mardi 17 janvier 2017

Sur la route de mes z-Îles 6

Pas de réservation ? Le beau jeune homme de Souris PEI (Prince Edouard Island) qui guide le trafic sur le quai m'indique que je serai chanceuse si je peux partir aujourd'hui...

Ben voyons donc ! Pas possible ! OK  y a du monde. Mais la CTMA fait TOUJOURS embarquer les autos avant les camions et tout le monde embarque... enfin, le « peuple ». En plus, y annoncent une tempête demain...

Le chargement du bateau est long. Plus que d'habitude. Tout est calculé au quart de livre pour équilibrer ce monument des mers. Même la passerelle du 2e étage est utilisée pour les autos. Y a vraiment beaucoup de monde. Mais pourquoi diantre ? Les derniers embarquent au compte goutte. Reste un camion de bois, mon auto lilliputienne et une autre pas plus grosse avant moi.

Et là... s'avançant la mine basse... le pauvre jeune homme qui vient nous annoncer la mauvaise nouvelle. On embarque pas !! Je suis incrédule... mais celle avant moi est en beau maudit ! Elle avait une réservation - ELLE. Sauf qu'elle est arrivée à 13h20 mais la règle est 13h00. Y tolèrent un peu mais clairement... pas aujourd'hui. On est pas habitué à ça, nous, Madelinots, une telle rigidité.

J'ai pour mon dire qu'en toute circonstance il y a deux façons de prendre les choses... : la bonne et la mauvaise.

lundi 16 janvier 2017

Sur la route de mes z-Îles 5


Le lendemain, « On the road again » comme le dit la chanson.

Avant la construction du pont de la Confédération, nous en avons stressé un coup pour arriver à temps, avant 1 h du matin, pour atteindre le traversier de Cap Tourmentin. On partait de Québec, quelques étudiants dans une auto bringuebalante. Passé Moncton, la fatigue me tenaillait comme conductrice et j'ai souvent demandé à mon ange gardien de « me tenir éveillée » jusqu'au bout, de       « prendre la relève » en quelque sorte. Étonnamment, ça fonctionnait ! (Je le fais encore au besoin). Certains voyages, j'avais aussi quelques barres de chocolat qui, outre les boutons sur le visage, me donnaient de l'énergie. On est plusieurs fois arrivées à 1h - 1/4, juste à temps, la porte du bateau se refermant sur notre passage... Autrement, il fallait attendre jusqu'à 6 h du matin, sur le quai...

La poésie de ce transport maritime a laissé la place, bienvenue, au pont qui embellit le paysage et permet une bien plus grande flexibilité. Bref, je le traverse dans le soleil, baissant la fenêtre pour humer l'air salin. Ça me fait chaud au cœur à chaque fois.

La température est douce à l'Île-du-Prince-Edouard. On se croirait au printemps. Très peu de neige. La mer est calme. La traversée sera idéale. Exactement ce que je souhaitais. Je ne suis pas malade en mer mais tout de même...  Cinq heures dans le golfe Saint-Laurent ça peut être long dans les vagues automnales...

Le bateau part à 14h. Je n'ai pas le goût d'attendre une heure pour rien sur le quai. En cette fin novembre, j'estime à quelques autos et camions tout au plus, l'achalandage qu'il y aura sur le bateau. Je n'ai donc pas réservé et prends tout mon temps, visite une entreprise de statues en pierre, achète une bouteille de vin pour fêter mon « arrivée surprise » avec mes sœurs, rempli le réservoir d'essence.

J'arrive sur le quai à 13h15... et... constate que celui-ci est rempli à ras bord d'autos et de vannes. Oups. J'ai manqué quelque chose ?

Sur la route de mes z-Îles 4

Enfin Fredericton. Je réserve une chambre d'hôtel puis je m'en vais souper dans un pub. Très fatiguée, dans ce coin que je ne connais pas,  je passe tout droit et traverse inutilement le pont aller-retour... plus ça change plus c'est pareil... 

Enfin, enfin, assise devant le plus gros hamburger que j'ais goûté, et délicieux avec ça, j'informe la serveuse que le panneau de stationnement devant le pub présente quelque problème. « Haaa, c'est pour ça que les gens ont des contraventions ! »... Si près et pourtant si loin de sa réalité.

Mais le hamburger et la bonne bière rousse ont valu le déplacement ! Et quel déplacement !

dimanche 15 janvier 2017

Sur la route de mes z-Îles 3

Mamie m'est venue en pensée, peut-être parce que j'ai vu, posée sur un petit buffet chez mon amie, la même carte qui m'a été offerte par Tantounette à mon anniversaire l'année du décès de ma mère. Sur cette carte, une rose à la couleur spéciale, un peu orangée. La même couleur que cette rose qui m'avait été donnée, au travers tout un bouquet de roses rouges, pour la plupart, aux funérailles. J'aurais préféré une rouge mais ce n'était pas le moment d'en faire un plat, et j'ai lancé la mienne moi aussi, sur le cercueil. En me disant que peut-être, cette couleur spéciale reviendrait dans ma vie à des moments particuliers, comme un signe.

