Dans mes Îles, c'est si loin, si petit, qu'on se croirait à l'abri de tout. Loin du stress de la ville. On relègue les drames aux nouvelles, chez les autres... très loin. Et pourtant, comme ailleurs, on y vit des peines parfois si grandes.
Et comme ailleurs, c'est surtout dans les funérailles qu'on retourne au fond de notre foi, dans le resserrement des liens de notre communauté.
Mais auparavant, j'ai eu une vive discussion au sujet de notre religion catholique. J'entends les arguments habituels, très actuels et déprimants, des dérives du clergé, du Vatican, des papes qui se sont succédés. Ces dérives sont humaines, et il est clair que notre religion rende difficile le sacerdoce. Les apôtres n'ont pas eu à faire une maîtrise pour prêcher. On ne connaît pas le succès de leur célibat, bien que je crois qu'ils avaient trop à cœur leur nouvelle mission et trop à faire pour papillonner. Et on ne fait pas des saints en théologie. La spiritualité se développe avec la pratique, dans le coeur avant tout.Tant mieux si elle s'accompagne de connaissances. Ceux qui ont pu traverser avec force une vie de tentations et de solitude, et se consacrer pleinement à la prières et aux autres, sont sans nul doute devenus des êtres très spéciaux. Mais c'est visiblement trop demander à certains hommes...
Toutefois, il en est. Et ces arguments murs à murs qui sied surtout ceux qui ne veulent plus fréquenter l'église, me mettent hors de moi qui en ai une toute autre vision, celle des régions, des petites localités, des moments privilégiés. On l'a surtout constaté cet hiver, alors que notre belle église de Lavernière est restée fermée faute de prêtres, pendant plusieurs fins de semaine. Comme une lampe éteinte.
L'Église au « ras des pâquerettes ». Celle de Jésus dans toute son humilité, sa sagesse et son sacrifice. Celle de ses messages. Et, franchement, quand je vois un prêtre dévoué et sincère, débarquer de la chaude Afrique ou de l'Amérique du Sud pour missionner chez nous, dans les tempêtes d'hiver, à -25o, sur notre petit archipel perdu au milieu du golfe Saint-Laurent, je ne peux qu'avoir une grande estime pour ces apôtres d'aujourd'hui.
Lors de mon voyage sur la Côte-Nord, au monastère de Charlevoix, Père John me demande : «Où vas-tu ?».... Dans une intuition, je lui réponds: «Vers moi».
jeudi 21 février 2019
mercredi 20 février 2019
Une triste synchro
Cet automne, j'ai entendu à la radio, pour la première fois depuis très longtemps, la chanson « C'était l'automne » de Francis Cabrel. C'était à la fois beau et étrange.
Mon coeur est déjà trop lourd de secrets
Trop lourd de peines"
Elle disait : "Je ne continue plus
Ce qui m'attend, je l'ai déjà vécu
C'est plus la peine"
Elle disait que vivre était cruel
Elle ne croyait plus au soleil
Ni aux silences des églises
Et même mes sourires lui faisaient peur
C'était l'hiver dans le fond de son coeur
Elle disait que vivre était cruel
Elle ne croyait plus au soleil
Ni aux silences des églises
Et même mes sourires lui faisaient peur
C'était l'hiver dans le fond de son coeur
Le vent n'a jamais été plus froid
La pluie plus violente que ce soir-là
Le soir de ses vingt ans
Le soir où elle a éteint le feu
Derrière la façade de ses yeux
Dans un éclair blanc
Elle a sûrement rejoint le ciel
Elle brille à côté du soleil
Comme les nouvelles églises
Et si depuis ce soir-là je pleure
C'est qu'il fait froid
Dans le fond de mon coeur
Elle a sûrement rejoint le ciel
Elle brille à côté du soleil
Comme les nouvelles églises
Et si depuis ce soir-là je pleure
C'est qu'il fait froid
Dans le fond de mon coeur
C'était l'hiver
(Francis Cabrel)
Elle disait : "J'ai déjà trop marchéMon coeur est déjà trop lourd de secrets
Trop lourd de peines"
Elle disait : "Je ne continue plus
Ce qui m'attend, je l'ai déjà vécu
C'est plus la peine"
Elle disait que vivre était cruel
Elle ne croyait plus au soleil
Ni aux silences des églises
Et même mes sourires lui faisaient peur
C'était l'hiver dans le fond de son coeur
Elle disait que vivre était cruel
Elle ne croyait plus au soleil
Ni aux silences des églises
Et même mes sourires lui faisaient peur
C'était l'hiver dans le fond de son coeur
Le vent n'a jamais été plus froid
La pluie plus violente que ce soir-là
Le soir de ses vingt ans
Le soir où elle a éteint le feu
Derrière la façade de ses yeux
Dans un éclair blanc
Elle a sûrement rejoint le ciel
Elle brille à côté du soleil
Comme les nouvelles églises
Et si depuis ce soir-là je pleure
C'est qu'il fait froid
Dans le fond de mon coeur
Elle a sûrement rejoint le ciel
Elle brille à côté du soleil
Comme les nouvelles églises
Et si depuis ce soir-là je pleure
C'est qu'il fait froid
Dans le fond de mon coeur
vendredi 8 février 2019
Pas de mots...
