party ? »...

C'est intriguant de ne pas savoir. Ça rend impatient. C'est une aventure. C'est l'Avent.

dimanche 3 décembre 2017

La rampe d'escalier 3

Je n'ai plus reparlé de la rampe d'escalier.

J'embarque toujours ma nouvelle complice du train à l'arrêt, le matin. On parle météo, de la musique de Noël, et autres petites choses.

Et puis, un matin, elle me dit : « J'ai appelé pour leur dire de terminer la rampe. On m'a dit que c'est la ville qui doit le faire. Je les ai appelé eux aussi. Y vont venir voir... C'est aussi pour les autres. » Ben oui. Y en a qui ont les genoux maganés. La  moyenne d'âge est assez élevée chez les travailleurs...

Mais quelle fierté j'ai ressentie pour cette jeune fille qui est passée par-dessus sa timidité, voire sa gêne d'afficher son handicap, d'oser demander. Pas facile. ...  Quel courage.

C'est une chose importante que de comprendre qu'on ne contrôle pas tout sur ce chemin de la vie. Parce que les autres aussi ont un rôle à jouer. Il faut leur laisser la place. Juste difficile parfois pour moi de savoir quand.

C'est probablement le plus difficile apprentissage d'un parent pour son enfant.

C'est apprendre à gérer son pouvoir d'action. Lâcher prise, faire confiance.

samedi 2 décembre 2017

La rampe d'escalier 2

J'ai réalisé sa réticence à prendre la photo de la rampe. Je n'insisterai pas... J'apporte mon appareil quelques jours plus tard et la pose.

Arrivée au bureau, pas moyen de sortir la photo avec mon fil de kodack... J'ai placé une carte d'ordinateur au lieu d'une carte photo dans l'appareil. Ben voyons donc! Qu'à cela ne tienne, je déniche le numéro de la compagnie ferroviaire et au moment où je veux appeler, une collègue entre dans mon bureau pour une information.

Et là... j'arrête tout.

« Y a-t-il un message pour vous ? »

Je ne suis pas dû. En tout cas, pas tout de suite. Comme si, chaque fois, quelqu'un arrêtait mon bras dans son élan. Je repense à cette fille et me dis que bon, peut-être qu'elle se fera des amis en prenant le bras d'une personne... ou encore je ne sais quoi. Peut pas aller toujours à contre-courant.

samedi 25 novembre 2017

La main de Fatima

J'aime aller à la messe à notre charmante chapelle. Toute simple, en bois, du style anglican. En avançant sur le petit sentier qui y mène, l'automne dernier, je regarde la belle petite statue de la Vierge. Un jour, je remarque malheureusement qu'il lui manque les doigts de la main droite. Déprimant.

Depuis, je ne peux m'empêcher de lui regarder la main chaque fois que je vais à la messe et de m'imaginer y faire quelque chose... une levée de fonds, convaincre un artiste, n'importe quoi pour compléter à nouveau cet œuvre d'art touchant.

J'ai fait une recherche dans Internet. Et Ô Miracle ! Une artiste de Montréal répare les statues d'église. Gratos en plus !.. Je communique à l'adresse indiquée... mais non. Ce n'est pas la bonne. Celle-ci est disparue dans la nature il faut croire.

Bref, je mijote des plans depuis le printemps. Même de donner une partie d'une cagnotte éventuelle que je gagnerais à la loto, ou... bon...







Et puis...en  ce dimanche d'été... que vois-je... ?

Je m'approche... Parmi les fleurs...

Ben ouii !!! La main de la Vierge est guérie !!!






 
 
Comme quoi, les grands esprits se rencontrent !!!

Bon... on pourrait se concentrer pour rembourrer les prie-Dieu maintenant ?!

 

mercredi 22 novembre 2017

Dans la mire

J'ai pour mon dire qu'il nous faut discerner des souhaits pour tout ou rien (bonnn ok... j'en fait pareil, je l'avoue... mais moins...) et les objectifs. Quant à moi, je suis continuellement en mode projets. On dirait que mon cerveau, pour lequel je demande toujours d'être « guidée et inspirée » spirituellement, fait des liens particulièrement en voyant ce qui manque à quelqu'un, quelque part... très utile pour les idées de cadeaux de Noël.

Mais ça m'arrive aussi un peu partout... Un cratère dans le milieu du stationnement ? Ma mini risque de s'y engouffrer. Je fais la demande de remplissage ici et là. Autant parler au mur... À la troisième personne... ça marche! Ça fait un bien de voir qu'on a du pouvoir sur son environnement!

Comme cette rampe d'escalier qui semble n'avoir jamais été terminée. Une sorte d'œuvre d'art... à moitié utile. Elle mène au train, et donc un tas de personnes l'empruntent chaque jour... Si bien que je n'ai pu m'empêcher de demander qu'on la rallonge jusqu'en bas de l'escalier. Ben ma demande est tombée à plat. Ça arrive. Des fois ça marche, des fois ça ne marche pas.

Je réalise certains projets, parfois bien plus complexes. Mais d'autres fois y a pas d'écoute.

dimanche 19 novembre 2017

Le cours naturel des choses 2 : histoire de souhait

Cette petite histoire de souhait illustre en fait, mon impatience et mon intolérance au froid. Et bien que c'en ait l'air, ceci est loin d'être banal à plus grande échelle.

Assise en face de la fenêtre du salon, je regarde tomber cette première neige avec émotion. C'est beau, c'est tôt. C'est le Québec.

Mais tant de Québécois, et probablement une bonne partie des habitants des pays nordiques, sont écœurés de la neige et du froid. Pour beaucoup de gens, le contraste est brutal avec les températures douces de septembre et octobre. D'autant que beaucoup d'entre nous migrons au moins pour des vacances, dans le Sud ensoleillé et doux.

Pour avoir si souvent entendu : « Haaa si on pouvait ne plus avoir d'hiver »... « Haaa je souhaite qu'on ait un hiver doux »... etc. et bien ces dernières années, leurs souhaits sont exaucés. Les changements climatiques sont bien ancrés. Si bien que le Golfe du Saint-Laurent ne gèle plus comme avant tout autour de mes Îles... si bien qu'elles ne sont plus protégées par la glace lors des tempêtes d'hiver.

Et lorsque tout le monde souhaite le beau temps, l'été, chaque jour pour un BBQ, les festivals qui se suivent, les vacances... ce sont les agriculteurs qui manquent d'eau de pluie et les nappes phréatiques qui se vident.

Des milliers, voire des millions de personnes qui souhaitent toutes la même chose... Est-ce que ça fait pencher la balance ?

Notre rapport à la nature est d'abord de l'accepter telle qu'elle se présente. C'est difficile, pour moi la première. Alors quand il fait un froid glacial... un bon « frette » québécois, je dis en souriant, dans l'ascenseur... « Ben y aura moins de maringouins! ».









Le cours naturel des choses

J'ai revu le gentil jeune homme du métro. Je lui ai dit en souriant : « Finalement, ça a marché le 3 minutes! ». Il me répond pareillement : « Ha c'est vous ! ». Mais, il embarque sur l'autre quai. Donc le retard de mon train retarde le sien.

Il me dit : « Le malheur des uns fait le bonheur des autres... ». Je n'ai pas compris qu'il me dise cela. D'ailleurs c'est lui qui avait fait « la prière ».  J'ai trouvé dommage car je ne souhaite pas vivre sur la misère des autres. Seulement sur ma part de bonheur...

J'ai réfléchis sur cette phrase et en suis arrivée à la conclusion que nos souhaits nous arrange. Il faut donc faire attention à ce que l'on souhaite car comme dit l'adage : « Ça risque de se réaliser! ». Et, que le mieux pour tous, est que tout rentre dans le courant normal des choses.

Dans ce cas-ci, son train et le mien à l'heure. Autrement on s'adapte, dépendant l'heure où on débarque sur le quai. En lâchant prise sur tout arrêt imprévu du métro, ou sur les aléas du train. C'est ce que j'appel la « foi du marin » qui ne sait d'où viendra le vent, ni comment sera la vague...



samedi 18 novembre 2017

In extremis

Il arrive que le train soit en retard. Parfois de 4 ou 5 minutes. Il arrive surtout que j'arrive juste après celui de ... et 28 minutes... et que j'attende le prochain de -1/4.

La foi. La foi du petit miracle. De celui qui arrive lorsqu'on ne l'attend plus. Voilà encore le message que j'entends pour activer ma petite flamme parfois vacillante du petit miracle pour la réussite de mes projets.

Comme cette synchro impossible aussi où, le lendemain matin, en mettant de l'ordre dans des livres, je tombe pile sur mon livre  Einstein en 3 minutes.

Il y a des situations qui nous dépassent. C'est « plus grand que nous ». C'est différent de la réalité habituelle et ça ne s'explique pas. En tout cas pas maintenant.

Mon activité de Noël du bureau a justement débloqué hier... in extremis. La coordination d'un tel événement, bien que modeste, demande une synchro de tous, du lancement de la promotion, aux activités de financement. Mine de rien, on est redevable aux fournisseurs d'équipements, de locaux et de nourriture. On ne pouvait retarder plus longtemps. Alors y croire jusqu'à la dernière minute...

