mercredi 9 décembre 2020

De l'amour dans nos pâtés

Le rôle de proche aidante est souvent source de tensions dans la famille. Le temps des Fêtes nous ramène parfois à l'essentiel. 

Cette année, nous recréons le traditionnel petit village dans la baywindow de la cuisine. Soeurette me fait toutefois la remarque que « ça prend de l'amour pour faire la vitrine de Noël »... 

Ben oui! C'est vrai! C'est ça « l'esprit de Noël »!. Bien que chaque jour, chaque geste de notre vie devrait être rayonnant à l'image du « Spirit of Christmas », à tout le moins, mes « boulangeries » que nous dégusterons pendant les Fêtes, mes pâtés et pâtisseries, doivent être cuisinés avec des pensées d'amour. C'est l'ingrédient secret.

lundi 7 décembre 2020

Des pas vers la rivière

C'est l'hiver d'une autre année. Je suis  assise dans le train, fatiguée d'une longue journée de travail. Nous traversons un pont lorsque j'aperçois des pas dans la neige. Ils se dirigent tout droit dans la rivière. Je réalise, alors qu'on est déjà loin, qu'il n'y a pas de traces de retour... 

Je suis bouche-bée et pense à l'inévitable. On arrête pas un train pour ça, sans même savoir quel pont on a traversé, en plein milieu de nulle part. Ces empreintes me sont restées imprimées dans la mémoire, dans un triste sentiment d'impuissance.

J'y repense parfois, comme à une personne de  mon entourage qui n'a pas pu affronter la vie au fond du gouffre du jeu compulsif dans lequel elle est tombée. Personne ne s'en doutait. Je prie parfois pour elle, pour qu'elle puisse baigner dans la lumière de Dieu. Non pas qu'elle ne le mérite pas, mais par peur que ses pensées l'en éloigne... qu'elle ait de la difficulté à la trouver... pour qu'elle se laisse guider.

Nous discutions, dimanche dernier, soeurette et moi, à propos de ces gouffres aux dépendances diverses : drogues, alcool, sexe, nourriture, jeu vidéo, loteries et autres... du fait qu'il devrait y avoir des centres de traitement des dépendances un peu partout... au moins dans nos Îles isolées.  Mais aussi qu'il nous faut être vigilant dans notre entourage. Semer de l'amour tant qu'on peut.

Et puis, à l'homélie de la messe télé ce même jour,  voici comme en écho, le prêtre qui nous dit : « Les ravins (gouffres) seront comblés, les montagnes seront abaissées... »... il fera bon avancer sur cette route.

mercredi 2 décembre 2020

Rien n'est acquis

 Il y a deux semaines, je suis allée dans une quincaillerie pour une pôle à rideau à douche. Il n'y en avait pas. « C'est la première fois à ma connaissance qu'on en manque! Y en a tout le temps », me dit le commis. Je rajoute songeuse... « Tant qu'on ne manquera pas de l'essentiel... » 

Sur un archipel au milieu du golfe Saint-Laurent, ce n'est pas banal.

Cette semaine je suis allée à l'une des pharmacies. J'avais de la misère à réaliser qu'il n'y avait ni kleenex, ni papier de toilette et de papier essuie-tout. ZERO. NIET. Heureusement, ce n'était pas le cas ailleurs. Et c'est on ne peut plus essentiel, on s'entend. Ma mère a lavé pendant des années, les mouchoirs de mon père... beurrrk... et en imagine plus boucher les tuyaux d'égoût de papier journaux...

 Ça fait réfléchir... Ce que l'on croyait acquis, acheter comme un réflexe chaque semaine, nos essentiels ne sont plus si évidents à fournir. Pandémie oblige. L'équilibre des saisons, la juste mesure d'une pluie ou assez de neige, de la fraîcheur ou de la chaleur... la fragilité des écosystèmes dont nous faisons partie... la liberté de nous promener où bon nous semble, même si on en aurait les moyens financiers. 

Tout devient précieux. 

Le bénédicité que je récite parfois dans mon coeur en préparant le repas prend tout son sens. Gratitude pour ce qui nous est donné, prêté : la nourriture mais aussi l'eau chaude de la douche, l'eau potable, l'air. Pour l'abondance comme pour la subsistance. Pour la santé et le temps accordé. 

Je prie pour que le travail de conscience planétaire continue son chemin... même... ou plutôt... surtout à l'arrivée du vaccin tant attendu... car toutes les portes s'ouvriront à nouveau. Mais notre belle petite planète est essoufflée elle aussi... et son seul vaccin est l'amour que nous lui portons... l'autocontrôle sur notre consommation.


 

 

 

 

samedi 28 novembre 2020

Crèche de Noël en temps de pandémie

En temps de pandémie, faut c’qui faut !



Précautions à prendre pour installer la crèche de Noël


1.- Un maximum de 4 bergers seront autorisés dans la crèche. Tous devront porter le masque et respecter la distanciation sociale.

2.- Joseph, Marie et l’Enfant Jésus pourront rester ensemble, vu qu’ils font partie d’une même bulle familiale.

3.- L’âne et le boeuf devront détenir un certificat de non-contamination, délivré par l’AFSCA.

4.- Les Rois Mages seront tenus à une quarantaine de 15 jours, qu’ils disposent ou non d’un test Covid négatif, vu qu’ils viennent de l’extérieur .

5.- La paille, la mousse, les branches de sapin et autres décorations seront désinfectées à l’alcool.

6.- L’ange survolant la crèche ne sera pas autorisé, en raison de l’effet aérosol produit par le battement de ses ailes.

7.- Le chœur sera restreint à un seul participant, en raison du risque de contamination.

8.- Aucun berger ne sera âgé de 65 ans ou plus, catégorie à risque.

9.- Tous les participants non essentiels (santons de toutes sortes...) sont interdits.

                                         (anonyme)

 

 .... Haaa et pis tant pis! Au yab la Covid!... on garde notre ange !!