Elle est partie beaucoup trop tôt. On ne l'a pas vu venir... surtout pas d'elle. Belle, encore jeune, bien entourée. Vaillante, un peu trop. Un modèle de maîtrise de soi... enfin, on le croyait.
Pas d'avertissement. Pas de signe avant-coureur... si ce n'est une maigreur suspecte. Mais bon, ce siècle l'encourage, quel que soit l'âge. Elle peut cacher bien des choses... dont une anxiété profonde, pour quelque raison.
Et d'un coup, le destin d'une famille bascule. En fait, pas seulement celui de son conjoint et de ses enfants, mais des autres. De ses frères et sœurs, ses neveux et nièces. Toute sa famille, ses amies, son entourage. Tous ceux et celles qui, de près ou de loin, l'aimaient. Mais aussi de celui qui l'a trouvée, qui lui a presque sauvé la vie.
On ne sait plus quoi dire. Quels mots de réconfort ? Juste un texto : « Beaucoup d'amour à tous xxxx ». C'est trop peu. L'impuissance même.
Marraine : « Sa souffrance était trop énorme. Moi je cherche pas à expliquer, à analyser. Je fais juste prier. »
Juste. C'est ce don ils ont... elle a le plus besoin.
Pas d'avertissement. Pas de signe avant-coureur... si ce n'est une maigreur suspecte. Mais bon, ce siècle l'encourage, quel que soit l'âge. Elle peut cacher bien des choses... dont une anxiété profonde, pour quelque raison.
Et d'un coup, le destin d'une famille bascule. En fait, pas seulement celui de son conjoint et de ses enfants, mais des autres. De ses frères et sœurs, ses neveux et nièces. Toute sa famille, ses amies, son entourage. Tous ceux et celles qui, de près ou de loin, l'aimaient. Mais aussi de celui qui l'a trouvée, qui lui a presque sauvé la vie.
On ne sait plus quoi dire. Quels mots de réconfort ? Juste un texto : « Beaucoup d'amour à tous xxxx ». C'est trop peu. L'impuissance même.
Marraine : « Sa souffrance était trop énorme. Moi je cherche pas à expliquer, à analyser. Je fais juste prier. »
Juste. C'est ce don ils ont... elle a le plus besoin.
dimanche 3 février 2019
La meilleure part
Nous sommes des amies réunies pour une pendaison de crémaillère chez deux amies en couple. C'est toujours un plaisir de se revoir après tant d'années.
Et puis, vers la fin de la soirée, on effleure le sujet de la messe.
Moi : « En tout cas, après notre génération, ça tombe pas à peu près.Tant qu'on la tiendra à bout de bras!... »
Elle : « Moi, si je ne jouais pas du piano, j'irais pu. »
Une autre : « Moi, c'est parce que j'accompagne ma mère... ». Et la plupart d'être d'accord que c'est en fait, « dépassé ».
Plus jeune, j'aurais probablement suivi. Mais là, bien centrée sur moi et mes expériences de vie, je réponds en sorte de coming out : « Ben moi j'irais pareil. (même sans mon père car j'y vais toute seule en ville) » Surprise générale. En souriant, je continue : « Ben oui, j'aime ça, ça me fait du bien pis ça me dérange pas d'être différente, de toute façon je suis même pas sur Facebook ! »
En fait, j'adore l'effet de surprise et nager à contre-courant dans ce monde qui me rejoint de moins en moins.