« À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire » parait-il.

mercredi 15 novembre 2017

3 minutes

Le métro avance à toute vitesse. Une dernière station avant la gare. Je suis debout près de la porte. Un jeune homme à côté de moi me pose une question. Nous échangeons quelques mots. Je suis toujours un peu méfiante dans le métro. En même temps, j'aime respecter l'autre personne. Puis on en arrive à ceci :

Lui :  « Vous pensez qu'on va arriver à temps ? »

Moi :  « hum. J'en doute. » Je regarde l'heure. « y est ... et 28. (Normalement, c'est l'heure où le train repart de la gare). Je dirais celui de -1/4.

Lui : «Vous voyez cet homme là-bas ? Il a un appli et peut connaître l'arrivée du train en temps réel!»

(mouais, le chanceux! Je n'ai toujours que mon mini-cell... c'est le seul moment où j'envie les nouvelles technos !)

Lui avec un sourire : «Si y part à courir ça veut dire qu'on a le temps!J'ai hâte de revoir mes enfants!»

Moi : « En tout cas, je gagerais pour vous! Pas pour moi avec mes bottes hautes !   Y faudrait que le train ait au moins 3 minutes de retard! »

Lui, souriant,  les yeux au ciel et les mains jointes :  «  Je prie le ciel que le train ait 3  minutes de retard! »

Le métro s'arrête. Les portes s'ouvrent. Il part en courant. Je tente la chance et essaie tant bien que mal de courir avec mes bottes à talons hauts. Tout le monde se rue dans l'escalier mobile. Certains montent tranquillement. Je pense que c'est qu'ils n'ont plus à courir... le train doit être passé. Malgré tout, je me presse et m'étire le cou pour voir... et j'aperçois les gens sur le quai de la gare... oh... et je sourie... j'avance vers le tableau électronique et là, je ris franchement!

C'est écrit : « Arrivée dans 3 minutes ! »
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lundi 13 novembre 2017

Telle est Grinch

Dans les contes populaires, le Grinch ou grincheux, s'amuse à gâcher la fête de Noël...

Nous avons des bâtons dans les roues pour le party. J'incite mes lutines et lutins du comité organisateur à conserver l'esprit de Noël envers et contre tout. Je leur raconte à eux aussi que, comme disait mon prof de math au secondaire : « Ce n'est pas le résultat qui compte, c'est le processus par lequel on est parvenu à cette réponse ». C'est le plaisir que nous avons à nous rencontrer et ce que nous rayonnons... quel que soit le résultat...

 Alors, chaque fois que nous nous rencontrons, j'ai deux petites mascottes, des chocolats et cette fois-ci... de petits sapins pour chaque membre de l'équipe qui vendra des billets du party. C'est d'un collègue qui retrouve, cette année, son cœur d'enfant.

Mais je chemine moi aussi dans ce processus. Plus facile à guider les autres qu'à se voir soi-même... lorsqu'on m'a informée que la soirée pourrait être compromise, ma réaction n'était pas très positive. En raccrochant, je me suis rappelée que l'autre organisateur est aux prises avec le même problème... mais surtout qu'il a vécu des épreuves l'an dernier à ce moment-ci... et qu'il n'avait pas besoin d'une personne qui en rajoute. Alors je l'ai rappelé pour lui dire qu'on ferait avec... quoi qu'il arrive.

J'ai raconté ce faux-pas à mon équipe. Pas facile pour personne par les temps qui courent... pour moi non plus. Mais on traverse ça ensemble.

Telle est Grinch... qui croyait Grinch ;-)

mercredi 8 novembre 2017

Journées intenses

Des choses qui se disent... d'autres qui ne peuvent se raconter... mais qui se vivent intensément. Des blessures, des attentions remplies d'amour, des discussions profondes. Écouter sans juger. Juste aimer. La vie met en place des rencontres qui nous permettent de mieux connaître l'univers d'autres personnes qu'on a perdu de vue depuis longtemps. Elle nous offre l'occasion de nous réconforter dans la souffrance. Elle nous donne des sursis qu'il faut apprécier, savourer, remercier.

C'est la vie.

samedi 4 novembre 2017

Sous la pluie

On attend le train. Il pleut des cordes. Seuls ceux qui ont un parapluie s'avancent sur le quai. Moi je suis de la gang cachée sous l'abri de béton.

Une pauvre étudiante tient une boîte et plusieurs gros livres avec peine. Soudain, j'entends une voix de jeune femme, derrière moi, qui lui demande :

- « Veux-tu que je t'aide à porter tes livres ? »
-  « euh... »
- « De quel côté vas-tu pour embarquer dans le train ? Moi je vais par là.»
- « Merci mais je vais de l'autre côté. »
...
- « Tiens... »

Elle lui donne un sac et l'aide à emballer ses livres.
 Puis s'en va sur le quai.

Je me tourne vers l'étudiante et lui glisse avec un sourire : « Ça ne passera pas aux nouvelles ça... mais ça fait du bien ! »

mercredi 1 novembre 2017

Esprit d'amour

Journée intense. Dans le journal ce matin, je lis un article sur les conflits au bureau. Lors de situations difficiles, il faut en parler directement à la personne qui nous a créé ce malaise. En fait, j'en ai déjà parlé dans plusieurs chroniques. Des situations désagréables où j'ai appris à « prendre le taureau par les cornes », offrir un bon café et discuter.

Ce matin, j'offre le journal à une collègue qui a testé cette approche avec succès. Mais je me suis finalement rendue compte que c'est aussi à moi que l'article pouvait convenir.

« Y a-t-il un message pour vous ?... » comme je lisais un jour dans un livre...

Lorsque je réalise ceci, je prends mon courage à deux mains et rencontre l'une de mes lutines de Noël devant un bon café. Je lui explique mes expériences précédentes, les risques, les efforts, le stress... et l'importance de conserver, au travers toutes nos difficultés présentes, l'esprit de Noël.

Ce souffle d'amour qui donne un sens à ce que l'on est en train de construire. Si modestement, compte tenu des délais, que l'on pourrait rire de nous-même comparer à de grandes soirées de festivités. Alors, seuls notre don de nous et notre belle énergie peuvent rayonner et faire en sorte que ça vaille la peine, quels que soient les résultats.

Je lui ai glissé : « Un professeur de maths du secondaire, nous rappelait parfois que ce n'est pas le résultat qui compte. C'est le processus par lequel nous y parvenons. »

Aussi : « Que nous avons eu une si belle rencontre l'avant-dernière fois, qu'une autre collègue du bureau, que je croyais avoir dérangée, aurait voulu participer à la rencontre. Pas au party de Noël, enfin pas encore... non... à la réunion de travail! Et ça, c'est de l'esprit d'équipe... bien plus, c'est l'esprit d'amour.

 Car le travail prend tellement d'importance et de temps dans notre vie... il faut donc le remplir d'amour aussi. Chaque rencontre... jusqu'à l'événement final. La peur paralyse, sape les énergies. J'en ai aussi une longue liste de peurs : du manque d'inscription, de participation aux activités de financement, d'une tempête de neige qui sème la déroute, etc. etc. Mais il faut endiguer nos émotions, nous soutenir. Nous n'avons pas le luxe d'avoir peur. On a trop peu de temps. Il faut foncer. C'est la vraie foi. On saura qu'on a tout donné... pour le résultat, bien ce sera ce qui sera. Comment on y arrivera ? Comme celui qui marche dans la nuit avec sa petite lanterne, qui ne voit qu'un petit cercle de lumière en avançant pas à pas... (et là je pense à une collègue de mon groupe de co-développement qui m'a encouragée pour ma maîtrise)... qui découvre au fur et à mesure...

 Je ne sais pas... c'est un mystère... nous le découvrirons !

mardi 31 octobre 2017

Croisée des chemins : Halloween et Noël

La fête de l'Halloween servait, à l'origine, à éloigner les mauvais esprit. On décorait les citrouilles très laides pour leur faire peur. Puis, les enfants adorablement déguisés se sont mis à passer les maisons, pour ramasser des bonbons. J'en tiens d'ailleurs quelques petits sacs pour les petits de mon quartier.

Mais lorsque je me suis rendue au magasin du coin pour acheter des bricoles de Noël pour mon comité organisateur, j'ai vu des faux bras saignants, en plus des sempiternelles décos de la panoplie de l'horreur.

Je ne comprends pas cet engouement. Sincèrement. L'horreur existe... les nouvelles télévisées en sont remplies. Les zombies aussi... quelque part dans certains pays. Qu'on en fasse une « marche des zombies »...   dépasse mon entendement. Aujourd'hui, des enfants ont si facilement accès à l'horreur... à la portée d'un simple « clic » d'un écran. Certains oublient qu'ils ne sont pas outillés psychologiquement et émotivement.

Ça me prend « tout mon petit change » pour passer au travers cette période noire et orange, d'araignées, de squelettes, de fantômes... de laideur.

Cousine qui travaille en garderie, me dit : « Y a un enfant qui m'a demandé d'enlever le décors d'Halloween... ça l'effrayait. » Ben oui. On est pas obligé d'aimer « Ça ». Ce n'est pas universel. Même si on a l'air quétaine. La recherche d'adrénaline monte à la tête de la société. Et la « société », c'est nous et notre niveau de tolérance à la violence.

