Il faut dire que je ne suis pas une froussarde tout de même. J'ai affronté bien des difficultés dans ma vie. Je mène à bien mes dossiers. Ou plutôt, dirais-je, je les affronte malgré le stress.
Mais perfectionner la conscience et la maîtrise de soi en toutes situations est une autre histoire.
Et je dirais même plus, le faire avec élégance l'élève au niveau de l'art.
Tout récemment, nous en avons eu l'un des plus grands exemples : lors de l'ouverture des jeux olympiques d'hiver de Pyeonchang. Le président et sa femme, deux belles personnes sorties d'un conte on dirait, beaux « recto-verso », tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, serrant la main de la sœur de Kim Jong-un, dans un geste de paix. Ils ont fait le pari « de l'ouverture », le pari de l'amour humain.
Et cet esprit de paix et d'amour qui a imprégné toute la cérémonie d'ouverture des jeux, jusqu'à faire porter la flamme olympique par des athlètes du nord et du sud, ces chants et ces danses qui ont rayonné sur toute la planète... On n'en connaît pas encore les fruits à long terme. Mais ils ont déjà transcendé la peur et semé la lumière d'espoir dans nos flambeaux intérieurs.
... ils ont aussi donné ou redonné tout son sens à cet événement qui rassemble des athlètes de plusieurs pays, des dignitaires, mais aussi des milliards de téléspectateurs, en filtrant, au travers nos coutume et nos croyances, le substrat divin qui nous relie tous dans une communion de cœurs.
Lors de mon voyage sur la Côte-Nord, au monastère de Charlevoix, Père John me demande : «Où vas-tu ?».... Dans une intuition, je lui réponds: «Vers moi».
samedi 24 février 2018
dimanche 11 février 2018
La puissance de la non-puissance
Assise aux côtés de Père Miguel, dans la petite enclave derrière l'autel, je me demande ce qu'il me répondra à tout ça.
Il me réfère à la Bible. Cette oubliée de ma vie en dehors de la messe. « Pour commencer ¨'doucement' à t'introduire, lis le passage de la passion de Jésus et de sa victoire sur le démon, sur la peur, sur la violence, sur la mort... et sa résurrection, écrit par les quatre évangélistes. ». La puissance de la non-puissance. Le pouvoir de celui qui n'a rien que lui-même. Démuni devant son destin. Mais dont l'amour de chacun et du Père est transmis au travers les siècles.
Et ben. Je ne m'y attendais pas à celle-là. Et encore moins d'associer « doucement » à ce passage qui m'apparaît tout autre. Et puis, ne le lit-on pas à chaque année au Vendredi Saint ?
Mais comme ce prêtre est empreint de sagesse et inspiré, je me plierai à cet exercice.
« La Parole est vivante » m'avait-on dit. J'écouterai.
Il me réfère à la Bible. Cette oubliée de ma vie en dehors de la messe. « Pour commencer ¨'doucement' à t'introduire, lis le passage de la passion de Jésus et de sa victoire sur le démon, sur la peur, sur la violence, sur la mort... et sa résurrection, écrit par les quatre évangélistes. ». La puissance de la non-puissance. Le pouvoir de celui qui n'a rien que lui-même. Démuni devant son destin. Mais dont l'amour de chacun et du Père est transmis au travers les siècles.
Et ben. Je ne m'y attendais pas à celle-là. Et encore moins d'associer « doucement » à ce passage qui m'apparaît tout autre. Et puis, ne le lit-on pas à chaque année au Vendredi Saint ?
Mais comme ce prêtre est empreint de sagesse et inspiré, je me plierai à cet exercice.
« La Parole est vivante » m'avait-on dit. J'écouterai.
Si j'ai bien compris....
Le Vilain nous rejoint dans notre ego, nos colères, nos peurs, nos dépendances... bref dans nos plus grandes faiblesses. Il s'en nourrit quand nous perdons notre maîtrise de soi.
