À toutes et à tous!
De l'amour dans les coeurs
De la paix
De la beauté
De la santé
Et toute grâce pour nous permettre de devenir et de donner le meilleur de nous-mêmes!
Joyeux Noël et bonne année 2020!
Lors de mon voyage sur la Côte-Nord, au monastère de Charlevoix, Père John me demande : «Où vas-tu ?».... Dans une intuition, je lui réponds: «Vers moi».
dimanche 22 décembre 2019
vendredi 13 décembre 2019
Sainte mouffette
Il y a quelques années, en allant travailler très tôt le matin, je freine brusquement juste devant... une belle grosse mouffette! Le cœur en suspend... car j'aime les animaux... et aussi parce que leur relent se fait sentir juste en passant par-dessus une accidentée... je la vois surgir quelques secondes plus tard, miraculée, bien vivante en avant par la gauche. Oufff.
Tout semble normal lorsque...
...par la ventilation toute grande ouverte de cette chaude journée de juin... des milliards de petites gouttelettes pénètrent dans l'habitacle. Beurrrk ! 100 $ de produits plus tard, où j'ai tout essayé, mon auto est revenue à la normale. Étonnamment, c'est un sac de grains de café oublié à l'arrière qui a ramené une odeur vivable dans mon véhicule.
C'est maintenant l'hiver et, dans la pénombre du petit matin, j'avance très lentement en cherchant mon CD de Celtic Woman, A new Journey... En fait, la deuxième chanson The Prayer, si bien interprétée par ce groupe. C'est un peu ma façon de prier parfois en commençant ma journée. Tellement beau.
Je lève les yeux un moment pour me rendre compte qu'au milieu de la route, à quelques pieds de l'auto, un motton sombre que je croyais un bloc de neige, se met à bouger... oups... noir et blanc!... J'arrête l'auto! La queue bien levée, elle avance devant moi... mais... dans la direction opposée. Je garde précieusement la distance... Elle disparaît enfin dans un tournant.
Re oufff. Vive le calme, le ralenti... et The Prayer !
Tout semble normal lorsque...
...par la ventilation toute grande ouverte de cette chaude journée de juin... des milliards de petites gouttelettes pénètrent dans l'habitacle. Beurrrk ! 100 $ de produits plus tard, où j'ai tout essayé, mon auto est revenue à la normale. Étonnamment, c'est un sac de grains de café oublié à l'arrière qui a ramené une odeur vivable dans mon véhicule.
C'est maintenant l'hiver et, dans la pénombre du petit matin, j'avance très lentement en cherchant mon CD de Celtic Woman, A new Journey... En fait, la deuxième chanson The Prayer, si bien interprétée par ce groupe. C'est un peu ma façon de prier parfois en commençant ma journée. Tellement beau.
Je lève les yeux un moment pour me rendre compte qu'au milieu de la route, à quelques pieds de l'auto, un motton sombre que je croyais un bloc de neige, se met à bouger... oups... noir et blanc!... J'arrête l'auto! La queue bien levée, elle avance devant moi... mais... dans la direction opposée. Je garde précieusement la distance... Elle disparaît enfin dans un tournant.
Re oufff. Vive le calme, le ralenti... et The Prayer !
jeudi 12 décembre 2019
Glory Alleluia!
J'ai réussi à passer au travers mon automne. Très intense, épuisant. J'aidais partout, comme si je devais faire partie de toutes les solutions. Ouffffffff.
Mon aide à moi, ce fut surtout mon « comité d'en haut ». Le seul entièrement disponible. Tout s'est harmonisé selon « l'ordre divin des choses »... parfois mieux que je ne l'espérais. C'est ça quand je fais confiance, je lâche prise et quand je nous confie à eux. Plus d'ordre, de logique et de gros bon sens en ce monde, ça aiderait beaucoup.
« ...Donnez-nous notre pain de ce jour, de l'amour, la force physique et mentale, spirituelle et morale, l'intelligence et la sagesse. Toute grâce pour nous permettre de donner et de devenir le meilleur de nous-même... »
Il y a eu aussi de beaux moments... et même de petits et un grand miracle je crois bien... (on verra avec le temps...) Une conversion attendue depuis longtemps...