Alors, quand je fredonne des airs de Noël déjà à cette période... je contrebalance par des pensées d'amour.

dimanche 29 octobre 2017

Émotions croisées

La vie est parfois étrange. Y a des « timings » où tout arrive en même temps : la visite, une maladie, les surcharges de travail et de travaux scolaires... mélange de joie et de peine...

Je viens d'apprendre que ma Tantounette est bien malade. Une tante qu'on aime beaucoup, c'est comme une deuxième mère.

Organiser un party de Noël se fait beaucoup mieux dans la joie à mon sens... mais quand le souffle de la maladie passe... et une perspective bien moins joyeuse... c'est étrange.

Un collègue a vécu la même chose l'an dernier, en pire. Pendant qu'il organisait le party du bureau, il devait prendre soin de sa femme très malade. Elle est même décédée dans ces moments. Il a eu beaucoup de difficulté à s'en remettre.

J''ai fais partie d'une chorale à l'église, aux Îles, y a près de vingt ans. À l'automne, je pratiquais les chants de Noël pendant que cousin luttait contre un terrible cancer. Je chantais quand même, la gorge nouée. Ça me faisait du bien pareil. J'ai été à l'aréna alors que sa petit fille de sept ans faisait le seul spectacle de Noël qu'il a pu voir... et il souriait de la voir... malgré sa canne et sa démarche de vieillard... à 33 ans.

Peut-être que c'est ça le secret des émotions croisées... pour contrebalancer la peine... comme ce voyage dans le Sud, payé depuis septembre, mais qu'on a fait juste après le décès de ma mère, au mois de février suivant. Un anesthésiant. Un baume de soleil pour nous garder au dessus de la ligne de flottaison, ma sœur au doctorat et moi en pleine session de cours de maîtrise... et de travail à temps plein.

La vie est étrange. Mais on a pas lâché, personne.

vendredi 27 octobre 2017

Le party de Noël : la Grande corvée

Plus on avance, plus je stress. Ça l'air de rien l'organisation d'un party de Noël... mais là, c'est pour tout le personnel de Montréal...  tout un événement à orchestrer ! : la logistique du lieu, du repas, de l'animation, de la promotion, des activités de financement, la comptabilité, etc.  J'en ai organisé des choses dans ma vie. Bien souvent, je devais tout faire et rendre des comptes en plus.

Alors, j'écoute déjà de la musique de Noël, le matin dans mon auto... et puis je prie Dieu pour que ma réunion se passe bien... car on doit être très efficace à chaque fois... mais l'enthousiasme de mes lutines et lutins de Noël m'étonne et me donne de l'énergie. Faut dire que je les gâte un peu de bonbons... pour nous mettre dans l'ambiance...  Ma bonne humeur aussi est contagieuse... et je découvre des personnes pleines de ressources, d'idées, et surtout motivées à mettre la main à la pâte.

« Délègue Carmen. Demande si quelqu'un peut le faire ». J'ose à peine... puis : « Bon... y a quelqu'un qui peut s'occuper de la déco ? »... ettt oui ! Phrase magique!  La grande corvée n'est est plus une. Un peu comme tous ces gens qui mettaient la main à la pâte pour déplacer une maison... 

Un prof de mathématique nous disait, au secondaire, que l'important ce n'est pas le résultat, mais comment on y est arrivé. Je le crois... dans tout. L'important, c'est de se faire des bons moments, des réunions positives, de donner notre meilleur, dans l'amour et l'humour. On a eu tellement de plaisir cette fois-ci, à discuter et à rire de nous-même que je me suis excusée du dérangement à une collègue en sortant. Elle m'a répondu : « J'aurais aimé y participer ! ».


lundi 23 octobre 2017

Le party de Noël : Le retour des choses

Aux Îles, j'ai pour mon dire que c'est trop petit pour qu'on se chicane. En fait, on sait jamais de qui on aura besoin. Une personne détestée peut, un jour, nous sortir du canal (fossé) du chemin.

En ville, on peut avoir cette impression qu'on a pas besoin des autres... mais... un milieu de travail, c'est aussi un îlot. Si on travaille nos relations, et si on accepte, même à contrre cœur, de se marcher sur l'ego, même quand on est en situation d'injustice, on retrouve parfois des alliés...

Dans mes chroniques précédentes, j'ai mentionné deux cas très difficiles que j'ai envisagé comme autant d'expériences ou des « tests » spirituels... Il me serait dont facile de leur faire la tête pour le reste de mes jours. Mais non.

Et j'ai obtenu leur aide pour notre party de Noël.

Y en a une qui donnera un coup de main pour les activités de financement... l'autre me refile les coordonnées de ceux qui m'inspirent pour le cœur de la fête... Au Québec, nous avons créé ce que je crois bien être une merveille en économie sociale : les entreprises d'insertion. Ces entreprises embauchent des personnes sans revenu, sans éducation, et leur apprennent un métier. Elles les remettent sur les rails de la vie.

C'est l'une de ces entreprises d'insertion qui sera notre traiteur.

Beau, bon, pas cher, menu original en dehors des sempiternelles sandwichs pointues pas d'croutes. Mais surtout, tant qu'à payer notre billet, on investit directement à redonner de l'estime à ces gens. C'est ça Noël pour vrai.

samedi 21 octobre 2017

Le party de Noël : changement de perspective

MAIS...

Comme je dis toujours, dans la vie y a deux façons de faire les choses : la bonne et la mauvaise.

La mauvaise : c'est la panique, bien sûr. La peur qui paralyse.

La bonne : Je lève les yeux au ciel....  Trouver un sens à tout ça. Faire confiance. Impliquer une fois de plus mon « comité d'en haut » dans mes projets... avec mon comité de Noël d'en bas.

L'attitude et les objectifs :

J'ai décidé que :

-  je ne me laisserais pas décourager.
- j'aurais du plaisir, et mon comité aussi.
- qu'on organise un party dont les gens se souviendront
- qu'il soit empreint d'un sens spirituel, de l'« esprit de Noël ».

Comme disait le producteur de théâtre qui n'avait plus un sous, dans « Shakespeare in love »  :

- « Mais comment ferons-nous ? »

- « Je ne sais pas.
     C'est un mystère.
     Nous le découvrirons. »

Le party de Noël 2

En fait, j'ai écrit ce message la semaine passée.

Sur le coup, quand ma patronne l'air découragé m'a refilé le dossier, moi j'ai retrouvé mon cœur d'enfant, l'espace d'un moment... Moins dur que n'importe quoi... n'est-ce pas ? Et puis ça me donne le droit de devenir un peu « nabud » comme dirait une de mes bonnes amies.

Ça « marmoutte » dans ma tête. Les projets, la bonne humeur. Le pouvoir de réaliser de belles choses...

... Jusqu'à ce que je me bute aux innombrables barrières financières et techniques... et que je me souvienne de toutes les fois où j'ai dû solliciter les autres dans ma vie, pour quelque activité que ce soit. Ce que j'haïs le plus au monde... et que je constate à quel point on est pas d'avance dans l'échéancier...

Et là, là... la panique s'installe...

Pourquoi MOIIII ?




vendredi 20 octobre 2017

Le party de Noël

Aujourd'hui je me suis fais collé le mandat d'organiser le party de Noël de bureau.

Pas un sous.

Local drabe.

Monde blasé et occupé...

À suivre...

dimanche 15 octobre 2017

Tantounette chez le docteur

Juste avant une intervention chirurgicale délicate, Tantounette a dit à son médecin : « Vous avez la science et l'expérience. Je demande à Dieu de vous donner la grâce pour mener à bien votre travail. »

Tantounette est pour moi un bel exemple d'application de la foi, dans la beauté d'un moment...

Le médecin très touché : « Y a jamais personne qui a prié pour moi »...

Tantounette : « Y a du monde qui ont prié pour vous... mais vous ne le savez pas. »


samedi 14 octobre 2017

De retour à Jack... Un bon gros câlin

Il est une chose pour laquelle les robots ou les cellulaires de ce monde ne remplaceront jamais un être humain... un bon gros câlin réconfortant.

C'est rempli d'énergie d'amour et de tendresse.

Même cette fois où, un matin en sortant du métro, y a un de ces êtres « spécial » de Montréal, qui m'en a fait un... le genre de personne qu'on dirait un peu « dérangé » de distribuer gratuitement aux passants, un câlin...  J'en avais tant besoin...

Cette fois-ci, mes câlins bras grands ouverts entourent un à un, Jack et sa blonde,si amaigris tous deux, dans mes bras...  et si reconnaissants. On les reconduit à la chambre de Jack... puis, à leur tour, comme les gars « saoûls qui ne se laissent plus, ils nous reconduisent jusqu'à la voiture ou presque; la chaise roulante s'étant arrêtée au bout du stationnement pour ne pas débouler la petite pente.

C'est dur de laisser ces gens qu'on aime se débrouiller tout seuls dans ce nouvel univers.  Seuls ? Enfin,... je ne crois pas. Pour peu qu'ils se tournent vers Dieu... c'est le petit rayon de soleil que j'ai tenté de leur apporter... mais ça... ça leur appartient.

C'est leur bout d'apprentissage... et nous on retourne vers les nôtres.

mercredi 11 octobre 2017

Le silence est d'or...

parfois.

