samedi 31 mars 2018

Fait divers... le Messie


Ce drame s'est déroulé pour de vrai. Aujourd'hui on dirait de Jésus « un prisonnier d'opinion » pour ses convictions profondes : que Dieu existe, qu' Il est amour; qu'il faut appliquer au quotidien les leçons d'amour; que les plus grands seront abaissés et les plus petits élevés; que ce qu'on aura fait au plus faible, au pauvre, au malade, c'est à Lui qu'on l'aura fait. Il vient changer notre façon de penser... d'aimer surtout. Il nous incite à prendre conscience de chaque moment, de notre relation avec nous-même, avec les autres et avec Dieu.

Le Messie. Celui qui était annoncé dans les Écritures, par d'anciens prophètes. Pour m'être déjà fait dire des choses étonnantes que j'étais seule à connaître, de Père John, ce moine du monastère de Charlevoix, et pour bien d'autres raisons, les visions intérieures existent. Jésus en a eu. Il passait son temps à méditer dans le désert. Ça vous développe une vision intérieure ! Il est allé à la rencontre de son destin, consciemment.

Il était « connecté » à Dieu. Comme un accès direct à une centrale électrique. Enfin, c'est un peu comme je le vois.

À ma connaissance, personne ne l'a égalé à ce jour. Alors pour moi, c'est celui qui peut nous sauver de nous-mêmes. Dieu sait qu'on en a besoin!... Pour ses miracles. Pour ses vérités. Pour son humilité. Pour son humanité. Pour sa divinité à laquelle je crois :  « Je suis la voie, la vérité et la vie. Qui me suit aura la vie éternelle. »

C'est d'une beauté !


jeudi 29 mars 2018

Bye Tantounette

Tantounette est partie ce matin. L'un de ses fils à son chevet.

Un Jeudi Saint. Ça a de la classe tout de même pour une catholique pratiquante...

Je l'ai accompagnée quand j'ai pu. Comme j'aurais accompagné le Christ si j'avais été là. Comme je le fais en pensée, et parfois en « faisant mes Pâques », chaque année à ce moment-ci...

J'ai été inspirée hier, à la dernière minute, de faire venir un prêtre pour l'Extrême Onction. Le dernier des sacrements. Elle les a tous eu, une belle collection : les sacrements de l’initiation ( baptême, confirmation, eucharistie ), les sacrements de guérison ( pénitence et réconciliation, l’onction des malades ), les sacrements au service de la communion (le mariage) (... l'Ordre pour les religieux).

Chacun de ces sacrements ne sont pas des fins en soi, mais plutôt un départ, un engagement, un souhait de se confier à Dieu.

Elle n'était pas parfaite, mais, comme ma mère,  elle avait le même amour inconditionnel de la famille. C'est ce qui me rapprochait le plus de ma mère et de ma tante. Deux grandes pianistes aussi. Et cette foi intuitive envers et contre tout. Elle a aimé malgré les blessures, les imperfections, les difficultés. Elle a aidé comme elle pu, tant qu'elle a pu.

Comme bien des gens de sa génération, elle n'a pas pu transmettre sa religion. Elle en était attristée mais respectueuse. Peut-être un bout de foi... qui sait ?

Elle a préparé sa sortie depuis un bout, sentant qu'elle n'irait plus bien loin. C'est un mystère que de « savoir », « ressentir », « voir » ces choses invisibles... ces images... ou absence d'images du futur. Ma mère m'avait dit, quelques mois avant de partir : « Je ne verrai pas mon 78e anniversaire ». Elle est décédée environ un mois avant. Tantounette m'a dit cet hiver : « Je ne dépasserai pas ta mère ».  Elle aurait eu 78 ans dans quelques mois...

Bye Tantounette... Bon voyage dans l'amour de Dieu.

dimanche 25 mars 2018

Fait divers... de deux mille ans.

Vous savez, à la fin d'un journal, il y a parfois le jeu des 5 erreurs. Vous devez identifier les cinq différences entre deux photos quasi identiques...

C'est un peu comme ça que je me sens à lire Luc, Jean, Marc puis Matthieu. Les quatre « journalistes » du temps. Qui n'ont pas tous été témoins directs, mais qui ont reçu cette histoire, ce « fait divers »  d'un procès transmis comme une onde qui s'étire dans l'eau quand on y jette une pierre.

Je ne suis pas théologienne. Dommage. D'autres vous en parleraient bien mieux que moi.

Saint-Luc, comme le nom de l'hôpital où git présentement ma tantounette chérie. Ses derniers jours... singulière synchronicité dans ce carême qui mène à la Passion. Ce dimanche des rameaux qui revêt pour moi et ma famille une autre profondeur...