Et c'est avec le coeur en paix et un sourire empli de gratitude, après un bon souper, j'entends, dans le sous-sol, mon père, mes soeurs et ma tante au piano, chanter :
Glory, Glory, Alleluia!
Mon aide à moi, ce fut surtout mon « comité d'en haut ». Le seul entièrement disponible. Tout s'est harmonisé selon « l'ordre divin des choses »... parfois mieux que je ne l'espérais. C'est ça quand je fais confiance, je lâche prise et quand je nous confie à eux. Plus d'ordre, de logique et de gros bon sens en ce monde, ça aiderait beaucoup.
« ...Donnez-nous notre pain de ce jour, de l'amour, la force physique et mentale, spirituelle et morale, l'intelligence et la sagesse. Toute grâce pour nous permettre de donner et de devenir le meilleur de nous-même... »
Il y a eu aussi de beaux moments... et même de petits et un grand miracle je crois bien... (on verra avec le temps...) Une conversion attendue depuis longtemps...
Et c'est avec le coeur en paix et un sourire empli de gratitude, après un bon souper, j'entends, dans le sous-sol, mon père, mes soeurs et ma tante au piano, chanter :
Glory, Glory, Alleluia!
lundi 9 décembre 2019
Panis Angelicus
Noël bientôt.
Dans mon auto, j'aime écouter des chants de Noël. Il m'arrive aussi de chanter en back vocal, le Panis Angelicus. J'ai remarqué, en m'écoutant, que je chante particulièrement bien ma version soprano lorsque j'arrête de m'égosiller et que j'emprunte la voix de l'humilité. C'est plus doux, plus sûr, plus beau.
Je l'ai apprise, feuille à la main, pendant mes interminables moments d'attente de train et de métro.
J'aime particulièrement la version de Andrea Bocelli. Peut-être parce que je le trouve beau et humble de ne pas savoir à quel point il est beau, étant aveugle de naissance.
En voici la traduction.
Panis Angelicus
Le « Panis Angelicus » est une hymne liturgique écrite par Saint Thomas d'Aquin pour la Solennité du Corps et du Sang du Christ...
Panis Angelicus fit panis hominum.
Le pain des Anges devient le pain des hommes.
Dat panis cælicus figuris terminum.
Le pain du ciel met un terme aux symboles.
O res mirabilis manducat Dominum
Ô chose admirable, il mange son Seigneur
Pauper servus et humilis.
Le pauvre, le serviteur, le petit.
Te trina deitas Unaque poscimus
Dieu Trinité et Un, nous te le demandons,
Ut nos tu visita sicut te colimus
Daigne par ta visite répondre à nos hommages.
Per tuas semitas Duc nos quo tendimus,
Par tes voies, conduis-nous au but où nous tendons,
Ad lucem quem inhabitas.
A la lumière où tu demeures.
lundi 2 décembre 2019
Deux jeunes
À la messe des funérailles, il y avait deux jeunes, les deux petits-enfants du
grand-père décédé. Deux beaux jeunes, élevés dans une bonne famille. Mais comme la plupart d'entre elles de nos jours, on les rencontre à l'église que dans ces moments particuliers ou à Noël. Le Père Romero leur a transmis un message, celui de la foi profonde de leur grand-père. Qu'ont-ils saisi ?...
De cette foi qui nous a permis de passer au travers les difficultés de la vie et d'en franchir les étapes importantes. Cette même foi qui nous rassemble aujourd'hui, petite communauté. Cette même foi qui porte ce prêtre laissé seul pendant plus d'un mois (l'autre étant parti voir sa famille en Afrique...) à courir sur tout notre archipel pour célébrer les office réguliers, et surtout les nombreuses funérailles de ce sombre mois de novembre. Mais, rien n'y parait dans sa douceur, ses mots de réconfort, sa présence.
Et j'ai pensé à Père Miguel, un jour que je lui confiai mon inquiétude au sujet des jeunes et de la technologie. « Comment feront-ils pour passer au travers la vie avec toute cette quincaillerie ? Quels sortes de liens tisseront les jeunes dans la froideur des écrans et des robots ? »
Et ce bon prêtre de me répondre : « Dieu trouvera son chemin ».