Cadette est à côté de moi. Elle vient aussi à la messe et je suis heureuse qu'elle y puise de la lumière elle aussi.Alors je ne suis pas pour me défiler...
Je continue : « J'aime les textes, y a de beaux messages là-dedans. Pis des fois, ça me rejoint dans ma vie, c'est pas croyable! »
Une amie : « Oui mais des fois... comme celui-là de la femme soumise!... »
Moi pour renchérir: « Oué... Moi celui que je suis pas capable, c'est le texte de Marthe qui sert tout le monde. Elle se plaint de tout faire et demande de l'aide de sa sœur qui écoute Jésus. Pis lui y répond en gros de laisser sa sœur tranquille, qu'elle a choisi la meilleure part! Ça me met toujours en maudit ce texte-là, parce que je pense aux soupers que j'organise des fois pis que je manque d'aide! ». Pauvre Marthe qui aimerait bien, elle aussi, écouter tranquille et profiter de ce moment si précieux.
Rendue chez nous, je réfléchis à notre discussion, et surtout à mon amie pianiste. Je réalise ceci : À la messe, je suis assise dans le banc et j'écoute les textes, les messages précieux... alors que mon amie prépare ses partitions, joue, se concentre sur la musique. Elle donne généreusement d'elle-même... mais je dois bien admettre... c'est moi qui ai la meilleure part!
Et puis, vers la fin de la soirée, on effleure le sujet de la messe.
Moi : « En tout cas, après notre génération, ça tombe pas à peu près.Tant qu'on la tiendra à bout de bras!... »
Elle : « Moi, si je ne jouais pas du piano, j'irais pu. »
Une autre : « Moi, c'est parce que j'accompagne ma mère... ». Et la plupart d'être d'accord que c'est en fait, « dépassé ».
Plus jeune, j'aurais probablement suivi. Mais là, bien centrée sur moi et mes expériences de vie, je réponds en sorte de coming out : « Ben moi j'irais pareil. (même sans mon père car j'y vais toute seule en ville) » Surprise générale. En souriant, je continue : « Ben oui, j'aime ça, ça me fait du bien pis ça me dérange pas d'être différente, de toute façon je suis même pas sur Facebook ! »
En fait, j'adore l'effet de surprise et nager à contre-courant dans ce monde qui me rejoint de moins en moins.
Cadette est à côté de moi. Elle vient aussi à la messe et je suis heureuse qu'elle y puise de la lumière elle aussi.Alors je ne suis pas pour me défiler...
Je continue : « J'aime les textes, y a de beaux messages là-dedans. Pis des fois, ça me rejoint dans ma vie, c'est pas croyable! »
Une amie : « Oui mais des fois... comme celui-là de la femme soumise!... »
Moi pour renchérir: « Oué... Moi celui que je suis pas capable, c'est le texte de Marthe qui sert tout le monde. Elle se plaint de tout faire et demande de l'aide de sa sœur qui écoute Jésus. Pis lui y répond en gros de laisser sa sœur tranquille, qu'elle a choisi la meilleure part! Ça me met toujours en maudit ce texte-là, parce que je pense aux soupers que j'organise des fois pis que je manque d'aide! ». Pauvre Marthe qui aimerait bien, elle aussi, écouter tranquille et profiter de ce moment si précieux.
Rendue chez nous, je réfléchis à notre discussion, et surtout à mon amie pianiste. Je réalise ceci : À la messe, je suis assise dans le banc et j'écoute les textes, les messages précieux... alors que mon amie prépare ses partitions, joue, se concentre sur la musique. Elle donne généreusement d'elle-même... mais je dois bien admettre... c'est moi qui ai la meilleure part!
samedi 2 février 2019
Au pays des médias 2
Ils sont utiles les médias. Et beaucoup, surtout en tant de crises, de catastrophes naturelles. On a besoin d'être informés, soutenus. Ils aident à la résilience d'une communauté. On l'a bien vu, aux Îles, quand le câble sous-marin a été sectionné cet automne. Coupé du monde, de la Grand'terre, on se sent dériver comme un astronaute dans l'espace, coupé de sa fusée.
