Ma sœur et son mari sont partis. J'ai encore le temps de me rendre à la messe. Bon, ok. Un peu pour leur longue route... aussi parce que j'aime ces messes d'été. Avant, je trouvais ennuyant tous ces « temps ordinaires » de l'année. Maintenant, j'en apprécie la simplicité.
L'Église a traversé tellement de changements. Pour le mieux, à mon avis. Comme si elle avait passé au travers un tamis. Exit l'orgueil, les fafarlas, l'inatteignable (on disait la messe en latin « en premier »). Ce qui reste est comme la noix à l'intérieur de la coquille. Les messages, la sagesse.
C'est pour moi, qui est à contre courant et à contretemps, toujours réconfortant de mettre les pieds dans notre petite chapelle où tout le monde s'y rend maintenant volontairement, quand on peut. Où on est accueillit par des personnes sympathiques.
Je m'assied au fond du banc pour que d'autres personnes se sentent les bienvenues sans avoir à me demander de me pousser.
Un petit groupe d'aînés d'un centre pour personnes âgées vient nous rejoindre. Elles s'assied en avant.
Je partage un moment intime, une énergie qui nous transcende. Nous sommes tous là à cause d'un homme qui nous a demandé de faire cela en mémoire de lui... il y a deux mille ans. Pour recevoir la Parole. Pour entendre des textes, un mot du prêtre... qui, de temps en temps, est même drôle.
Juste avant la communion, je serre les mains en souhaitant la paix à des inconnus qui me sourient également.
La musique accompagne parfois. Chacun y met du sien.
De plus en plus d'immigrants contribuent, lisent des textes, offrent la communion. Ici on ne vient pas d'ici, de là. Ici, on est moi, toi, lui, qui croyons en la même chose, aux mêmes valeurs.
Et on ressort tout le monde... en souriant.
Lors de mon voyage sur la Côte-Nord, au monastère de Charlevoix, Père John me demande : «Où vas-tu ?».... Dans une intuition, je lui réponds: «Vers moi».
lundi 30 juillet 2018
Par un beau dimanche matin
On déjeune sur le patio par ce magnifique dimanche matin. Le petit déjeuner est bon, copieux. Le café délicieux. Le petit oiseau chante sur le fil. Petit moment de bonheur.
« On aimerait que rien ne change... mais tout change. »
On vieillit. La nature change. On est en transition pour le travail.
Équilibre fragile.
Apprécier le moment présent.
Rendre grâce.
« On aimerait que rien ne change... mais tout change. »
On vieillit. La nature change. On est en transition pour le travail.
Équilibre fragile.
Apprécier le moment présent.
Rendre grâce.
dimanche 29 juillet 2018
La visite
Ma sœur et son mari sont passés nous voir en descendant aux Îles. Quelle belle « déblâme » comme on dirait chez nous, pour passer un bon moment ensemble.
On en profite pour souligner la nouvelle véranda construite des mains de mon conjoint. On jase, on jase avant qu'ils repartent pour le long trajet au Nouveau-Brunswick. Puis ce sera l'Île-du-Prince-Édouard et le ferry vers nos zîles chéries.
Comme je disais, quand j'ai débuté cette chronique, les Madelinots ont peut-être ceci de plus avec leur foi, c'est que nous sommes souvent sur la route, sur terre, par mer et dans les airs. On aime nos îles et la famille. Alors on y retourne régulièrement, comme les saumons remontant la rivière pour retourner aux sources. Quels que soient les haut et les bas de la vie familiale, chacun et chacune sont mes trésors.
Ça m'aide de confier à Dieu ceux que j'aime...
On en profite pour souligner la nouvelle véranda construite des mains de mon conjoint. On jase, on jase avant qu'ils repartent pour le long trajet au Nouveau-Brunswick. Puis ce sera l'Île-du-Prince-Édouard et le ferry vers nos zîles chéries.