J'ai fait silence pendant deux semaines au bureau, avec cette collègue difficile. Pas parlé pantoute. Je n'ai donc pas ajouté à la pression qu'elle gère difficilement. Je n'ai pas non plus « péter ma coche ». Ç'aurait été si facile et si justifié... et si tentant... Ohhh que oui!

Bon. Seulement deux fois avec d'autres. Et pas trop. Juste assez pour faire sortir un peu de pression. J'ai plutôt écrit correctement à son chef d'équipe qui lui, gérait la situation... et me suis dégagée de responsabilités qui ne m'appartenaient plus puisque je n'avais aucun contrôle de la situation.

L'atmosphère de l'équipe s'en est mieux porté et moi également. J'ai réussi à passer au travers ce nuage de pollution des relations professionnelles dignement.

J'ai pu regarder de façon plus objective la situation. Elle, c'est tel que tel. Mais son chef d'équipe a mal réparti le travail, doublant sa charge au lieu de la réduire. Il voulait la « couvrir »... mais au final, il ne l'a pas protégé d'elle-même... et n'a pas su vraiment reconnaître tout le travail qu'elle fait.

Bref, j'espère que le Jour de la Marmotte (film savoureux avec Bill Murray dont le même jour se répète toujours) nous aura tous permis de grandir cette année...

samedi 7 octobre 2017

Une prière dans le métro

Au Parc de la Nature
C'est drôle d'avoir cette conversation. La veille, justement, j'avais à peu près la même, ailleurs, dans une autre circonstance. Avec une amie en marchant au très beau parc de la Nature de Laval. Dans un coin que je n'avais encore jamais vu... un vrai tableau de Monet.


Avec Chantal on marche en parlant... Elle aussi me dit que c'est important d'être toujours positive, dans tout ce qu'on dit, dans tout ce qu'on fait.

Y a-t-il un message pour moi ? Parce qu'au bureau, ça ne va pas. Pour la troisième année d'affilée, à la même période. Je lui dis à elle aussi que je récite des prières dans le métro, le matin, debout, à moitié endormie, une main sur le poteau. Je ferme les yeux, déjà tout s'apaise.

À elle j'ajoute ceci : «  Je tourne les yeux vers le haut et je récite mes quatre prières habituelles : Notre Père, Je crois en Dieu, Sacré-Coeur de Jésus et Je vous salue Marie ». 

Les stations de métro passent plus vite. Je ressens moins l'étouffement d'être cordés comme des sardines... et la chaleur. C'est un état tellement différent de l'ennui habituel.

Et je me sens différente de tous les gens qui m'entourent. « Un drôle de moineau » direz-vous.

J'arrive calmée au bureau pour ces journées intenses... Décidée à travailler cette année « ma maîtrise de moi » devant « Maniana » comme je l'appelle dans mon fort intérieur. Décidée à transcender ce nuage de colère et de stress qui m'habite devant la nonchalance et le manque de respect.

... et ça marche !... À environ 87 %.

dimanche 1 octobre 2017

Un murmure

Parfois, quand je m'observe prier, je me trouve un peu ridicule de penser que Dieu pourrait « entendre » ou plutôt « capter » ma prière... ma toute petite voix, mon souffle microscopique dans ce monde si vaste, si bruyant, si tant plein de monde...

Par quelle magie de la vie pourrait-elle se rendre jusqu'à Lui ? Comme cette petite fumée des lampions minuscules ? Comme les pensées de nos cœurs ?

jeudi 28 septembre 2017

Dis...


« La prière, tu la dit dans ta tête ou pour de vrai ? »

« Ben... dans ma tête... dans le métro... »

« Parce que me semble que... »

« Tu veux dire que quand on murmure... ça s'inscrit dans les énergies ? »

« Ouais... c'est ça. »

« Peut-être... »

mercredi 27 septembre 2017

Lâche pas Jack

Ce jeune concierge est autiste.

Et Jack de lui dire : « Tu sais, tu pourrais donner des conférences dans les écoles, surtout aux jeunes autistes, pour leur montrer tout ce que tu peux accomplir, pour leur donner espoir ».

Il est difficile d'exprimer les émotions qu'a suscité cette conversation en moi. Mais j'ai répondu par ces paroles : « Qui sait ? Peut-être que tout ceci devait arriver pour qu'un jeune autiste brillant ait cet échange avec toi et qu'ainsi, par cet encouragement à prendre la parole, qu'il change peut-être la vie d'un paquet d'autres jeunes... de façon positive. »

Et là, j'ai vu le regard de notre ami briller. Briller d'un sens donné à tout ça, à tout ses efforts, à toutes ses souffrances physiques et morales, à tout ce travail devant lui...

« C'est vrai. Tout est relié » me dit-il. « C'est pour ça qu'il faut être toujours positif, dans tout ce qu'on dit, dans tout ce qu'on fait. Parce que c'est un échange continuel d'énergie. »

Au cours de notre discussion, je lui dis comment pour moi non plus ce n'est pas facile de ce temps-là au bureau. Comment, dans le métro, je médite et récite chaque jour la prière de la sérénité pour passer au travers.

« Ha oui... c'est quoi déjà ?... les trois mots ?  »...

« Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d'accepter ce que je ne puis changer, le courage de changer ce que je peux et la sagesse d'en connaître la différence... ».

 Il est visiblement heureux de s'en rappeler.

Petit moment d'éternité... la course à relais de l'énergie d'amour... de la lumière de Dieu.



dimanche 24 septembre 2017

Pas facile la rééduc

Nous sommes allés voir l'ami Jack au centre de rééducation. Il est dehors avec sa tendre moitié. Il nous fait visiter son « hôtel quatre étoiles », tous services inclus... et nous montre, sur Internet, le reportage qui est passé aux nouvelles ce soir-là, encore impressionné d'avoir fait les manchettes.

On les accompagne dîner à une table de piquenique. En fait, pour sortir, Jack en chaise roulante, pousse par exprès le gros bouton de la porte électrique... avec sa tête! Comme un enfant de cinq ans... C'est amusant à le regarder aller, non seulement avec nous mais avec le personnel et les patients du centre.

Avec ses folies et son humour, il fait naître des sourires à des madames d'un certain âge. Il est comme un colibri dans ce lieu lourd de souffrances. Probablement qu'il masque les siennes, ses propres peines et ses peurs. C'est un gros chantier que d'entreprendre une rééducation après un grave accident de moto... sans en connaître le dénouement.

Et puis on placote autour de la table. Jack et moi échangeons dans un coin. Quelle belle discussion nous avons. Sur les énergies de la vie... sur ce qu'il découvre. Comme ce jeune concierge de l'hôpital qui a l'air de rien, discret, humble. Il ont discuté ensemble... et Jack a découvert un homme brillant, un danseur de danses chinoises qui a appris le mandarin pour un spectacle là-bas... rien de moins!

Nous sommes la pointe de notre propre iceberg...



mardi 19 septembre 2017

Du bon dans tout

La présence des petites Sœurs fait en sorte que le personnel en place apprend qu'il existe une petite chapelle, préservée de justesse dans ce vieil hôpital. Précieux secours dans une unité de soins intensifs!

Comme quoi y a du bon dans tout !

Une semaine plus tard, nous revenons le voir. Il est déménagé d'étage et la vue sur le coucher de soleil est apaisante. Déjà, il va beaucoup mieux et nous jase ça... ainsi qu'avec l'autre personne avec qui il partage la chambre... et qu'il fait sourire.

C'est beau de l'entendre. L'une des Sœurs de la Providence.... de 90 ans, l'a prise en affection. Elle vient le visiter en lui serrant les joues comme un petit garçon. Il ont du plaisir à discuter ensemble. De ce qu'il observe, de ses prises de conscience dans ce nouvel univers, du temps qui avance au ralenti, des gens qui l'entourent et surtout de leur dévouement à tous et leur gentillesse.  De l'énergie qui passe de l'un à l'autre. « Et c'est même pas religieux! » nous dit-il tout sourire.

Il est volubile, comme un enfant qui découvre la vie, fasciné.

Je sens qu'il est rempli d'amour... et tout son tronc où se rassemblent tant de prières, m'apparait lumineux à l'intérieur. C'est clair qu'il va guérir...

Et puis je remarque que les plafonds sont hauts. Mon conjoint de répondre : « Mais c'est parce que c'est des sœurs volantes ! ». Là on rit franchement à la pensée de voir Sally Field qui jouait le rôle titre, se promener dans la chambre en tenant sa cornette blanche!...

Et vous savez mes habituelles synchros ? Deux jours plus tard, je croise un food truck appelé « Ô ma sœur volante ! »

lundi 18 septembre 2017

Sacré Jack!

Vendredi dernier, trois semaines après son accident, nous retournons visiter notre blessé et lui apporter d'autres bandes dessinées pour passer le temps...  mais il brille par son absence. J'avais dit en riant : « Ben si ça se trouve, il est déjà guérit pis y fait du 4x4 dans les buttes! »...  euh... il n'est plus dans son lit. Au téléphone, on nous indique qu'il a eu son congé ce matin !

Bon, ok, la rééducation sera sûrement longue... quoique...