Ils sont utiles lorsque construits et utilisés positivement, avec bon sens et respect.
Ils sont précieux même, pour communiquer.
Mais il nous faut prendre conscience de leur impact sur nous en tout temps et sur ceux qui nous entourent. Du temps qu'on y accorde, au contenu qui nous déprime.
Comme un trou noir avalant toute lumière.
Parce que lorsque l'on éteint, dans le silence de son « home »... c'est la paix.
Et la paix n'appartient pas seulement au pays des licornes.
Ils sont utiles lorsque construits et utilisés positivement, avec bon sens et respect.
Ils sont précieux même, pour communiquer.
Mais il nous faut prendre conscience de leur impact sur nous en tout temps et sur ceux qui nous entourent. Du temps qu'on y accorde, au contenu qui nous déprime.
Comme un trou noir avalant toute lumière.
Parce que lorsque l'on éteint, dans le silence de son « home »... c'est la paix.
Et la paix n'appartient pas seulement au pays des licornes.
lundi 28 janvier 2019
Ça me rappelle
l'histoire de cette soeur qui avait étudié dans un cours avec moi. Une femme brillante qui a travaillé fort au sein de sa congrégation religieuse. Directrice d'un musée dont certaines pièces étaient très anciennes, elle me dit : « Tu sais, y en a qui viennent pour emprunter mon coffret de rangement que je me suis créé pour les grandes pièces de tissus (drapeaux, etc.). Et bien je leur loue!... 500 $ !
Pas donné!... et j'ai bien rit. N'a-t-on pas l'image de la générosité chrétienne de laquelle on abuse bien souvent ?
Comme quoi on peut être à la fois chrétienne et une redoutable femme d'affaire pour faire vivre sa communauté... et une amie avec qui j'ai eu bien du plaisir à discuter!
Pas donné!... et j'ai bien rit. N'a-t-on pas l'image de la générosité chrétienne de laquelle on abuse bien souvent ?
Comme quoi on peut être à la fois chrétienne et une redoutable femme d'affaire pour faire vivre sa communauté... et une amie avec qui j'ai eu bien du plaisir à discuter!
dimanche 27 janvier 2019
Les indésirables
Comme je me suis fait prendre un beau 300 $ d'un soi-disant technicien de Microsoft (bon, pas fort) à un moment où j'avais « baissé ma garde »... je ferme systématiquement la porte téléphonique à tout appel inconnu, de sollicitation, d'offre ou de sondage.C'est dire que ma patience n'est pas à son niveau le plus élevé quand on appelle pour la troisième fois en deux jours, sur l'heure des repas.
Les deux premières fois, au midi et au souper, je leur ai pratiquement fermé la ligne au nez. J'attends quelques secondes... puis une voix lointaine me dit : « Bonjour, je vous appelle de la compagnie ... » Moi : « Merci mais on n'a besoin de rien! » CLIC!.
La troisième, j'ai pris un grand « respire » et je me suis dit « bon... je fais preuve de patience et de respect... au moins j'écoute poliment ce qu'il a à me proposer et j'interagis intelligemment. » Je lui rappelle toutefois au début de la conversation, que « c'est la troisième fois en deux jours sur les heures de repas ». Pas découragé pantoute, il continue.
Son offre est nébuleuse. Une compagnie de « marché d'échange »... un « logiciel intelligent qui me permettrait de faire du profit sur les factures... » (et lui d'obtenir beaucoup d'infos sur moi)... une « entreprise internationale... » Bon. Comme tout client est en droit d'obtenir plus d'information sur la compagnie... Moi, en deux tentatives : « Avez-vous un site Internet ? » Il m'invite enfin à aller sur un site que je ne nommerai pas car la curiosité mène souvent à de vilains virus, des vers et des cookies informatiques... friands de nos informations personnelles. D'ailleurs, le vendeur croit finalement pouvoir me faire faire une visite de son site parce que, « selon la psychologie... j'y suis déjà! ». Et ben non!