Comme je disais, quand j'ai débuté cette chronique, les Madelinots ont peut-être ceci de plus avec leur foi, c'est que nous sommes souvent sur la route, sur terre, par mer et dans les airs. On aime nos îles et la famille. Alors on y retourne régulièrement, comme les saumons remontant la rivière pour retourner aux sources. Quels que soient les haut et les bas de la vie familiale, chacun et chacune sont mes trésors.
Ça m'aide de confier à Dieu ceux que j'aime...
vendredi 27 juillet 2018
Parlant d'anges...
Internet a ses nombreux défauts... mais ce réseau permet aussi la diffusion de beaux contenus partout sur la planète.
J'aimerais juste vous faire part de cette série que j'admire, tant elle est bien inspirée, et qui me fait du bien : Les Anges (renommée Les anges du bonheur) (en anglais Touched by an angel). Et j'avoue, elle rencontre mes convictions profondes sur la nature et le rôle des anges ici-bas. Des anges qui se glissent dans nos vies, qui nous aident en nous laissant le libre arbitre. Elle touche différents sujets, différentes thématiques parfois douces et parfois plus difficiles. Comme quoi c'est réfléchi.
Et puis elle ne fait pas de référence à des religions spécifiques. Seulement à Dieu.
http://www.papstream.org/series/les-anges-du-bonheur-saison-1-episode-1-114354.html
J'aimerais juste vous faire part de cette série que j'admire, tant elle est bien inspirée, et qui me fait du bien : Les Anges (renommée Les anges du bonheur) (en anglais Touched by an angel). Et j'avoue, elle rencontre mes convictions profondes sur la nature et le rôle des anges ici-bas. Des anges qui se glissent dans nos vies, qui nous aident en nous laissant le libre arbitre. Elle touche différents sujets, différentes thématiques parfois douces et parfois plus difficiles. Comme quoi c'est réfléchi.
Et puis elle ne fait pas de référence à des religions spécifiques. Seulement à Dieu.
http://www.papstream.org/series/les-anges-du-bonheur-saison-1-episode-1-114354.html
jeudi 26 juillet 2018
Bout d'ange
Je suis lasse, déprimée. La journée a été éprouvante au bureau.
Je rentre dans un métro bondé et m'installe, debout, accrochée au poteau de la porte arrière. À l'arrêt suivant, une mère arrive avec sa jolie petite fille... trisomique.
Le siège réservé aux personnes vulnérables est occupé par une femme qui ne regarde que son cellulaire. Je bouille. La mère et l'enfant s'avancent près de moi. Le métro part. Je tends une main à l'enfant pour ne pas qu'elle tombe. Elle la prend. Spontanément, elle se tourne et s'appuie le dos à la porte arrière et tient la main de sa mère... et la mienne.
Quelqu'un leur offre un siège, mais la maman décline...
La mère : « J'espère que la porte ne doit pas s'ouvrir. Il n'y a pas de station de l'autre côté ? ».
Moi : « Seulement à Henri-Bourrassa. »
La mère (soulagée) : « On descend à Jean-Talon ».
L'enfant prend ma main froide, de l'air climatisé du bureau, et la glisse sur sa joue, sur son front rougi par la chaleur estivale. Elle a très chaud. Elle touche ma main doucement. Glisse ses doigts sur l'intérieur de mon poignet. L'observe. Se colle à moi, en toute confiance...
Je suis émue.
Moi à la mère : « C'est drôle mais ça me fait du bien. C'est tout doux. J'ai eu une grosse journée... une dure journée. »
Elle en souriant : « Oui. Ma fille a le don de donner de la douceur ».
Moi : « C'est pas tout le monde qui a ce don là ».
Elles débarquent toutes les deux. Et je dis à la petite : « Merci petit bout d'ange. »
Et pendant que la mère l'installe dans son sac à dos, elle me sourit, rayonnante...