Sacré Jack ! Et bien... semble que ce soit efficace les prières !

dimanche 17 septembre 2017

La conversion de cousin

Ce qu'il me fait penser à mon cousin, décédé à 33 ans d'un cancer.  Grand, maigre, le nez aquilin. Pince sans rire. Un brin moqueur. Brillant. Un ancien de Polytechnique.

Il fumait son petit « tordu » chaque soir.

 Il était pacifique, franc, honnête, discret. Il ne s'intéressait nullement à la religion. Ou peut-être s'en est-il encore plus éloigné lorsque son grand frère est décédé de la même maladie dix ans plus tôt.

Les gens l'aimaient.

On nous a même parlé de lui lors d'une joyeuse équipée sur notre Île d'Entrée. Il venait y travailler et demeurait chez une vieille anglaise.

Le genre de personne pour laquelle je ne m'en serais pas inquiété pour son âme, même s'il restait dans son coin...

Lorsqu'il a été diagnostiqué, sa vie a évidemment été chamboulée. Il s'est tourné vers Dieu. Bien sûr par peur et dans l'espoir de guérir, de voir grandir ses enfants. Au fond, un arrêt obligatoire pour lui aussi. Une conversion de fin de parcours. Mais qui pourrait le juger ? Juste dommage qu'il n'ait pas connu tous les bienfaits de la foi avant tout ça, comme soutien, la sagesse des textes  et les manifestations spirituelles. Il faut dire que comme la majorité des jeunes, il voyait probablement la religion poussiéreuse et endormante.  Ce qui s'avérait parfois vrai... Mais avec tous les témoignages, son esprit scientifique aurait peut-être été fasciné tout comme moi maintenant. C'est fou, maintenant que j'y pense, les belles discussions qu'on aurait pu avoir. Mais je n'étais moi-même qu'au « camp de base » de cette escalade spirituelle...

Bref, pendant un an, chaque matin, il se rendait à la messe.  Les derniers mois, ses amis l'emmenèrent, doucement, évitant les trous dans les chemins... Jusqu'à ce qu'il reste chez lui... puis je le revois, comme cet ami, allongé dans son lit d'hôpital.

Quelle déception il a dû avoir lorsqu'il a pris conscience de sa fin imminente  : « Ben dis moi pas maman que j'passerai pas à travers celle-là ! ». Je ne sais pas s'il en a voulu à Dieu et s'il a regretté ses efforts spirituels. Bien que « notre heure » ait l'air parfois déterminée selon le grand mystère de la vie, la maladie est, selon moi, associée à la pollution, à la génétique, aux émotions négatives et d'autres conditions terrestres.  Je crois, à tout le moins, que son regard tourné vers Dieu lui a aidé à tenir le coup jusqu'au bout.

Mais avant, un jour que je me sentais perdue dans ma vie, dans mes choix... C'est lui qui, assis à sa table de cuisine, a glissé vers moi un feuillet paroissial en me disant : « Tu sais, faut pas partir à la dérive ».

mercredi 13 septembre 2017

L'accident de moto

En plein lundi soir, il y a tout juste un mois, après le travail, mon conjoint m'amène à l'hôpital Sacré-Cœur. L'un de ses amis en moto s'est fait frappé par une voiture. Sa conjointe l'attendait à la maison, un verre à la main... On arrive sans savoir s'il sera dans le plâtre d'un bout à l'autre... ni même vivant.

Nous le trouvons, presque assis, aux soins intensifs. Il sourit en nous voyant, de ses grands yeux bleus. Il est amaigri, sonné, les côtes et le bassin fracturés, mais il a toujours son sens de l'humour. Sa blonde est là à côté. Elle est passée par toute la gamme d'émotions depuis quelques jours pour             « l'homme de sa vie ». Ses médecins l'ont entouré de soins toute la première nuit. Ils l'ont « échappé » puis son pouls est revenu. Il a probablement tout reçu le sang qu'il avait donné à d'autres... Comme quoi ce qu'on fait aux autres nous revient...

Un peu « groggy », impatient, il croit qu'il va retourner travailler cette semaine... pauvre lui ! Il doit bien en avoir pour six mois minimum... Il est incapable d'envisager l'arrêt, prisonnier de ces murs, de son corps, de l'ennui. La vie l'oblige à s'arrêter. Comme moi lorsque je me suis cassé le poignet... On lui dit que c'est un peu son pèlerinage de Compostelle. Un jour à la fois, une heure à la fois, un petit pas à la fois.

Je suis sur le bord de sortir un dizainier béni de bois d'olivier que je viens juste d'acheter au sortir d'une messe. J'hésite cette fois-ci, car je respecte ces amis plutôt éloignés de la religion... Mais, dans toute sa malchance, c'est une bénévole des Sœurs de la Providence qui l'a frappé. Pauvre femme qui en était si malheureuse. Une moto, c'est comme un vélo. Bien souvent on la voit à la dernière minute. Ça se passe si vite un accident.

Et les Sœurs, ces anges oubliées, cette espèce en voie de disparition, devenues rares et âgées, se sont mises à prier pour lui. Bien, plus, leur succursale du Chili ! Un aura de prière international... rien de moins !

mardi 12 septembre 2017

En fin de semaine

En fin de semaine, entre ma tonne de fraises à arranger pour l'hiver, les carottes et les pots de compote de pommes, mon projet de mémoire et mes préoccupations professionnelles, mes amitiés que je délaisse, vous l'aurez deviné... je manque de temps. Comme le lapin dans Alice au pays des merveilles ou encore la chanson « Je n'aurai pas le temps » que l'on chantait autour du piano.

Et puis, ma synchro habituelle, lundi soir je tombe sur un feuillet en revenant du travail d'un groupe religieux que je ne connais pas : « Le temps presse ». Un appel à la conversion.

Il me rappelle les revues « Réveillez-vous ! » des témoins de Jéhovah, qui, en toute objectivité, se voulaient au moins un appel à l'éveil des consciences.

De même, cette inscription sur le mur du Grand Théâtre de Québec : « Vous êtes pas écœurés de mourir bande de cave ! ». Bon, ok, ça ne fleure pas dans la dentelle.

Mais les graves événements qui se multiplient, et les pieds au bord du gouffre nucléaire, devraient au moins nous inciter à réfléchir sur notre vie.

Un arrêt dans ce rythme effréné... à l'intérieur de soi.

dimanche 10 septembre 2017

samedi 9 septembre 2017

Sais-tu prier ?

Je crois que les mauvaises  nouvelles à la télé finissent par me rentrer dedans. Non seulement ça me déprime, je me sens presque coupable d'être joyeuse et je finis par développer de l'anxiété.

J'ai fait un cauchemar il y a quelques semaines.

Il se passe en trois parties :

La première, je suis dans une maison avec un jeune homme. Ses parents sont sortis. Je suis très à l'aise, usant de la maison. Puis un employé, un genre de maître d'hôtel est près de moi. Il doute que je ne sois qu'une pique-assiette et que je ne connaisse pas les propriétaires et, au fond, que j'ais la légitimité d'être là...

La deuxième, je suis dans une grande maison, avec une amie. On discute. Je regarde ses affaires intimes. Nous discutons quand soudain, la radio émet un son bizarre et très fort, assourdissant. Je dis ou pense : « C'est une alarme ! ». Elle dit : C'est-y la fin du monde ? On regarde vers la fenêtre. Le ciel est menaçant. On cherche la sortie. Une grande porte ouverte vers l'extérieur à côté de moi apparaît à ma gauche. Mon amie qui est à l'intérieur cherche une autre sortie avec son fils (elle n'en a pas). Je lui crie : » Viens par ici ! » Mais elle ne m'entend pas.

La troisième, Je suis dehors. Le ciel est très menaçant. Les gens sont paniqués. Ils courent en tous sens, cherchant un abri. Je vois un jeune garçon. Je lui crie : « Sais-tu prier ? Alors prie ! ».


vendredi 8 septembre 2017

Le temps des ouragans

Dévastées ces petites îles. J'en ai visitées certaines dont Saint-Martin avec mes parents. Et là, 95 % de l'île est rasée par Irma. Un nom bien gentil pour un monstre. Goliath aurait été plus à propos.
On voit à la télé, la désolation, comme toutes ces catastrophes naturelles qui écrasent les populations de la planète.

Des insulaires comme nous, fragiles, limités, vivant du tourisme. Combien de temps pour reconstruire sa maison, son travail, sa vie ? Quel dose immense de courage et de force physique et mentale pour passer au travers ? De force morale aussi pour ne pas piller, ne serait-ce que pour survivre...

Et ces petites îles ne sont pas les causes des bouleversements climatiques... C'est ailleurs que ça se passe... dans tous ces petits gestes quotidiens de consommation aveugle de millions, voire de milliard de personnes... C'est le battement d'aile du papillon de nos comportements qui produit des ouragans... 

Et je prie Dieu de nous pardonner de ce que nous faisons à son joyau qu'il nous a prêté...



jeudi 7 septembre 2017

La tricoteuse 2

Dans un voyage en France, j'ai admiré d'immenses et très anciennes tapisseries sur des murs de châteaux. Ce qui m'impressionna surtout, outre la beauté de l'œuvre et l'adresse des brodeuses, sont ces milliers de petits gestes qui furent posés pour y arriver... un à la fois.