Dieu sait que certaines situations sont venues « me chercher » cet automne. Une collègue découragée me disait dernièrement : « Ce sont toujours les mêmes qui doivent comprendre! ». Magnanime malgré tout, je lui ai répondu : « Probablement parce que les leçons de la vie reviennent nous confronter jusqu'à ce que nous ayons maîtriser cet aspect. »... Mais Dieu sait encore à quel point elles nous font suer !
Et sans nous en rendre compte, ces exaspérations, ces confrontations avec la folie du moment, du contexte et de certaines personnes exacerbent nos mécanismes de défense... créant des moments assez intenses...
« La nature a horreur du vide », me dit encore Père Miguel. « Lorsque Dieu n'est pas là, le démon s'installe ». Ainsi, pourrait-on dire, en l'absence d'amour, n'importe quel autre sentiment prend la place. Particulièrement lorsqu'on a peur.
Voilà pourquoi je suis venue le voir. Ma peur de la peur ressentie dans mes rêves. À en oublier de prier. Ma peur de laisser gagner le Vilain dans des situations impossibles.
La peur existe. Elle est naturelle, pour créer de l'adrénaline et nous sortir de certaines situations. Elle nous a protégé en fuyant le danger... elle a stimulé nos forces pour chasser... mais c'est le courage qui nous a permis d'affronter le mammouth, si gros et imposant fut-il. Ce qui nous a permis de survivre. Tout nous est nécessaire en ce monde... l'équilibre des forces du Yin et du Yan. Mais encore faut-il savoir quand et où.
Dieu sait que certaines situations sont venues « me chercher » cet automne. Une collègue découragée me disait dernièrement : « Ce sont toujours les mêmes qui doivent comprendre! ». Magnanime malgré tout, je lui ai répondu : « Probablement parce que les leçons de la vie reviennent nous confronter jusqu'à ce que nous ayons maîtriser cet aspect. »... Mais Dieu sait encore à quel point elles nous font suer !
Et sans nous en rendre compte, ces exaspérations, ces confrontations avec la folie du moment, du contexte et de certaines personnes exacerbent nos mécanismes de défense... créant des moments assez intenses...
« La nature a horreur du vide », me dit encore Père Miguel. « Lorsque Dieu n'est pas là, le démon s'installe ». Ainsi, pourrait-on dire, en l'absence d'amour, n'importe quel autre sentiment prend la place. Particulièrement lorsqu'on a peur.
Voilà pourquoi je suis venue le voir. Ma peur de la peur ressentie dans mes rêves. À en oublier de prier. Ma peur de laisser gagner le Vilain dans des situations impossibles.
La peur existe. Elle est naturelle, pour créer de l'adrénaline et nous sortir de certaines situations. Elle nous a protégé en fuyant le danger... elle a stimulé nos forces pour chasser... mais c'est le courage qui nous a permis d'affronter le mammouth, si gros et imposant fut-il. Ce qui nous a permis de survivre. Tout nous est nécessaire en ce monde... l'équilibre des forces du Yin et du Yan. Mais encore faut-il savoir quand et où.
mercredi 31 janvier 2018
Le vieux Scrooge
Dans cette histoire de Noël, un vieillard radin et grincheux rencontre des spectres effrayants pour le faire réfléchir sur le sens de sa vie.
J'ai réécouté, en décembre, la version moderne de ce conte dans le film Fantômes en fêtes avec Bill Murray. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai dû restée marquée cette année... J'ai rêvé à trois spectres dans autant de rêves. Dans le premier, une sorte de monstre déguenillé aspirait tout dans son trou noir... Dans un autre, on le sentait sans le voir... Un troisième, une ombre noire menaçante s'approchait de moi.
Dans notre vie quotidienne, éveillée, on peut se défendre de plusieurs façons. Mais dans un rêve, ce n'est pas si évident. On est vraiment seul avec nous-même... Quand j'y pense, je prie le Notre-Père. Cette fois-ci, je me suis mise à répéter spontanément : « Parce que la croix du Christ Jésus est plus forte que tout ! »... avec de plus en plus d'assurance.