De cette foi qui nous a permis de passer au travers les difficultés de la vie et d'en franchir les étapes importantes. Cette même foi qui nous rassemble aujourd'hui, petite communauté. Cette même foi qui porte ce prêtre laissé seul pendant plus d'un mois (l'autre étant parti voir sa famille en Afrique...) à courir sur tout notre archipel pour célébrer les office réguliers, et surtout les nombreuses funérailles de ce sombre mois de novembre. Mais, rien n'y parait dans sa douceur, ses mots de réconfort, sa présence.
Et j'ai pensé à Père Miguel, un jour que je lui confiai mon inquiétude au sujet des jeunes et de la technologie. « Comment feront-ils pour passer au travers la vie avec toute cette quincaillerie ? Quels sortes de liens tisseront les jeunes dans la froideur des écrans et des robots ? »
Et ce bon prêtre de me répondre : « Dieu trouvera son chemin ».
samedi 30 novembre 2019
S'accompagner
Notre destin est beaucoup plus large que nous le pensons. Lorsque la Vie nous « place » quelque part, ce n'est pas seulement pour nous, mais aussi pour les autres... Pour ce que nous y acquérons et pour ce que nous avons à donner.
La population vieillit. C'est rendu que chaque fois que je vais aux Îles, j'accompagne non seulement mon père mais aussi, comme ce matin, des proches ou des amies dans le deuil. Celle, justement, qui m'avait fait réfléchir sans le savoir, sur le sens de mon amitié. Où étais-je lorsque son frère s'est enlevé la vie ? Probablement embourbée dans mes études à Québec. Et quand sa mère est partie ? Je ne sais plus. Mais là, la Vie m'a donné une autre chance de l'accompagner.
J'ai affronté la fatigue d'une nuit sans assez de sommeil, une tempête de vent et une envie presque irrésistible de rester à la maison... J'avais les meilleures « déblâmes » du monde, mon père a passé une mauvaise nuit. J'avais été au salon funéraire la veille. On a amené cette amie dîner cette semaine. Elle était déjà très réconfortée et m'aurait bien comprise.
En plus je croyais bien ne pas avoir le temps puisque je suis allée ce matin avec soeurette et beau-frère chercher le sapin de Noël que vend un organisme juste cette fin de semaine. Le plus tôt est le mieux pour en avoir un à notre goût. On a même été virer à la boulangerie. Mais... on dirait que le temps s'est ralenti. On est passé devant l'église où les gens se rendaient justement. Finalement, j'ai assisté à la messe.
J'ai accompagné marraine qui s'y est rendue aussi... et à la fin, tout comme une autre amie aux funérailles de ma mère, je me suis déplacée à la sortie de l'église pour que du cortège, elle me voit, mon sourire, mon bisou. Gros câlin.
Et dans ses yeux logeaient toute la reconnaissance du monde et le baume de l'amitié.
La population vieillit. C'est rendu que chaque fois que je vais aux Îles, j'accompagne non seulement mon père mais aussi, comme ce matin, des proches ou des amies dans le deuil. Celle, justement, qui m'avait fait réfléchir sans le savoir, sur le sens de mon amitié. Où étais-je lorsque son frère s'est enlevé la vie ? Probablement embourbée dans mes études à Québec. Et quand sa mère est partie ? Je ne sais plus. Mais là, la Vie m'a donné une autre chance de l'accompagner.
J'ai affronté la fatigue d'une nuit sans assez de sommeil, une tempête de vent et une envie presque irrésistible de rester à la maison... J'avais les meilleures « déblâmes » du monde, mon père a passé une mauvaise nuit. J'avais été au salon funéraire la veille. On a amené cette amie dîner cette semaine. Elle était déjà très réconfortée et m'aurait bien comprise.
En plus je croyais bien ne pas avoir le temps puisque je suis allée ce matin avec soeurette et beau-frère chercher le sapin de Noël que vend un organisme juste cette fin de semaine. Le plus tôt est le mieux pour en avoir un à notre goût. On a même été virer à la boulangerie. Mais... on dirait que le temps s'est ralenti. On est passé devant l'église où les gens se rendaient justement. Finalement, j'ai assisté à la messe.