Et c'eut été bien elle de « m'avertir » de partir, compte tenu de la température refroidie, de la neige, des routes glacées. D'autant que j'avais eu une pensée pour la « glace noire », ma frayeur, celle qui ne parait pas. La température se maintenant entre -2o C. et + 2o C.

J'ai donc « capté » le message, s'il en est me direz-vous, qu'il était plus que temps que je reparte. D'autant que mon amie m'a parlé des dangers de la glace noire juste avant de partir.

« Y a t-il un message pour vous ? » Être « présent » à son environnement demande une bonne part d'écoute.

À la fin d'une longue journée de route, très fatiguée, j'avais oublié que je « perdais une heure » au Nouveau-Brunswic, l'heure des maritimes, et que la nuit tombe beaucoup plus tôt en cette fin novembre. L'heure où la visibilité est moindre et que la pluie tombée le jour se glace sur les routes... J'ai repensé à mes « messages » et demandé un « signe clair ». Devais-je continuer ou arrêter dormir à Fredericton ? Juste à cet instant, je tourne le regard sur le panneau de route... qui m'indique Fredericton. Alors voilà ! Heureusement, car je croyais en avoir seulement pour une heure pour atteindre Moncton. Il m'en a pris une heure trente le lendemain pour m'y rendre sur une route pluvieuse et non plus glacée de la veille...

D'aucun parleront « d'instinct », d'intuition. Moi, de l'inspiration de mes « guides ». Mon ange gardien ou ma mère, qui inspirent mes proches ou moi-même. Une belle équipe !

samedi 14 janvier 2017

Sur la route de mes z-Îles 2

Deuxième arrêt, chez une amie. De belles retrouvailles amicales, d'autant qu'elle en a invité une autre à se joindre à nous pour souper. Ce sont d'anciennes collègues, de bonnes personnes au grand coeur. Nos « revoyures » s'étirent de plus en plus avec le temps puisque je vais moins à Québec.

Je me lève tôt le lendemain pour saluer mon amie retraitée qui se prépare pour son bénévolat à l'Auberivière. Je décide de me recoucher un peu avant de partir pour être bien reposée pour la route. Finalement, elle n'y va pas et se recouche elle aussi. et on s'entend qu'elle me réveillera à 9h30. Je me réveille au son d'un toc-toc-toc sur la porte... un peu impatient du genre « bon là faut que tu partes parce que la route est longue et glacée »... Il est 9h30... Je me lève et remarque... que mon amie est encore au lit dans sa chambre...

Je lui demande si c'est elle qui a frappé... elle me répond que ce doit être quelqu'un à l'étage. Était-ce Mamie ?

Ben coudon. J'accepte toute « l'aide » dont j'ai besoin !

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mardi 10 janvier 2017

Sur la route de mes z-Îles

Mon neveu est aux études. Il est déjà épuisé bien que la fin de session est encore loin... et la vue des pâtés au poulet, recette de Mamie chérie, lui remonte le moral.

J'ai longtemps cuisiné avec ma mère. J'ai retranscris plusieurs de ses recettes, notre « patrimoine culinaire » comme je l'appelle.  Chaque fois que je les cuisine, je me rappelle tous les efforts et tout l'amour que Mamie mettait à les préparer. Et j'ai plaisir à en distribuer, tant les plats que cet amour.

On prend le temps d'aller dîner ensemble, neveu et moi, de jaser. Sa facilité à communiquer m'étonne toujours. Je n'y suis pas habituée avec les hommes de mon entourage. Pourtant, ce monde gagnerait tant à bâtir des ponts de compréhension...

J'aurais aimé avoir plus de temps à lui accorder, au cours de ses dernières années à Québec. Enfin, on donne ce qu'on peut.

À son tour, il me donne de son temps très rare pour organiser mon cadeau de Noël de mon conjoint, un I Pod qu'il branche dans un petit amplificateur. Youppi! J'aurai de la musique tout le long.

lundi 9 janvier 2017

La vie est un voyage...

Je suis partie de Montréal en auto, le jeudi 26 novembre.

Partir pour les Îles de la Madeleine, en plein automne, est tout un voyage ! Quinze heures de route à la fin novembre où les premières gelées peuvent vous tomber dessus... beaucoup, beaucoup de gens attendent au 15 décembre, soit la date limite permise par la loi, avant de placer leurs pneus d'hiver... C'est qu'il peut s'en passer d'ici là!... Cinq heures de traversée en bateau... les tempêtes d'automne nourries aux changements de température peuvent vous brasser le kakawit en un rien de temps !

C'est une aventure en soi.

J'invite mon ange gardien à « s'assoir à mes côtés »... et sur la longue route, après un bout de mon répertoire musical, histoire de passer le temps, de me « connecter » et de me protéger... je récite un chapelet.

 Premier arrêt à Québec, voir mon neveu et dormir chez une amie. Ça coupe la route et permet de renouer des liens.