vendredi 28 décembre 2018

Ça Nowel ou ça Nowel pas

J'avais environ 17 ans et cadette 15. Nous avions fêté joyeusement le réveillon. À notre rentrée, très tard, ma mère nous accueille, inquiète. « Où s'que vous êtiez ? »... On descend dans la cave en riant. « Ben maman, ça Nowel ou ça Nowel pas! ».

Je souris encore quand j'y pense...


Cette année, nous avons eu un Noël Lacordaire. Sobre toute la gang. C'est le deuxième. Ça fait tellement de bien et on a pas eu moins de fun. Juste une paix en plus. De la douceur.



mercredi 26 décembre 2018

Missionnaires de Noël

Il fut un temps où mes Îles éloignées de tout, recevaient de temps en temps un prêtre missionnaire. Les moyens de transport ont évolué... mais le nombre de prêtre a diminué.

Cette année, deux prêtres pour huit messes de Noël en deux jours! Oufff Ce qu'ils doivent en avoir marre des chansons de Noël!

J'ai chicané la pauvre secrétaire de notre paroisse car notre traditionnelle messe de minuit du 24 décembre... ramenée à 20 heures pour les enfants, a été déplacée en après-midi du 25. Bon... pas fort... mais c'est que ça vous coupe une journée d'organisation de souper traditionnel ça! Et puis notre belle église pleine à craquer (Hé oui, encore...)... allons-nous manquer de monde ? Et les rénos essentielles ? Etc.

Mais je m'en suis voulue de cet excès d'humeur car la pauvre fille devait plaire à toute la population madelinienne... et puis, si les messes sont pour créer des chicanes... on est à côté de la trac! Jésus est né pour nous apprendre à aimer... c'est tout de même lui qu'on fête!

Alors notre bon Père Romero, au gros accent espagnol mais hyper sympa nous a accueilli dans cette messe qui semblait faite particulièrement pour les enfants. Ceux-ci étaient au moins dégagés de l'impatience d'ouvrir leurs cadeaux. Et l'église était presque pleine... Et puis, en plein sermon sur la sainte famille, il a traversé d'un bout à l'autre, pour faire changement, pour se rapprocher de nous et nous faire réfléchir sur nos relations familiales, l'écoute, la communication. Beaucoup de couples sont séparés. Et ceux qui demeurent ensemble... comment s'aiment-ils? Comment vivre la paix et l'amour en famille ?

Voilà pourquoi j'aime tant ce moment de nos jours. J'ai le privilège d'assister à des offices où des prêtres sincères inscrivent concrètement la Parole dans nos vies. Même encore... après un marathon de messes!




mardi 25 décembre 2018

JOYEUX NOËL

Beaucoup d'amour! Du vrai, du pur, du désintéressé.

De l'amour spirituel qui dépasse les frontières physiques, culturelles, religieuses et géographiques.


De l'amour lumineux et doux.

De l'amour qu'on se dit sans pudeur.


De l'amour qui sait aimer... donner, servir et veiller sur soi et sur les autres.

Bisous!

AMOUR, PAIX ET JOIE.

vendredi 21 décembre 2018

Opération Nez Rouge



Ce soir je participe à l'Opération Nez Rouge. Très populaire au Québec. Que du bon. On ramasse les fêteux du temps des Fêtes et on ramène leur auto. On ramasse des sous (les pourboires) pour des bonnes causes.

J'en ai déjà profité un soir de party de Noël du bureau. Un grand colosse avait réussi à se plier en quatre et à ramener notre mini Renault  5...

Ma famille aussi en a bénéficié et plusieurs participent à l'organisation Nez Rouge chaque année.

Faut bien donner au suivant... 

Et puis... c'est comme une bouffée de Noël dans son sens le plus solidaire et joyeux.




Y m'aimeront comme chus : 2e lecture

Au fil du temps, j'ai réalisé que cette phrase recèle tout de même une certaine philosophie pour les perfectionnistes comme moi.

« Y m'aimeront comme chus »... avec mes qualités et mes défauts... et  pied de nez pour les autres. Amour inconditionnel... au moins bon pour décomplexer ceux qui sont jamais contents d'eux-mêmes. Comme moi qui me trouvait toujours trop grosse à vingt ans... imaginez des années plus tard! Haaa, si j'avais su, je me serais beaucoup plus appréciée.

Faut dire qu'on a grandit avec les Bond Girls et autres beautés du cinéma et des romans Harlequins. Les belles filles venaient de « l'extérieur des Îles », toutes maquillées. Faut dire aussi que les jeunes d'aujourd'hui ont de quoi se sentir « creton » comparés à la plus belle fille du monde (comme si y en avait qu'une !), aux supers beaux comédiens, aux modèles pornos, aux gros biceps boostés aux piqures... étampés d'un bord à l'autre des médias sociaux, de la télé et du cinéma.

Haaa s'ils savaient à quel point ils sont tous beaux et aimés de Dieu... malgré les travers.

Il avait pas tout à fait tort tout de même ce « charlibou »...  et certainement aussi des qualités, des talents, voire des dons que je ne lui ai pas trouvées à l'époque... ou qu'il a développées depuis. On en a tous.






mardi 18 décembre 2018

Y m'aimeront comme chus...

Ce soir-là, il y a un siècle de ma vie, nous partons pour sortir prendre un verre. Il a ses vieux pantalons de jogging tachés.

Moi : « Ben on va passer chez vous pour que tu te changes... »

Lui : « Ben nonnn... Y m'aimeront comme chus!... »

Moi : « ... ! »

On se doute que cette relation fut de très courte durée.

Peut-être que les autres l'ont aimé tel qu'il était... Moi j'y ai vu un laisser-aller, un manque de respect de soi-même et une inconscience totale de sa compagne.

Dieu nous aime tel que nous sommes... mais, je crois, en donnant le meilleur de nous-même. Parfois ce meilleur est petit ou caché, selon notre état mental et physique. Parfois aussi, la paresse et la peur nous restreignent, créant un blocage à tout changement.

La prise de conscience sert justement à ça. À se regarder.  À voir les occasions ratées, négligées, brisées. À se mettre au travail pour améliorer les points faibles, réparer, rebâtir les ponts, construire.

La parabole des talents de Jésus vise à nous faire prendre conscience de l'importance d'utiliser et mettre à profit nos qualités, nos dons et nos talents particulièrement pour le bien des autres, en travaillant ainsi notre à propre bien, notre rédemption.

 Nous en avons tous. Ne serait-ce que celui d'aimer.


dimanche 16 décembre 2018

Prendre conscience...

... c'est voir... c'est réaliser. Et lorsque l'on commence à « voir » pour de vrai, avec la conscience du coeur, on ne peut plus fermer les yeux.

Avez-vous remarqué que certains voient... ce qu'ils veulent bien voir ? Ce qui fait leur affaire ?

Parfois, on est tellement centré sur nous-même. Comme si un mur invisible nous séparait des autres. Peut-être est-ce voulu par la nature, pendant un temps, pour concentrer nos énergies et régler certains problèmes. Cet égocentrisme prend toutefois une place si grande dans le monde... ne répondre qu'à nos besoins en fermant les yeux, c'est polluer et épuiser les ressources. S'offrir le monde en cadeau de Noël... dans tous les sens du terme.

La conscience de l'autre, l'empathie en fait, se mettre à la place de l'autre, à la place de toute vie, entretient la solidarité et tisse une toile aux fils d'amour. Elle tisse le chemin de Dieu, de l'un à l'autre, de Lui à nous.