Un psychologue aurait chercher les liens dans ma vie personnelle... mais aucun n'aurait abordé la vie spirituelle. Ce n'est pas leur « tasse de thé ». Comme j'ai rêvé à nouveau au retour des Fêtes, je suis retournée voir mon guide spirituel. Un prêtre très intelligent et inspiré. Je lui avais déjà dit, l'an dernier, que j'entreprendrais un travail plus profond en moi. Mais je courais partout, toujours aussi occupée. Là, j'y ai vu l'occasion de m'y mettre... sérieusement. Pour être « plus forte » intérieurement.
Je lui ai parlé de mes rêves, de mes peurs...
Il m'a parlé de la puissance... de la non-puissance.
J'ai réécouté, en décembre, la version moderne de ce conte dans le film Fantômes en fêtes avec Bill Murray. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai dû restée marquée cette année... J'ai rêvé à trois spectres dans autant de rêves. Dans le premier, une sorte de monstre déguenillé aspirait tout dans son trou noir... Dans un autre, on le sentait sans le voir... Un troisième, une ombre noire menaçante s'approchait de moi.
Dans notre vie quotidienne, éveillée, on peut se défendre de plusieurs façons. Mais dans un rêve, ce n'est pas si évident. On est vraiment seul avec nous-même... Quand j'y pense, je prie le Notre-Père. Cette fois-ci, je me suis mise à répéter spontanément : « Parce que la croix du Christ Jésus est plus forte que tout ! »... avec de plus en plus d'assurance.
Un psychologue aurait chercher les liens dans ma vie personnelle... mais aucun n'aurait abordé la vie spirituelle. Ce n'est pas leur « tasse de thé ». Comme j'ai rêvé à nouveau au retour des Fêtes, je suis retournée voir mon guide spirituel. Un prêtre très intelligent et inspiré. Je lui avais déjà dit, l'an dernier, que j'entreprendrais un travail plus profond en moi. Mais je courais partout, toujours aussi occupée. Là, j'y ai vu l'occasion de m'y mettre... sérieusement. Pour être « plus forte » intérieurement.
Je lui ai parlé de mes rêves, de mes peurs...
Il m'a parlé de la puissance... de la non-puissance.
dimanche 21 janvier 2018
Dieu en prison
J'ai déjà mentionné qu'il m'arrive de prier pour les prisonniers, pour que la lumière de Dieu passe à travers leurs barreaux et pénètre leur cœur. Je prie pour les victimes, bien sûr, mais aussi pour les bourreaux. Jésus avait dit : « Priez pour vos ennemis ». Il faut travailler à la source si on souhaite que les choses changent.
Difficile de voir l'effet de nos prières. Sans doute, elles s'accumulent avec celles des autres et, petit à petit, nos soufflent minuscules atteignent Dieu. Et parfois, on reçoit une réponse... comme aujourd'hui.
À l'émission d'aujourd'hui, Victoire sur l'amour, le Père Loïc, aumônier des prisons, nous fait part que des prisonniers lui demandent parfois un chapelet. Il leur répond, méfiant que celui-ci serve à d'autres fins que la prière : « Est-ce que vous voulez priez avec moi ? Il nous arrive de faire de petites dizaines de chapelets. Et je demande à chaque « Je vous salut Marie » c'est pour quelle intention ? C'est là que c'est bouleversant. Y en a qui disent que c'est pour leurs victimes. D'autres pour leur blonde, leurs enfants. Pour qu'ils arrêtent, se sortent de leurs problèmes. C'est là que le Seigneur est à l'œuvre... »
Pour voir l'entrevue avec cet homme de bonté :
https://www.lavictoiredelamour.org/main.php?i=9
jeudi 11 janvier 2018
Noël à l'année longue : les préparatifs
Certains diront : Ben là!! On vient juste d'en sortir !!!
Moi j'y replonge... au travail. En fait, je veux tellement ne pas me faire prendre à nouveau dans une situation impossible que je vais m'organiser autrement... dès maintenant. On repart le comité, on lance des idées de cadeau, d'animation, de concept, des trucs, des scénarios, des listes de salles, des budgets, des activités de financement, etc. Tout pour diminuer le stress et vivre le plus joyeusement possible la préparation de cet événement.