Ma prieuse qui s'en va doucement... celle avec qui je partageais cette intimité spirituelle. On en a eu de belles discussions... et on s'est encore dit, juste la semaine dernière : « comment y font, les gens qui ne croient pas... ? en sous-entendu... lorsqu'ils regardent la mort en face ?

Je lis ce fonds d'histoire des quatre évangélistes pareil d'un texte à l'autre. Et c'est justement ça que l'on constate à peu de choses près. Ça ne s'invente pas une histoire comme ça. Encore moins quand c'est relayé par différentes personnes. Encore moins quand on sait que c'est à partir de Jésus Christ que commence le calendrier planétaire. Même si certains peuples conservent leur ancien calendrier, nous sommes tous en 2018... après Jésus-Christ !

Étonnant tout de même pour quelqu'un qui n'avait rien matériellement. Aucun pouvoir politique. « Mon royaume n'est pas de ce monde »... Une bien grande sagesse, oui. La capacité de faire des miracles... des milliers de personnes en ont été témoin. Un charisme indéniable. Mais encore ?

Je lis ces textes... en prenant mon temps, un bout de texte à la fois. Ça fait deux mois.

La Parole est vivante...





samedi 17 mars 2018

La quatre Passions


Il n'avait pas l'air très puissant Jésus Christ dans ces récits de la « passion » des évangélistes. En fait, il est apparu complètement désarmé...  totalement vulnérable. Même ses amis se sont « poussés »,  se sont enfuis.

Père Miguel m'avait dit : « Commence par la lecture de la passion... ».

 J'ai commencé par Luc. Je ne sais plus pourquoi. Sans savoir ce que je devais en tirer... pour moi ces quatre récits du Vendredi Saint se ressemblent, d'une année à l'autre. D'ailleurs, je déteste  le rôle de la foule  et dire « Crucifiez-le ! ».

Je l'ai lu dans le calme de la chambre, couchée sur le lit. Avec ma lumière de chevet.

Étonnamment ça ne m'a pas ennuyé.

Je l'ai lu avec un regard humain dont le cœur a capté l'émotion qui imprègne tout le récit : la peur. Il y a aussi le désarroi, la colère,  la jalousie, la haine, la peine. Bien avant l'étonnement, la stupeur, la joie de revoir celui qu'on a aimé.

Mais la peur est présente partout : Jésus qui demande à son Père « d'éloigner cette coupe »  si possible et à ses apôtres de prier avec lui. La peur des apôtres dont l'un coupe l'oreille d'un soldat. La peur qui les fait s'enfuirent et d'être reconnus au point de renier Jésus, leur maître, celui qui leur a tant enseigné.  La peur de Pilate qui ne sait que faire de Lui, qui ne comprend rien à tout ça. La peur de la foule qui pourtant à moins peur d'un homme violent et demande de libérer l'autre prisonnier. La peur non décrite de la partie de la foule, parents et amis qui devaient y être rassemblés, étouffés par la clameur... La peur de ce moment atroce, de la souffrance, de la mort. La peur des apôtres qui se rassemblent après, se sentant abandonnés. La peur des femmes devant le tombeau vide... et devant cet homme en blanc, l'ange.

C'est fou, quand on y pense. Tant de peurs.

Haaaa cher Père Miguel perspicace.

dimanche 11 mars 2018

La puissance de la non-puissance : Man in black

Les jeux se sont déroulés dans la paix. Au moins ça. Sans savoir ce que sera demain.

Et puis une photo : une délégation sud-coréenne partie rencontrer leurs frères du nord...

Seulement armée de courage. Transcender la peur pour eux, pour leur famille, pour la planète.

Se tenir debout. Passer par dessus de vieilles rancunes, des injustices, le mépris, la colère.

Juste serrer la main à nouveau. Renouer le dialogue. Pardonner.

Du déjà vu, à petite et à grande échelle.

Entre amis, entre parents, entre voisins, entre collègues, entre pays.

À la messe on a dit la dernière fois : « Du concret. Réconciliez-vous avec au moins une personne avant de revenir... »

Encore faut-il que les deux acceptent...  fassent l'effort du rapprochement.

J'ai essayé... au moins.

mercredi 7 mars 2018

La puissance de la non-puissance : Les jeux sont faits

Du courage tout de même. Beaucoup de courage pour les organisateurs des jeux olympiques, pour les athlètes qui ont participé, pour les dirigeants qui ont assisté, pour les parents et amis aussi présents.

Deux semaines à coté d'ogives nucléaires et d'un doigt nerveux...

Tous ces gens ont répondu par la beauté... la fleur au fusil... ils ont tous gagné... de la joie, de la créativité, du génie technique, de l'amour, de l'amitié, des jours de bonheur, de défi.

Et on a tous regagné de l'espoir.

La foi en l'humanité, la vraie foi, c'est celle-là.

Ça fait tellement de bien.

La puissance de la non-puissance.