dimanche 16 décembre 2018

Prendre conscience...

... c'est voir... c'est réaliser. Et lorsque l'on commence à « voir » pour de vrai, avec la conscience du coeur, on ne peut plus fermer les yeux.

Avez-vous remarqué que certains voient... ce qu'ils veulent bien voir ? Ce qui fait leur affaire ?

Parfois, on est tellement centré sur nous-même. Comme si un mur invisible nous séparait des autres. Peut-être est-ce voulu par la nature, pendant un temps, pour concentrer nos énergies et régler certains problèmes. Cet égocentrisme prend toutefois une place si grande dans le monde... ne répondre qu'à nos besoins en fermant les yeux, c'est polluer et épuiser les ressources. S'offrir le monde en cadeau de Noël... dans tous les sens du terme.

La conscience de l'autre, l'empathie en fait, se mettre à la place de l'autre, à la place de toute vie, entretient la solidarité et tisse une toile aux fils d'amour. Elle tisse le chemin de Dieu, de l'un à l'autre, de Lui à nous.

jeudi 13 décembre 2018

La conscience de petite Cocotte

Lorsqu'elle était bébé, ma petite furette était une vraie petite tête de linotte. Elle courait partout, hyperactive, incapable de s'arrêter deux minutes pour que je la prenne en photo.

Et puis un jour, elle est tombée gravement malade. Elle a ralenti. Avant que je sache ce qu'il lui arrive, et bien des dollars chez le vétérinaire, elle est sortie de son nid dans le sofa, et, pour la première fois, est venue se coller de tout son long contre ma cuisse. Elle a eu besoin de se rapprocher de moi. Elle a mis toute sa petite confiance en moi. Mais je dirais, au-delà de tout, qu'elle a pris conscience que j'étais là, vraiment, pour elle. C'est à partir de ce jour que nous avons « connecté » elle et moi.

Je n'avais jamais connu ça auparavant avec un animal, bien que j'avais beaucoup aimé notre chienne de la famille des années auparavant. Une étrange complicité et un amour inconditionnel se sont révélés.

Rien n'arrive pour rien. Nous avons eu sept ans de bonheur, partagés entre la joie des retrouvailles après le travail, l'exaspération de ses petites délinquances, le rire.

Cette prise de conscience d'un animal, est décuplée chez l'être humain... lorsque, enfin, nous prenons conscience de notre dimension spirituelle, de chaque moment, des autres.

Des millénaires à évoluer, puis à regarder vers le haut en se demandant ce que le ciel peut bien cacher... puis à regarder à l'intérieur de nous... puis à prendre conscience d'une lumière, d'une force supérieure. Et le plus spécial, c'est qu'il n'y a que les êtres conscients... qui sachent ce que c'est qu'être conscient!

Fascinant tout de même.

vendredi 7 décembre 2018

J'étais oùùù ?

Dans le même ordre d'idée, en conduisant, j'ai réalisé une chose... je me suis demandée où j'étais lorsque, par exemple, des amies ont perdu un parent. Je n'ai pas souvenance de les avoir soutenues. Au moins, aujourd'hui, on peut envoyer un mot par courriel...  Beaucoup plus facile. J'ai tellement partagé ma vie en dix, entre les Îles et la Grand'Terre, entre ma famille, mes études, mes jobs, mes projets et mes amours. Trop de trop en même temps. Et pourtant, je n'aurais pu faire autrement il me semble. Notre génération en a arraché pour se construire et gagner sa vie.

J'aimais recevoir mes amies pour ma fête, mais où étais-je à la leur ? J'en ai célébré... mais pas toutes. Comme si j'avais zappé une partie de ma vie... De la leur en tout cas. J'en ai glissé un mot à l'une d'entre elles dans un resto en descendant. « J'ai tellement aimé mes amies... mais ais-je été une bonne amie ? »... Elle m'a répondu : « Oh, tu sais, on avait toutes nos vies »...

Comme si mon énergie limitée devait se concentrer sur quelques personnes pour des relations de qualité. C'est dur de suivre tout le monde quand sa propre vie est mouvementée... C'est pour cela que suivre toutes les vies sur Facebook sort de mon entendement. Trop de trop... derrière l'écran. Déjà dur de prendre soin et de suivre la vie de mes proches en 3D.


jeudi 6 décembre 2018

Par action et par omission

Je comprends mieux aujourd'hui lorsqu'on dit : « Pécher par action et par omission ».  La  mauvaise action, ça on le comprend bien... par contre, ne pas agir dans certaines circonstances, ne pas dire la bonne parole. Comme lorsque l'on se tait devant l'intimidation. Ça m'est arrivé un jour dans le bus au cours de l'une de mes premières visites à Montréal. Un vieil itinérant de race blanche, sale et soul insulte un monsieur noir, en veston cravate. Une vraie caricature!  Celui-ci reste calme et digne. Il ne dit rien. Nous, les autres occupants du bus, on est sous le choc je crois bien. J'ai peur d'envenimer. Personne ne fait un geste, même pas pour demander au monsieur class comment il se sent après coup. Pas glorieux.

