lundi 30 janvier 2017

Le match d'après... quelques citations (2)

Coach Ladouceur : « C'est pas facile de grandir. C'est même très compliqué. Mais c'est ce que je m'efforce de vous apprendre. Ce qui compte ce n'est pas que vous gagniez. Ce n'est pas de marquer des touchdown. Ce qui compte c'est de vous entrouvrir une voie qui vous permettra de trouver les valeurs qui vous feront grandir. Afin que le jour où vous trouverez votre place dans le monde ou ici même, dans notre ville, vous puissiez compter sur ces mêmes valeurs. »

Le match d'après... quelques citations

Je me permets de reprendre aussi ces quelques citations car elles nous font comprendre toute la grandeur de ce guide si inspirant pour des centaines de jeunes.

Pendant le film :

Coach Ladouceur : « C'est à vous de décider quelle équipe vous voulez être. Parce que pour l'instant, tout ce que je vois, c'est une bande d'ados qui voudraient s'assoir sans effort sur le trône et qui espèrent qu'on leur apportera la bague de champion sur un plateau. Juste parce qu'ils jouent pour De La Salle et qu'ils pensent le mériter. Mais jusqu'à présent la plupart d'entre vous ont été brouillons, sujets aux erreurs,  pas assez endurant et pas assez agressifs. »

C'est ce qui s'appelle voir les choses en face.

Ce monde a tant besoin de vérité. Toujours partagé entre le vrai et le faux, entre le réel et l'irréel, entre le paraître et le être.

... et d'humilité.

Dure vérité... mais tellement efficace !

dimanche 29 janvier 2017

Un film inspirant... Le match d'après

Parlant de film...

Il est des produits de la culture qui « nous élèvent l'âme ». Car ils nous font connaître des œuvres, des personnes qui autrement nous resteraient cachées. Comme un trésor au fond de l'océan.

Pour moi, ce sont des personnes inspirantes. Non pas par leur succès, mais par leur foi et leur don de faire s'épanouir le meilleur des autres...

Je viens de regarder le film du très inspirant coach de Football américain, Bob Ladouceur. Une histoire vraie. On a dit de lui qu'il était le meilleur des coachs professionnels... bien qu'il n'ait été entraîneur que d'une équipe du lycée.

Le film commence alors que l'équipe gagne son 151e match d'affilé. Rien de moins. La formation fait ensuite face à des défaites. Afin de motiver ses troupes à redevenir champions, il leur apprend les       « principes de la fratrie, de la foi et du dur labeur ».

Entre autres, c'est assez touchant de voir de grands gaillards de toutes origines, parmi les plus pauvres et les plus machos, réciter ensemble le Notre Père.

Aux funérailles d'un membre de l'équipe, le coach Ladouceur dit ces quelques mots (on peut voir le vrai filmé, dans le générique) : « Pourquoi Terence ? Pourquoi maintenant ? Je sais bien qu'en tant que Chrétien nous ne pouvons pas nous permettre de poser ces questions parce que, le faire, reviendrait à mettre en doute ta bienveillance et ta sagesse divine. Mais aujourd'hui, je suis perdu. M. Kail, Mamie Kail, je ne peux même pas imaginer la peine qui est la vôtre. Mais sachez que vous avez élevé le genre de personne que l'on voudrait tous devenir. Nous demandons aux membres de notre équipe de comprendre et d'atteindre certains idéaux. La perfection, l'engagement, la compassion, la fraternité, la foi. Et le jour où j'ai vu TK pénétrer sur le terrain pour la première fois, j'ai tout de suite su que ce garçon avait été touché par la grâce. C'était un athlète mais c'était aussi un jeune homme remarquable. Il incarnait tous ces idéaux. Il n'a jamais baissé les bras, ni laissé tombé qui que ce soit. Et si l'un de nous deux a appris quelque chose à l'autre, c'est bien toi. Merci. Parce que lorsque je serai à nouveau perdu, en train de me débattre avec ma foi, je n'aurai qu'à me remémorer ton souvenir. Pour des raisons qui nous échappent, Seigneur, tu as rappelé TK dans ton royaume. Il est à tes côtés désormais. Prends bien soin de lui. »

L'acceptation de l'inacceptable. Le lâcher prise. La foi même dans la douleur. La beauté du moment envers et contre tout.

mercredi 25 janvier 2017

Comme un film

Vous souvenez-vous des bobines de film de cinéma ou de Kodack ?

La vie se déroule  comme un film. En séquences. Le mystère réside à savoir si le scénario, ou destin, est écrit à l'avance ou non. Peut-être pour certaines personnes ou a certains carrefours de la vie.

Mais le « film de la vie » s'avère autant de scènes collées bout à bout, d'images qui s'impriment en nous comme sur les bons vieux films Kodack ou les bobines de cinéma d'autrefois. Les moments les plus intenses laissant une marque plus profonde dans nos souvenirs, sur notre âme.