J'ai accompagné marraine qui s'y est rendue aussi... et à la fin, tout comme une autre amie aux funérailles de ma mère, je me suis déplacée à la sortie de l'église pour que du cortège, elle me voit, mon sourire, mon bisou. Gros câlin.
Et dans ses yeux logeaient toute la reconnaissance du monde et le baume de l'amitié.
When you're weary, feeling small
When tears are in your eyes, I'll dry them all (all)
I'm on your side, oh, when times get rough
And friends just can't be found
Like a bridge over troubled water
I will lay me down
Like a bridge over troubled water
I will lay me down
When tears are in your eyes, I'll dry them all (all)
I'm on your side, oh, when times get rough
And friends just can't be found
Like a bridge over troubled water
I will lay me down
Like a bridge over troubled water
I will lay me down
When you're down and out
When you're on the street
When evening falls so hard
I will comfort you (ooo)
I'll take your part, oh, when darkness comes
And pain is all around
Like a bridge over troubled water
I will lay me down
Like a bridge over troubled water
I will lay me down
When you're on the street
When evening falls so hard
I will comfort you (ooo)
I'll take your part, oh, when darkness comes
And pain is all around
Like a bridge over troubled water
I will lay me down
Like a bridge over troubled water
I will lay me down
Sail on silver girl
Sail…
Sail…
mercredi 20 novembre 2019
T'aurais dû faire une soeur
Papa m'appelle, couché dans son lit... Bon, qu'est-ce qu'il y a ?... « J'peux pas dormir! ». Il a l'air d'un enfant. Ses acouphènes le tourmentent. Il n'est pas en air d'écouter son IPod que neveu a rempli de chansons pour lui. « Trop bruyant» me répond-il... en cette fin de soirée.
Je me revois à six ans, pas capable de dormir. Il est tard. Je stresse car c'est l'école demain. Les autres dorment, sauf papa et maman au salon. Je ne me souviens plus ce que ma mère m'a répondu. Même s'il n'a rien de spécial à son horaire, mon père angoisse... Je lui dis, inspirée : « Récite une prière... le Notre-Père ». Il ne se souvient plus. C'est dur d'être confrontée à l'oubli...
Je le regarde dans les yeux et commence à le réciter. Les mots lui reviennent, trébuchant, mais de plus en plus assurés. Sa mémoire ancienne prend la relève. Il sourit. La paix s'installe petit à petit.
Je récite ensuite, et il me suit, le Gloire au Père... puis le Je vous salue Marie... et enfin celle du Sacré Coeur de Jésus. Il est calmé, heureux.
« T'aurais dû faire une soeur! ».
Et j'ai pensé : « Pourquoi confiner les prières aux religieux ? Pourquoi ce qui était si naturel il y a cinquante ans, est-il devenu si rare? », en apparence à tout le moins ?
Mon père s'est endormi... confiant.
Je me revois à six ans, pas capable de dormir. Il est tard. Je stresse car c'est l'école demain. Les autres dorment, sauf papa et maman au salon. Je ne me souviens plus ce que ma mère m'a répondu. Même s'il n'a rien de spécial à son horaire, mon père angoisse... Je lui dis, inspirée : « Récite une prière... le Notre-Père ». Il ne se souvient plus. C'est dur d'être confrontée à l'oubli...
Je le regarde dans les yeux et commence à le réciter. Les mots lui reviennent, trébuchant, mais de plus en plus assurés. Sa mémoire ancienne prend la relève. Il sourit. La paix s'installe petit à petit.
Je récite ensuite, et il me suit, le Gloire au Père... puis le Je vous salue Marie... et enfin celle du Sacré Coeur de Jésus. Il est calmé, heureux.
« T'aurais dû faire une soeur! ».
Et j'ai pensé : « Pourquoi confiner les prières aux religieux ? Pourquoi ce qui était si naturel il y a cinquante ans, est-il devenu si rare? », en apparence à tout le moins ?
Mon père s'est endormi... confiant.
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