Résultat d’images pour grandes tapisserie française

Cette prose de la Prière à la tricoteuse a l'air un peu « quétaine » au premier abord. Comme toutes les chaînes de pensées que l'on reçoit par courriel... et qui traînent souvent un tas de virus. Mais j'ai choisi de présenter ce texte comme Jésus et ses paraboles. Une image pour démontrer que chacune des petites mailles est comme chacun des milliards de petits gestes, de petites actions, de petites paroles que nous réalisons chaque jour, chaque heure, chaque instant. Des milliards de gestes innés, de réflexes, mais aussi de choix banals ou importants.

Des choix que nous effectuons en nous basant sur nos valeurs, nos croyances et qui se répercutent sur notre entourage et l'environnement.

Et j'aime particulièrement ce dernier paragraphe :

 «Père, donne-moi le courage de terminer mon tricot (ma vie, mon œuvre, ma mission)
Afin qu'un jour devant mes frères et sœurs,
Tu le trouves digne de l'exposition éternelle des travaux humains.
Je te l'offre avec toute ma joie. »

mardi 5 septembre 2017

La tricoteuse

À certaines occasions, comme aux funérailles d'une charmante grand-mère dernièrement, on glisse un petit mot dans le feuillet de la célébration...

Prière de la tricoteuse

La prière est la respiration de l'âme.
La vie c'est comme un tricot.
Dieu te donne la laine et les aiguilles.
Il te dit : « Tricote de ton mieux, une maille à la fois. »!
Une maille, c'est une journée sur l'aiguille du temps.
Dans un mois, 30 ou 31 mailles.
Dans dix ans, 3650 mailles.
Quelques-unes sont tricotées à l'endroit,
D'autres à l'envers,
Il y a aussi les mailles échappées
Mais... tu peux les reprendre.
La laine que le Seigneur te donne
Pour tricoter ta vie, est de toutes les couleurs :
Rose comme tes joies,
Noire comme tes peines,
Grise comme tes doutes,
Verte comme tes espérances,
Rouge comme tes affections,
Bleue comme tes désirs,
Blanche comme ton don total à celui que tu aimes.
Père, donne-moi le courage de terminer mon tricot
Afin qu'un jour devant mes frères et sœurs,
Tu le trouves digne de l'exposition éternelle des travaux humains.
Je te l'offre avec toute ma joie.

(auteur inconnu)

lundi 4 septembre 2017

La fleur à Pessy

Elle a déposé une rose au pied de la pierre rose de Mamie. Une rose aux pétales rouges et délicates comme toutes les roses du monde.

Et cette rose était encore là... presque intacte des semaines plus tard.

Et c'est ce qui rend fascinant cette rencontre de la physique et de la métaphysique. Du possible et de l'impossible. Du petit miracle au grand. De la magie de la vie et de l'amour.

dimanche 3 septembre 2017

Au cimetière

J'ai tout plein de monde au cimetière de LaVernière. J'espère bien y terminer ma route moi aussi. En attendant, j'ai rendu visite à ma mère. En fait, je crois que les personnes qu'on aime n'y résident surtout pas.  Elles ont tellement plus beau à se promener là-haut. Mais quand on y est, les émotions sont si fortes que peut-être alors, viennent-elles y faire un tour elles aussi... 

En tout cas, un petit papillon est venu jusqu'à moi.

vendredi 1 septembre 2017

Vous comprendrez

Avec toute ma famille que j'aime tant, mes amis même si je les néglige, toutes ces personnes que je porte dans mon cœur, et la nature... vous comprendrez que je me dois, comme mon père, de demander à Dieu de poser ses mains bénies sur nous, sur eux, ici-bas et ceux et celles qui sont près de Lui... même petite Cocotte !

Nous pouvons tous demander sa bénédiction. Comme une aura de lumière protectrice... Ce monde est si fragile...

lundi 28 août 2017

J'ai re-quitté mes zÎles...

Dans le soleil du matin, avant de prendre l'avion, je prends mon café sur la petite galerie en arrière de la maison. Je hume, je respire cette bonne odeur de mes Îles chéries, des rosiers immenses où, de temps en temps, une petite paruline jaune et verte se promène. Je pense à ma mère qui les aimait tant, ses fleurs surtout. Les petites abeilles travaillantes aussi. Même les araignées sur les murs de la maison. (Là j'ai plus de misère). Elle adorait d'ailleurs mettre du linge sur la corde pour se promener dans le foin comme dans la « Petite maison dans la prairie ».

Soudain, je remarque une « plume d'ange ». Une jolie petite plume blanche sur l'une des marches de la galerie. Bon, ok, elle serait à l'intérieur de la maison qu'il n'y aurait pas de doute. Mais dehors... ce pourrait être celle d'un goéland, quoiqu'elle soit plutôt courte et ronde. J'aime à le croire en tout cas, et je suis touchée.

Et puis un héron s'est posé sur le toit de la boucanerie derrière. C'est la première fois que je vois ça. D'habitude on les voit survoler mais pas se poser si près de nous, ailleurs que dans l'étang. Ça aussi, ça me touche beaucoup. J'aime les hérons, leur corps allongé, délicat et leur vol majestueux.

Comme un aurevoir de la nature.

dimanche 27 août 2017

A blaze of light

Et dans cet après-midi idyllique, voilà mon beau-frère qui pousse le moteur à fond. J'ai une peur bleue des possibilités inconnues de cette création maritime et l'avant du bateau tape sur l'eau et fusionne nos colonnes vertébrales pour ne rester qu'une seule vertèbre !...

Je le vois bien... mon beau-frère prend un malin plaisir à nous stresser... Je n'aime pas sacrer mais là... là... poussée à bout... je pousse un de ces CÂÂÂÂÂLIIIIIISSSSSSEEEEE !!!  bien québécois (dont plusieurs « méritent bien plus que moi le surnom méxicain et pas très glorieux de « Tabarnacos »... ) qui stupéfait tout le monde !...

Le moteur ralentit dans le temps de le dire !

Dommage car sur le film de mon souvenir de ce magnifique après-midi, une ligne infinitésimale s'est inscrite... comme une rayure sur un disque...

Que voulez-vous... personne de parfait...

Qui me rappelle, désolée, ce couplet de l'Alléluia  de Leonard Cohen :

You say I took the name in vane,
I don't even know the name
But if, well, what's up to you.
There's a blaze of light in every word
It doesn't matter which you heard,
The Holly, or the broken,
Alleluhia !...



jeudi 24 août 2017

Le temps d'une drive sur l'eau


La foi d'y arriver. Voilà au moins ce que je peux dire de neveu.

Cet été, j'ai pris le temps de prendre une « drive » sur l'eau... de faire un tour... de « Drakkar ».

Un tour familial, par un magnifique après-midi, sous le regard fier de neveu. Un grand tour d'une heure et demi jusqu'à la barge échouée de Pointe-aux-Loups. Fascinant de voir ce côté des Îles, les dunes, des criques inconnues, des dizaines de cormorans, de guillemots à miroir, de goéland, de sternes, un fou de Bassan (ça aide d'avoir une sœur naturaliste !) Même un gros éléphant de grès rouge... vu de derrière !



Le phare du Borgot
Nos caps et criques à couper le souffle...
Les cormorans madelinots
L'éléphant vu du « derrière ». Les deux patte à gauche... à droite la trompe. On voit même les oreilles...

La barge échouée et les dunes

mercredi 23 août 2017

Le « boat » à neveu

Il en a mis du temps à construire son bateau, mon neveu. Un passionné de la mer... Ce fut pour lui  aussi un genre de mentra, de moment de méditation avec lui-même où s'évader dans des moments difficiles...  à apprendre, à lisser patiemment la paroi, à peindre, à fignoler. À rêver son avenir. Parfois avec un helper. Il s'est construit un genre de yatch à partir d'un rafiot.

Sans être un crapaud de bénitier, neveu a demandé au Papie, mon père, de bénir son « Drakkar »... ce que celui-ci, honoré, a fait avec un grand sérieux et une certaine solennité, devant ses jeunes amis qui ne savaient trop s'ils devaient en rire... mais qui ont assisté finalement un peu émus je crois. Devant ses parents aussi, un peu inquiets il faut le dire... autre sœurette et moi... poussant un grand oufffff intérieur pour ce minimum de protection divine!

À la première mise à l'eau, l'embarcation pas encore terminée, une pièce s'est détachée. À la deuxième... elle a bien failli couler. Il s'en est fallu de peu... en fait elle avait commencé...  les joyeux matelots ont rebroussé chemin à temps! (Merci, merci, merci mon Dieu!)
Mais à la troisième, ça y est...  Ça flotte !!

Il a maintenant fière allure le bateau !




vendredi 18 août 2017

Bénédiction paternelle

Je ne sais pas d'où ça lui vient. De sa foi profonde, assurément. Mais mon père défi toute les nouvelles lois du désintérêt religieux pour nous bénir. Parfois, au Jour de l'An, ou comme cet été, à sa fête, au cours de notre rassemblement familial à la maison.

C'est d'une beauté, d'un courage. Avec beaucoup d'amour, il fait silence et demande simplement à Dieu de bénir sa famille rassemblée et Le remercie qu'on ait pu le faire à nouveau. Le temps qu'il nous reste ensemble est si court...