Nous sommes l'auteur de notre propre film. Chaque geste, chaque mot, chaque prière s'y inscrit. Voilà pourquoi tout dépend de notre attitude, de notre façon de voir les choses, de les entreprendre. Ce peut être un film triste ou comique, ennuyant ou passionnant, par bout tout au moins.

Chaque scène en devenir est à la fois intrigante, insécurisante, fascinante. Mais lorsqu'on développe sa foi, on ne se sent jamais seul pour y jouer... le jeu de la vie.

lundi 23 janvier 2017

Sur la route de mes z-Îles 9

J'ai fini par me rendre aux Îles... deux jours plus tard. Une grosse tempête de neige a recouvert les maritimes... l'Île-du-Prince-Édouard et les Îles de la Madeleine incluses.

J'ai trouvé un bon Bed and Breakfast à Souris PEI bien douillet avec une verrière en prime. J'y ai travaillé dans mon projet de mémoire dans le calme, le chien de la maison venant faire son tour de temps en temps. La maison est tenue par un couple âgé dont la dame confectionnait ses gâteaux aux fruits de Noël pour ses parents et amis. Vraiment sympa.

J'ai même assisté à une messe en anglais à la magnifique église de Souris. Je ne compris pas grand chose avec l'écho et l'accent du prêtre, mais je suivais en pensant aux rites français. J'ai communié avec eux, Jésus nous rassemblant en ce lieu saint. Et puis les chansons étaient tellement belles, toute simples, chantées par trois femmes qui s'accompagnaient à la guitare. Le monsieur du B & B me dit en anglais que lui aussi ne comprend pas à cause de l'écho... J'ai souris et me suis dit « un chic type. Ça m'enlève mes complexes ».

L'électricité a manqué dans la soirée de dimanche jusqu'au lundi matin. J'ai eu droit au petit foyer au gaz dans la verrière. Une belle atmosphère.

Et au déjeuner, j'ai connu une personne qui s'en venait aux Iles. Puis une traversée pas trop houleuse. Oufff.

Et, devinez quoi ? La surprise de mon arrivée samedi aurait surtout été pour moi... personne n'était présent à ce moment !

Comme quoi l'ordre divin des choses est parfois étonnant !

vendredi 20 janvier 2017

Sur la route de mes z-Îles 8



Et il y a la bonne.

D'abord en comprenant la situation. Je m'informe.
Le monde des Îles profite maintenant du fameux Black Friday, soit les aubaines d'avant les Fêtes, qui se déroulent notamment à l'Île-du-Prince-Édouard et à Moncton. Voilà pourquoi y a tant d'autos. (Haaa, c'est donc çaaaa). Et ça leur donne aussi une belle « déblâme » (prétexte) pour une petite virée à l'extérieur des Îles.

Les camions sont aussi plus nombreux, amenant le bois, les aliments et autres pour la période des Fêtes. L'été, on laisse passer les visiteurs avant puisqu'il y a de toute façon, deux aller-retour par jour. Mais à cette date-ci, les camions ont le privilège d'embarquer en premier car ils ne peuvent laisser leur marchandise, surtout les aliments, plusieurs jours sur le quai. Et c'est aussi l'économie des Îles qui en pâtit.

Enfin, la réservation permet à la CTMA de planifier les besoins de personnel et surtout les repas. On s'entend que 40 personnes ce n'est pas comme 200...

Mea culpa.
Pour être honnête, la situation de ma voisine était plus frustrante. Mais je n'ai pas réservé et je suis arrivée après une heure. La leçon est prise pour le reste de mes jours.
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Leçons spirituelles :

C'est une marque de respect envers la compagnie de transport que de réserver dès que possible pour toutes les raisons ci-dessus.
Faut comprendre son personnel et demeurer dans une attitude positive.
Faire attention à ce qu'on demande... car ça risque d'arriver. Je m'inquiétais pour mes travaux à faire dans mon projet de mémoire... et bien j'aurai du temps... et pourrai m'y consacrer.
Faire confiance et lâcher prise pour trouver un hôtel, de la nourriture et des côtés positifs à l'aventure...

mercredi 18 janvier 2017

Sur la route de mes z-Îles 7

D'abord la mauvaise.

C'est tentant d'avoir une attitude négative :

En maudissant la CTMA qui n'a pas eu l'élégance de nous faire passer avant les camions.
En perdant ce magnifique beau temps d'une mer d'huile et en désespérant de devoir traverser demain dans une houle à faire peur...
En rechignant.
En tapant du pied.
En empruntant des termes catholiques dans une situation inappropriée...
En évaluant les coûts supplémentaires d'une (seulement une ? y annoncent une tempête !) nuit à l'hôtel et des repas.
En évaluant la perte de mon beau samedi soir d'arrivée surprise avec mes sœurs et mon père.
En me culpabilisant (haaa si seulement je n'avais pas fait tous ces arrêts, si je m'étais rendue sur le quai tout de suite, etc.). Étonnamment la question de la réservation n'est pas encore soulevée. Qui a envie de se sentir coupable dans un tel moment ??
Etc.