Je rentre dans un métro bondé et m'installe, debout, accrochée au poteau de la porte arrière. À l'arrêt suivant, une mère arrive avec sa jolie petite fille... trisomique.
Le siège réservé aux personnes vulnérables est occupé par une femme qui ne regarde que son cellulaire. Je bouille. La mère et l'enfant s'avancent près de moi. Le métro part. Je tends une main à l'enfant pour ne pas qu'elle tombe. Elle la prend. Spontanément, elle se tourne et s'appuie le dos à la porte arrière et tient la main de sa mère... et la mienne.
Quelqu'un leur offre un siège, mais la maman décline...
La mère : « J'espère que la porte ne doit pas s'ouvrir. Il n'y a pas de station de l'autre côté ? ».
Moi : « Seulement à Henri-Bourrassa. »
La mère (soulagée) : « On descend à Jean-Talon ».
L'enfant prend ma main froide, de l'air climatisé du bureau, et la glisse sur sa joue, sur son front rougi par la chaleur estivale. Elle a très chaud. Elle touche ma main doucement. Glisse ses doigts sur l'intérieur de mon poignet. L'observe. Se colle à moi, en toute confiance...
Je suis émue.
Moi à la mère : « C'est drôle mais ça me fait du bien. C'est tout doux. J'ai eu une grosse journée... une dure journée. »
Elle en souriant : « Oui. Ma fille a le don de donner de la douceur ».
Moi : « C'est pas tout le monde qui a ce don là ».
Elles débarquent toutes les deux. Et je dis à la petite : « Merci petit bout d'ange. »
Et pendant que la mère l'installe dans son sac à dos, elle me sourit, rayonnante...
mercredi 25 juillet 2018
Arrêt obligatoire
Dans ce monde bousculé par le temps, les activités quotidiennes, le travail, les études, il est difficile de s'arrêter et de méditer. J'ai beaucoup de difficulté en tout cas.
J'ai trouvé un petit nid de prières le matin, avant de partir au travail. Je me lève un peu plus tôt. Assise sur le sofa, après mon déjeuner, je dis un chapelet et mes demandes spéciales, mes remerciements aussi. En même temps, c'est comme un mantra, une litanie qui repose mon esprit. Je confie parents et ami-e-s, ici bas et « là-haut »... et la terre toute entière pour qu'on la répare, la nettoie, sauve encore ce qui peut l'être... et les enfants de ce monde.
Mais la vie choisit parfois le moment pour nous. Et nous y contribuons, sans toujours le vouloir : prisonniers, malades, handicapé, vieillesse...
Ces jeunes Thaï, du fond de leur grotte, ont dû faire aussi un arrêt obligé, dans leur jeune vie en perpétuel mouvement. Un apprentissage de la noirceur, du vide, du jeûne, de la méditation, de la « lumière » et de la profondeur intérieures.
Et de leur faiblesse, du dépouillement total, s'est construite une force mentale et spirituelle, à la fois personnelle et commune... et de ce terrible événement, Dieu sait ce qu'il apportera au monde... à eux en tout cas.
J'ai trouvé un petit nid de prières le matin, avant de partir au travail. Je me lève un peu plus tôt. Assise sur le sofa, après mon déjeuner, je dis un chapelet et mes demandes spéciales, mes remerciements aussi. En même temps, c'est comme un mantra, une litanie qui repose mon esprit. Je confie parents et ami-e-s, ici bas et « là-haut »... et la terre toute entière pour qu'on la répare, la nettoie, sauve encore ce qui peut l'être... et les enfants de ce monde.
Mais la vie choisit parfois le moment pour nous. Et nous y contribuons, sans toujours le vouloir : prisonniers, malades, handicapé, vieillesse...
Ces jeunes Thaï, du fond de leur grotte, ont dû faire aussi un arrêt obligé, dans leur jeune vie en perpétuel mouvement. Un apprentissage de la noirceur, du vide, du jeûne, de la méditation, de la « lumière » et de la profondeur intérieures.