Mais il m'est arrivé aussi cependant de dire « Arrête! » à un gars qui en écœurait un autre à une joute de balle-molle. Surpris, il a arrêté, s'est planté ensuite devant moi d'un air sérieux... je l'ai regardé sans bronché... à mes risques et périls... heu... et j'ai trouvé tout ça dommage qu'il ait l'air d'un arriéré car il était beau.

Parfois aussi, ne pas faire le bon geste n'enlève rien... ni n'ajoute rien. Pas de petit + qui aurait fait du bien... Ça doit être pour ça qu'on dit qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire.



mardi 4 décembre 2018

Confessions 3 Asta la vista Père Miguel


En quittant le centre-ville, j'ai laissé aussi mon guide spirituel. Peut-être le reverrais-je un jour, mais c'est toute une expédition d'y retourner.

Lorsque je l'ai rencontré pour la première fois, référée par mon amie Charlotte, je sentais que je devais être guidée par quelqu'un d'inspiré, dans le but d'entreprendre une vraie démarche spirituelle. De passer au travers mes peurs, d'être à l'écoute, de me discipliner, de mieux comprendre ce monde très « spécial » et comment je m'y inscris.
 
Mais quelques semaines avant de terminer, j'ai toutefois ressenti le besoin de lui parler des peines que j'ai causées, mes remords, mes prises de conscience; ce que l'on appelait « péchés ». Il me demande alors à chaque fois avant de commencer : « Une discussion ou une confession ? ». Je lui réponds : « Ben... les deux ? ».

J'avais peur d'être jugée, mais je me sens en confiance. Il m'écoute, simplement.  En fait, j'aurais même aimé avoir plus de temps pour dissoudre une à une chacune de mes noirceurs intérieures. J'y ai été par thèmes : mes relations amoureuses, mes amitiés, etc. Mais ce qui ressort de ces moments, est grosso modo de repartir du bon pied. Que « bien souvent, on peut faire plus de mal que de bien à soi-même et aux autres à ressasser et rebrasser d'anciennes histoires. Qu'il faut avoir de la gratitude pour tout. Qu'il nous faut prier et travailler à la sainteté »... que je traduis par devenir et donner le meilleur de nous-même.

« euh... Une petite bénédiction avec ça ? »

Et je me suis dit, en tout cas, si j'ai l'occasion de me racheter, simplement... ben je le ferai.


lundi 3 décembre 2018

Confessions 2


Les années ont passé. Je me sens plus à l'aise lorsqu'on nous fait réfléchir en groupe, à certaines occasions, au Vendredi Saint par exemple. Habituellement, dans une atmosphère feutrée, quelqu'un pose des questions très pertinentes, pour nous faire réfléchir et prendre conscience de nos gestes, nos paroles.

Mais j'apprécie particulièrement parler simplement avec un prêtre. C'est arrivé à quelques reprises, lorsque j'étais ado, dans mon groupe de jeunes. Parler l'un à côté de l'autre, un peu à l'écart. Parler à un ami, comme parler à Dieu dans notre cœur.

Avec Père Miguel, mon guide spirituel, j'ai discuté de bien des choses. D'abord, je l'ai invité dans un resto. Puis on discutait dans l'église, derrière l'autel. Assis côte-à-côte, comme des amis qui se confient. J'ai compris que dans ce lieu privilégié, il ressentait toute l'énergie nécessaire pour entendre les lourdeurs des fidèles, pour dissoudre nos noirceurs.

Et j'ai compris toute l'importance qu'ont eut les prêtres à une certaine époque. Dispersés dans toutes les régions du Québec, même les plus éloignées, ils offraient des grands ménages de conscience gratuitement. Comme lorsque l'on dit tout à un psy. Mais ceux-ci demeurent une denrée rare, malgré le fait que, médecins de l'esprit, ils devraient être aussi disponibles et assumés par le système public  que les médecins du corps.

Les médecins de l'âme ont une dimension de plus. Une connexion directe avec le céleste. Des réponses « inspirées ». Le pardon. La bénédiction.

Ça fait du bien en titi.

dimanche 2 décembre 2018

Confessions


Je dois vous faire une confession... je n'aime pas la confession. En fait, je n'aime pas la petite boîte à volets où, traditionnellement on rencontre le prêtre pour confesser ses péchés. Ça me semble bizarre et froid, avec la traditionnelle phrase apprise au primaire : « Mon père, pardonnez-moi car j'ai vraiment péché »... sans trop savoir quoi dire à ce moment.

Infaillible  gourmande... j'ai déjà avoué avoir mangé en cachette, des pâtisseries de Noël bien avant les Fêtes... directement soutirées du congélateur! Le prêtre a failli s'étouffer de rire. Un autre jour, à 10 ans, j'ai admis avoir fumé des cigarettes... pas très convaincante non plus.

La totale, c'est mon frère, très jeune à l'époque, qui avait demandé conseil à un ami. Mi-sérieux, mi-riant, il lui répond : « Ben compte tes sacres! » ... Et mon frère d'avouer au prêtre : « Ben j'ai dit 15 tabarnac... 6 câlisse...8 ostie..! »