Les arrières-petits-enfants ont ri. C'est de leur âge de ne pas comprendre ces gestes et ces mots de grandes personnes. Mais je me suis demandée s'ils le feront encore lorsqu'ils seront grands. Que restera-t-il, aux Îles comme ailleurs de notre foi si belle, si simple, si nécessaire pour passer au travers les durs moments de solitude, de peur, d'épreuves et défis de la vie quotidienne ?

mardi 15 août 2017

prendre le temps 2


Mon père est revenu passer un bout de vacances avec moi dans sa maison. Il est en transition pour demeurer dans un centre pour personnes âgées. Pas facile, pour lui qui aime profondément notre maison familiale qu'il a construit de ses mains. Pas facile aussi pour la famille très sollicitée.

Prendre le temps c'est observer ce qui manque. C'est se coller au rythme des plus faibles, des plus vulnérables. C'est les respecter. C'est aussi leur donner un coup de pouce, les aider à avancer. J'ai l'énergie douce et forte avec mon père... mais je suis plutôt du genre vent de force 4 avec d'autres membres de ma famille. Pas de tout repos, mais aidante.

Prendre le temps c'est donner du temps : un coup de téléphone, pelleter l'entrée, vérifier la maison, s'occuper des réparations, classer des documents, acheter un nouveau réveil matin, travailler sur le terrain. Mille petites choses pour améliorer la qualité de vie et autour de soi. Chacun en fait un bout. On se complète.

Le centre est loin, isolé. Au moins, mon père découvre une nouvelle « famille ». Alors que je le ramène, une vieille madame qui marche autour du centre me dit avec un sourire : « Il fait partie de notre équipe »... les personnes avec qui il mange. Trop mignon.

dimanche 13 août 2017

La physique de la quête 2 : Trous de vers


En physique, un trou de vers est, selon les infos de Wikipédia, un objet hypothétique qui relierait deux régions distinctes de l'espace-temps. En fait, le trou de vers formerait un raccourci à travers l'espace-temps.

Sans qu'il me soit possible d'en déterminer l'utilité, sauf comme cette chanson de Nana Mouskouri, il m'arrive souvent ce genre de synchronicités où « l'objet » par exemple, est un mot placé dans deux contextes très différents qui se rejoignent un moment dans un certain espace-temps.

Je m'explique. En vacances à Punta Cana, je lis un roman basé sur l'archéologie qui parle de Toumaï, le premier homme. Dans ce même voyage,  le même jour, j'écoute (très peu) la télévision sur la seule chaîne française. Et je tombe sur un documentaire qui relate la découverte d'un reste de Toumaï...

Lors de mon voyage aux Îles, cet été, je lis Féroces.  L'auteur y mentionne le chanteur Steve Wonder... dont j'ai apporté aussi la biographie !
Plus loin, dans le livre, on mentionne le mot « renardeau ». Le matin même, j'en voyais un croiser mon chemin en allant au phare du Borgot...

Inutile, si ce n'est, je crois, la démonstration que la physique ne s'arrête pas à l'objet matériel...

Ces genre de « raccourcis » arrivent couramment dans ma vie... comme autant de clins d'œil.

samedi 12 août 2017

Pensée de ma mère

Après qu'elle nous ait quitté, il m'est arrivée de rêver à ma mère. Dans l'un des premiers rêves, elle me parle au téléphone. Quand l'une de mes sœurs me demande ce qu'elle dit, je réponds : « Elle s'ennuie de nous ! ».

Tout à fait elle... son amour pour nous.

Dans un autre rêve, elle lave la vaisselle dans l'évier de notre ancienne cuisine. Je m'approche, heureuse de la retrouver. Lui fait la bise sur la joue. Elle se tourne vers moi et me dit : « Dis-lui que je suis là », faisant sans nul doute allusion à mon père qui s'ennuie d'elle terriblement.

Au cours d'un troisième rêve, elle est assise près de notre ancienne table de la cuisine et regarde par la fenêtre avec nostalgie. J'entends, toujours dans mon rêve, une vieille chanson de Nana Mouskouri que nous chantions autour du piano. Dans ce contexte, les mots et la musique prennent un sens poignant :

« Viens, je vieillis deux fois plus vite
Depuis que tu es loin de moi
Mon âge fuit la vie me quitte
Viens, remets mon cœur à l'endroit » 

(Sans savoir que les premières paroles sont les suivantes : « Dans chaque pas trouant la nuit, je crois te reconnaître. Elle se penchait à ma fenêtre, que je devrais passer ma vie » )

La veille de la fête de mon père, cet été, nous sommes assis dans le bureau de son comptable. En l'attendant, nous écoutons la radio d'une oreille distraite. Quand tout à coup, commence cette même chanson de Nana Mouskouri...

Bonne fête Papie... de Mamie.

jeudi 10 août 2017

Frères chevaliers... merci !

Le sentiment de gratitude est l'un des plus beaux qui existent. Il est imprégné d''humilité, d'amour, de la réciprocité dans la relation. C'est le retour du balancier, envers les autres et envers Dieu.

Il m'a été donné de pouvoir remercier les Chevaliers de Colomb de leur souhait de fête, mais aussi de leur faire savoir qu'il s'était rendu le jour même, par une rencontre fortuite. Je suis allée voir enfin le fils handicapé d'une tante au Pavillon Eudore Labrie. Parfois je me « réveille » de ma torpeur et prends conscience de personnes qui m'entourent et que je n'ai pas vu depuis des lustres. On peut faire tant de bien juste en se déplaçant, en allant vers les autres...

J'accompagne donc ma tante qui est venue au chevet de mon père hospitalisé quelques jours, aussi heureuse de ses visites. Son fils est content de nous voir. Ils me font découvrir les petits balcons avant et celui, en arrière, avec la vue magnifique sur le traversier et l'Île d'Entrée. Puis, dans une salle, une belle grande fille joue du piano... Le monde est parfois bien petit... J'étais l'une de ses gardiennes  lorsqu'elle était enfant. C'est la fille de l'un des chevaliers rencontrés en décembre. Elle transmettra ma reconnaissance pour cette annonce de bonne fête à la radio qui a tant fait plaisir à mon père.

mercredi 9 août 2017

Frères chevaliers

J'ai assisté à un moment privilégié lorsque je me suis rendue aux Îles en décembre dernier. Comme il est assez âgé, j'ai accompagné mon père à une assemblée des Chevaliers de Colomb. Il est l'un des membres fondateurs de la branche madelinienne de cet organisme catholique qui a fait grand bien aux Îles depuis cinquante ans cette année.

Il y avait longtemps que mon père ne s'y était pas rendu. Lui qui y fut très engagé pendant de nombreuses années, jusqu'à devenir « 4e degré ». Les membres de la chorale revenaient d'aller chanter pour les personnes âgées près de l'église de Fatima. Un chœur d'hommes au grand cœur.

Ils ont profité du moment pour souligner la présence et remercier l'engagement de mon père. J'en étais très émue. Quelle surprise et quel plaisir pour lui.

À chaque événement, décès ou autre d'un membre ou de leurs proches, les Chevaliers de Colomb se rassemblent en soutient et prient. Ils organisent des activités bénéfices pour diverses causes. Mais surtout, ils font la promotion de belles valeurs auprès des hommes, dont la foi et la solidarité. J'aimerais tant y voir la relève, mes neveux et filleuls; qu'ils développent aussi l'esprit chevaleresque; qu'ils deviennent des chevaliers de notre époque.

Cet été, alors que je promène mon père pour faire des courses, nous arrêtons quelques minutes chez un quincailler. Tout à coup, une madelinienne le salut et lui souhaite « bonne fête ! ». Il est surpris et lui demande où elle a appris ça ? : « À la radio! Les Chevaliers de Colomb l'ont annoncé ! ».

Quel cadeau d'amour divin et d'amitié de ses « frères chevaliers » que de l'avoir reçu « par hasard »... le jour même de sa fête !

lundi 7 août 2017

Le saumon madelinien

L'ouverture sur le monde est une chose merveilleuse... mais elle vide les régions. Des communautés, et surtout les jeunes, sont déracinés. Dur aussi de planter racine quand la famille est séparée ou quand les amours se dispersent.

Je le sais pour l'avoir vécu. Mais comme le saumon, je reviens toujours à ma source. C'est plus fort que moi. C'est vital. À ma source madelinienne.

Car ma source spirituelle, je la porte toujours en moi. C'est un privilège... C'est ma force.

Les pigeons du clocher

J'ai déridé mon père, déçu de cette célébration de la Parole, avec cette anecdote qui en dit long sur la relève... :

« Un prêtre découragé des pigeons qui ont élu domicile dans le clocher de son église, demande conseil. On lui répond : C'est simple. Offrez-leur de la catéchèse jusqu'à la confirmation. Après vous êtes sûr qu'ils ne reviendront plus !... »

dimanche 6 août 2017

Y a-t-il un message pour vous ?

... comme le disait l'un des chapitres du livre Les neuf leçons de vie de la prophétie des Andes.

Personne de parfait. Voilà le message à la messe de dimanche. C'est bien d'adon. Autant moi que les autres. L'important c'est ce filin d'amour qui nous tient les uns aux autres. Comme notre belle communauté de Lavernière. Quel que soit le lieu de culte, j'aime particulièrement ce moment où on se souhaite la paix, en se retournant les uns vers les autres en souriant. Comme autant de petits ponts d'amour d'une toile que l'on tisse...