Re-moi : « Pouvez-vous me donner vos coordonnées ? » Légitime. Il m'appelle à mon numéro perso j'ai bien le droit de lui demander ses infos!.. À la troisième fois, il me donne un courriel gmail, donc personnel. Ainsi dotée d'une « carte d'atout » comme aurait dit ma mère..., je répond calmement... avec assurance : « Maintenant, je peux vous dire que je ne suis pas intéressée, je ne fais pas partie de vos clientèles cibles, je n'achèterai quoi que ce soit par téléphone... vous perdez votre temps et je souhaite demeurée polie et respectueuse. En fait, qu'on se respecte tous les deux. » Déstabilisé, il redevient humain et se défend : « Moi, vous savez, je suis ici temporaire, j'arrive d'un autre pays, etc... » et puis enfin : « Je vais demander à ce qu'on enlève votre numéro de téléphone de la liste » Ouffff. Yeah!
Je ne sais pas s'il le fera ou non mais je devrais avoir la paix pour un bout.
Pourquoi est-ce que je vous raconte cette histoire dans ce billet ?
J'ai senti que, profondément, cette personne était reconnaissante que je lui démontre du respect envers et contre tout. Et surtout, après le rêve que j'ai fait où je réussissais à lutter contre le Mal, c'est-à-dire, dans ce cas-ci, contre la colère et l'impatience, j'ai réussi à argumenter calmement et humainement bien qu'il serait légitime de faire autrement.
Notre spiritualité est testée dans les moindres petits moments...
Spirituelle oui... mais pas bonasse!
Les deux premières fois, au midi et au souper, je leur ai pratiquement fermé la ligne au nez. J'attends quelques secondes... puis une voix lointaine me dit : « Bonjour, je vous appelle de la compagnie ... » Moi : « Merci mais on n'a besoin de rien! » CLIC!.
La troisième, j'ai pris un grand « respire » et je me suis dit « bon... je fais preuve de patience et de respect... au moins j'écoute poliment ce qu'il a à me proposer et j'interagis intelligemment. » Je lui rappelle toutefois au début de la conversation, que « c'est la troisième fois en deux jours sur les heures de repas ». Pas découragé pantoute, il continue.
Son offre est nébuleuse. Une compagnie de « marché d'échange »... un « logiciel intelligent qui me permettrait de faire du profit sur les factures... » (et lui d'obtenir beaucoup d'infos sur moi)... une « entreprise internationale... » Bon. Comme tout client est en droit d'obtenir plus d'information sur la compagnie... Moi, en deux tentatives : « Avez-vous un site Internet ? » Il m'invite enfin à aller sur un site que je ne nommerai pas car la curiosité mène souvent à de vilains virus, des vers et des cookies informatiques... friands de nos informations personnelles. D'ailleurs, le vendeur croit finalement pouvoir me faire faire une visite de son site parce que, « selon la psychologie... j'y suis déjà! ». Et ben non!
Re-moi : « Pouvez-vous me donner vos coordonnées ? » Légitime. Il m'appelle à mon numéro perso j'ai bien le droit de lui demander ses infos!.. À la troisième fois, il me donne un courriel gmail, donc personnel. Ainsi dotée d'une « carte d'atout » comme aurait dit ma mère..., je répond calmement... avec assurance : « Maintenant, je peux vous dire que je ne suis pas intéressée, je ne fais pas partie de vos clientèles cibles, je n'achèterai quoi que ce soit par téléphone... vous perdez votre temps et je souhaite demeurée polie et respectueuse. En fait, qu'on se respecte tous les deux. » Déstabilisé, il redevient humain et se défend : « Moi, vous savez, je suis ici temporaire, j'arrive d'un autre pays, etc... » et puis enfin : « Je vais demander à ce qu'on enlève votre numéro de téléphone de la liste » Ouffff. Yeah!
Je ne sais pas s'il le fera ou non mais je devrais avoir la paix pour un bout.
Pourquoi est-ce que je vous raconte cette histoire dans ce billet ?
J'ai senti que, profondément, cette personne était reconnaissante que je lui démontre du respect envers et contre tout. Et surtout, après le rêve que j'ai fait où je réussissais à lutter contre le Mal, c'est-à-dire, dans ce cas-ci, contre la colère et l'impatience, j'ai réussi à argumenter calmement et humainement bien qu'il serait légitime de faire autrement.
Notre spiritualité est testée dans les moindres petits moments...
Spirituelle oui... mais pas bonasse!
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