Et de leur faiblesse, du dépouillement total, s'est construite une force mentale et spirituelle, à la fois personnelle et commune... et de ce terrible événement, Dieu sait ce qu'il apportera au monde... à eux en tout cas.
jeudi 19 juillet 2018
Erreur de jeunesse
Le fils d'une parente, âgé d'une douzaine d'années, décide de pratiquer la méthode du brûlis pour nettoyer un terrain de la famille... Il a mis le feu à l'herbe sèche... qui s'est vite propagé. Il en a perdu le contrôle. Ce jeune garçon, réservé et timide, a vu arriver les pompiers, l'ambulance et la police, toutes sirènes hurlantes. Heureusement, tout s'est bien terminé.
La décision d'entrer dans une grotte inondable en pleine saison des pluies, quel que soit le motif, ne s'avère pas l'idée du siècle. Mais la témérité, voire l'attrait de l'interdit a sourit pendant des millénaires aux explorateurs de ce monde; ce qui a permit, entre autres, de confronter des mastodontes et de nourrir des familles. Non mais fallait être un peu fou pour s'essayer à la chasse aux mammouths avec des lances et des flèches!
Ce qui reste dans les gènes s'affiche encore dans les sports extrêmes... malgré toutes les débarques aux urgences. « Ça n'arrive qu'aux autres » est peint en lettres fluo sur les scènes d'accidents. On ne peut juger ni de l'intention, ni des conséquences. Ce pourrait être nous, un autre moment, une autre situation, ou un être aimé un peu plus téméraire ou « tête en l'air ».
L'important demeure ce que l'on en tire comme expérience dans ce « grand laboratoire d'expériences humaines » qu'est la vie. Ces jeunes Thaï, tous de beaux jeunes hommes, de belles âmes, ont pleuré lorsqu'ils ont su que l'un des plongeurs est décédé lors de l'opération de secours. Ils seront sûrement aussi peinés d'apprendre que des agriculteurs ont perdu leurs récoltes. Les prises de conscience sont coûteuses parfois... et laissent des traces.
Je leur souhaite de se pardonner avant tout.
Et de savoir qu'ils auront semé de l'entraide internationale, de l'espoir, de la foi dans l'humanité... et peut-être en Dieu... et dans l'existence des miracles.
La décision d'entrer dans une grotte inondable en pleine saison des pluies, quel que soit le motif, ne s'avère pas l'idée du siècle. Mais la témérité, voire l'attrait de l'interdit a sourit pendant des millénaires aux explorateurs de ce monde; ce qui a permit, entre autres, de confronter des mastodontes et de nourrir des familles. Non mais fallait être un peu fou pour s'essayer à la chasse aux mammouths avec des lances et des flèches!
Ce qui reste dans les gènes s'affiche encore dans les sports extrêmes... malgré toutes les débarques aux urgences. « Ça n'arrive qu'aux autres » est peint en lettres fluo sur les scènes d'accidents. On ne peut juger ni de l'intention, ni des conséquences. Ce pourrait être nous, un autre moment, une autre situation, ou un être aimé un peu plus téméraire ou « tête en l'air ».
L'important demeure ce que l'on en tire comme expérience dans ce « grand laboratoire d'expériences humaines » qu'est la vie. Ces jeunes Thaï, tous de beaux jeunes hommes, de belles âmes, ont pleuré lorsqu'ils ont su que l'un des plongeurs est décédé lors de l'opération de secours. Ils seront sûrement aussi peinés d'apprendre que des agriculteurs ont perdu leurs récoltes. Les prises de conscience sont coûteuses parfois... et laissent des traces.
Je leur souhaite de se pardonner avant tout.
Et de savoir qu'ils auront semé de l'entraide internationale, de l'espoir, de la foi dans l'humanité... et peut-être en Dieu... et dans l'existence des miracles.
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