C'est comme à la maison. J'achète mes cadeaux au cours de l'année. Les ventes d'été, un petit bijou par-ci par-là... J'observe mon monde. Je suis assez bonne d'ailleurs pour voir ce qui manque. Mais pas toujours pour les grandeurs de chandail! Dont celui de mon père. C'est qu'il a un petit bedon ! Je le saurai pour la prochaine fois.
Faut goûter les succès... et assumer les échecs. Difficile de bien connaître les goûts de tout le monde, les couleurs préférées. Surtout, ce qu'ils ont et n'ont pas. Mais c'est une belle occasion, toute l'année, pour tenter de mieux connaître les personnes qui nous entourent... d'apprendre à les écouter, à les observer... avec amour.
Une collection à compléter ? Des trucs de survie en voiture ? C'est l'occasion de se rendre compte du besoin de communiquer. Je suggère de faire une « liste du Père Noël » pour éviter de se torturer pour savoir quoiiiii donner??? À Noël comme à d'autres anniversaires.
Mais d'autres changeront aussi la formule. Comme une famille qui contribue à donner des sous aux autres plutôt que de s'échanger des cadeaux. Comme moi et une amie d'enfance. Pour notre fête, nous nous faisons dorénavant le cadeau du temps. Précieux comme de l'or. Chacune notre tour, on s'offre un bon petit déjeuner.
Un petit courriel. Un petit téléphone. Un petit bout d'énergie pour dire « je t'aime ».
Moi j'y replonge... au travail. En fait, je veux tellement ne pas me faire prendre à nouveau dans une situation impossible que je vais m'organiser autrement... dès maintenant. On repart le comité, on lance des idées de cadeau, d'animation, de concept, des trucs, des scénarios, des listes de salles, des budgets, des activités de financement, etc. Tout pour diminuer le stress et vivre le plus joyeusement possible la préparation de cet événement.
C'est comme à la maison. J'achète mes cadeaux au cours de l'année. Les ventes d'été, un petit bijou par-ci par-là... J'observe mon monde. Je suis assez bonne d'ailleurs pour voir ce qui manque. Mais pas toujours pour les grandeurs de chandail! Dont celui de mon père. C'est qu'il a un petit bedon ! Je le saurai pour la prochaine fois.
Faut goûter les succès... et assumer les échecs. Difficile de bien connaître les goûts de tout le monde, les couleurs préférées. Surtout, ce qu'ils ont et n'ont pas. Mais c'est une belle occasion, toute l'année, pour tenter de mieux connaître les personnes qui nous entourent... d'apprendre à les écouter, à les observer... avec amour.
Une collection à compléter ? Des trucs de survie en voiture ? C'est l'occasion de se rendre compte du besoin de communiquer. Je suggère de faire une « liste du Père Noël » pour éviter de se torturer pour savoir quoiiiii donner??? À Noël comme à d'autres anniversaires.
Mais d'autres changeront aussi la formule. Comme une famille qui contribue à donner des sous aux autres plutôt que de s'échanger des cadeaux. Comme moi et une amie d'enfance. Pour notre fête, nous nous faisons dorénavant le cadeau du temps. Précieux comme de l'or. Chacune notre tour, on s'offre un bon petit déjeuner.
Un petit courriel. Un petit téléphone. Un petit bout d'énergie pour dire « je t'aime ».
mardi 9 janvier 2018
Noël à l'année longue
Pas le P'tit Renne au Nez Rouge.... ôôô nonnn.
Pas le party à l'année longue non plus.
Pas la dépennnnse...
Mais, cet esprit de Noël. Une joie lutine pour semer du « sprinkle » ici et là.
Et qui sait ? Peut-être un peu de foi.
Pas le party à l'année longue non plus.
Pas la dépennnnse...
Mais, cet esprit de Noël. Une joie lutine pour semer du « sprinkle » ici et là.
Et qui sait ? Peut-être un peu de foi.
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