J'aime retourner dans notre belle église historique, en bois de naufrage. Mais... oups, c'est une célébration de la Parole. Pas de prêtre aujourd'hui. Les personnes qui animent tout sauf la consécration de l'hostie et du vin, sont pros... mais il manque cet aura de lumière d'une « vraie » célébration, du prêtre catholique qui consacre sa vie entière à Dieu et aux autres, comme un diamant poli avec le temps où traverse bien la lumière.

Nos vieux prêtres sont fatigués de courir les Îles au grand complet. Ils ne suffisent pas à la tâche. Pour la plupart d'entre nous, les têtes sont grises... ou colorées... la relève est rare. Sauf en certaines occasions comme à Noël où c'est plein à ras bord, au vendredi Saint, à la messe des pêcheurs.

Si bien qu'en cette fête de sainte Anne, voici la prière qu'on y dit pour nos paroisses :

Bonne sainte Anne,
nous te recommandons notre paroisse et toutes les communautés du secteur pastoral.

Nous te prions
pour nos pasteurs, pour les membres des différents comités,
pour l'ensemble des bénévoles, et pour nous tous, paroissiens et paroissiennes de nos communautés.

Ton rôle est de nous conduire à Jésus Christ. Donne-nous un grand amour des sacrements qui sont la voie que lui-même a tracée pour que nous allions à lui.

Conduis-nous à la table de l'Eucharistie : un même pain, le corps du Christ, scellera notre union et nourrira en nous la Vie divine.

Veille sur nos personnes âgées : soulage leurs peines et leurs souffrances, et remplis-les de la joie de Dieu.

Prends charge de nos jeunes et de nos familles : mets dans leur cœur l'amour du Seigneur Jésus et fais-en des membres actifs dans nos paroisses.

Touche les cœurs de ceux et celles qui se sont éloignés de nos communautés chrétiennes : qu'ils s'attachent au Seigneur pour vivre de sa Vie.

Amen.



samedi 5 août 2017

Prendre le temps

Quand je retourne chez nous, j'entre dans un monde sans média. Bennn nooon... on est pas « reculés »... bien qu'isolés au milieu du golfe Saint-Laurent. Nous sommes modernes nous aussi. Comme je l'ai déjà mentionné, la maison familiale n'a pas Internet, je me désintéresse de la télé, sauf exception. Je n'écoute pas le bla-bla de la radio. Mon téléphone cellulaire lilliputien me permet tout juste... de téléphoner. Mon père achète le Journal de Montréal qu'il ne lit presque plus. Juste à jeter un œil parfois, l'estomac me serre de toutes ces habituelles mauvaises nouvelles... je le mets vite de côté.  Bref, c'est la sainte paix techno.

Je prends le temps avec ma famille. Du temps de qualité. De prendre soin de mon père en perte d'autonomie. Il s'est même « offert » quelques jours à l'hôpital. Il est tombé. Heureusement plus de peur que de mal. À tout le moins, ça rassure de voir l'humanité des soins. Faire des courses avec lui. Fêter sa fête, bien entouré d'amour. Se faire de bons repas avec les membres de ma famille qui « tiennent le fort » aux Îles.

Ça l'air idyllique comme ça mais comme toutes les familles ce n'est pas parfait.  Je manque toujours de temps pour tous, les amis, pour moi. Avec mon regard extérieur, je bougonne un peu,  je « re-ground » certains. Je fais « appel à Dieu » pour puiser à l'amour car il est des liens familiaux plus difficiles. Je me mets alors en mode « éducation » à la vie et si possible au spirituel. Je m'éduque aussi moi-même dans mon impatience et mon ton de voix... comme autant d'exercices spirituels réussis ou ratés...  à reprendre...

vendredi 4 août 2017

Le retour du Jedi

De retour de vacances dans mes zîles chéries.

Bien que je cours partout pour la famille, je prends le temps de quelques bonnes baignades. La mer est agréable et la température est parfaite cette année. Enfin pour les visiteurs car les agriculteurs doivent être drôlement découragés. Il a plut deux fois en un mois et demi.

Dans certaines régions arides, les Amérindiens dansent, en contact spirituel avec le Grand Esprit, pour recevoir de la pluie.  Moi j'ai déjà chanté, enfant, pour avoir de la neige... et étonnamment ça marche ! En tout cas, la Grand' Terre, le reste du Québec où il pleut à « scieaux », en a pas besoin !



lundi 17 juillet 2017

En complément...

Je viens tout juste d'écrire mon billet, et me suis remise à lire le livre Mes saintes histoires  de Daniel Périgny (que j'ai mentionné précédemment pour la messe de Saint-Benoît)... et je termine mon chapitre sur son chemin de Compostelle avec ceci :

« Je pouvais retenir de cette journée que si parfois on se retrouve dans des situations qui peuvent nous sembler sans issue, l'Univers place des gens sur notre route pour nous aider. Les moments de gratitude qui émanent de ces expériences nous témoignent de la présence d'une force supérieure qui nous aime et qui veille sur nous ».

Le pouvoir des mots : les rencontres fortuites

Je pars en vacances demain, rejoindre ma famille. Comme toujours, la veille de mes départs, je fais mes commissions ici et là. En chemin, je dis un chapelet, seule dans mon auto. Dans mon lot de prières, une dizaine pour les miens, une autre dizaine pour les enfants de mon ancienne rue et les enfants du monde... etc... Entre autres, pour que tout se passe bien avec mon père qui reviendra dormir sous le toit familial avec moi. Mais je n'ai toujours pas de réponse de notre cuisinière qui vient nous livrer de bons petits plats... essentiel pour que mes vacances porte bien le titre de « vacances »! Et puis je n'ai pas salué petite Cat... ça n'a pas adonné... compliqué...

Bref, je dépose à la SPCA (Société protectrice des animaux) le « condo » de Cocotte Lafouine, plein de petites tentes, des jouets et son petit-petit-home... C'est un baume pour moi de donner à cet organisme ces objets précieux pour eux... surtout juste après la grande journée de déménagement au Québec, le 1er juillet, où plein d'animaux sont abandonnés... dont des furets. Mes choses sont bien accueillies par les yeux brillants de la jeune fille à l'accent anglophone. Cette reconnaissance, c'est mon bonheur de donner.

Le temps d'un bon burger chez Frites Alors, un bon café à la Brûlerie Saint-Denis et je suis repartie faire ma tournée. Et puis, chemin faisant, au tournant d'une rue près de chez petite Cat, elle apparaît et reconnaît mon auto. Quel « hasard »... Une fenêtre de temps bien mince...  C'est bien. Je lui laisse deux autres livres de la Comtesse de Ségur que je promène dans le coffre arrière comme un « pedler », qui l'aideront à passer l'été jusqu'à la nouvelle année scolaire... Petite placote avec sa mère. Tout se place, dans l'ordre divin des choses.

... et cadette qui m'appelle pour m'annoncer qu'elle a croisé « comme par hasard », tiens, tiens... la cuisinière à la pharmacie. Et c'est bingo pour la livraison de repas ! Fiouuuuu. 

jeudi 13 juillet 2017

Le pouvoir des mots 2

Messe de Saint-Benoit. Étonnant, car je suis .« justement » en train de lire une histoire vraie dont l'auteur fait une retraite à l'Abbaye Saint-Benoit-du-Lac; celle-là même où je suis allée cet hiver...

« Les mots ont un pouvoir », comme dit le prêtre. « Le pouvoir de consoler, de guider, d'éveiller, d'éduquer. La Bible est remplie de mots ». « La Parole est vivante » m'avait dit une petite dame noire dans l'autobus, et rappelé par le prêtre aujourd'hui. Parce qu'elle raisonne en nous. Particulièrement lorsque certains mots rencontrent nos préoccupations du moment, nos émotions. Mais surtout parce que la Parole nous invitent à l'action, au dépassement de soi. « Parole tenue (la Bible), vue (lue), captée par l'esprit (dans le cerveau), intégrée dans le cœur (l'intelligence du cœur), et retour dans les mains (transmise, agissante).

Je me reconnais là-dedans. Inscrites profondément dans mes valeurs, la Parole teinte mes actions.

J'aimerais tant, parfois, que des milliers de personnes entendent ces mots tellement bien inspirés des vieux prêtres renouvelés et empreints de sagesse. J'aimerais aussi avoir la constance de lire la Bible, petit rappel d'aujourd'hui. Je commence et je l'oublie... peut-être est-elle trop riche, trop intense pour moi ? S'y nourrir. J'ai au moins la paresse de venir l'entendre... Cent fois sur le métier... remettez votre ouvrage... Et puis rappel aussi de se recueillir, dans ce monde rempli de bruits... d'entrer en soi.

Je me souviens, en souriant, les mots du bon Père Lafrance, très conformiste, qui nous endormaient pendant le sermon. J'ai déjà compté trois hommes somnolents juste autour de moi dans le jubé (les bancs d'en haut). Mais j'ai retenu ses mots bienveillants à la fin de chaque messe, que j'aime à répéter encore aujourd'hui : « Bonne semaine et soyez heureux ! ».