Dans toutes mes années du primaire et surtout du secondaire, je n'ai jamais compris pourquoi on accordait à la catéchèse une note de passage sur un bulletin. C'était pour moi un non sens puisqu'on ne peut évaluer la spiritualité d'une personne de façon objective. Qu'elle soit enseignée à tout le monde, soit. Encore que j'ai compris plus tard à quel point il est préférable que cela se fasse en dehors du système scolaire Comme je l'ai enseignée à la Maison de la foi à Rosemont, j'étais à même de constater que les enfants y viennent pour la plupart d'eux-même, joyeusement. Mais aussi, parce que, à l'école, les enseignants se voyaient parfois attribuer un cours d'une religion à laquelle ils n'adhéraient pas ou pire, comme cette homosexuelle que j'ai connue, de laquelle elle était exclue. Et cet apprentissage «par la mémoire» s'inscrivait dans la tête et rarement dans le coeur. Alors que l'essentiel du message de Jésus est d'apprendre à nous aimer et à aimer notre père des cieux...
Cependant, l'avantage au temps de l'enseignement de la catéchèse dans les écoles du Québec, était que tous les élèves y étaient initiés. Qu'on y discutait de valeurs. Comme un fond qui s'installe en soi. Certains n'y retourneront jamais, d'autres le dépoussièreront avec le temps ou au besoin...
En fait, ce que j'ai appris de plus utile dans mes cours de catéchèse, me fut enseigné par une soeur de la congrégation Notre-Dame, Françoise Lavoie, que j'aimais beaucoup : «Il ne faut pas garder de crottes sur le coeur». Simple mais efficace pour des jeunes. Pour éviter les rancunes et l'amertume. Pour apprendre à pardonner. Elle avait dit à un ami qui se droguait : «Tu sais, une rose est bien plus belle naturelle...». Cette phrase l'a marqué au point de devenir sobre...
C'est elle, d'ailleurs, qui m'a donné ma bible actuelle. À mon dernier cours de catéchèse, en sortant, je lui ai demandé simplement et, surprise, elle a accepté. Depuis, les autres bibles sont rendues on ne sait où... mais je garde précieusement la mienne.
Aurevoir Françoise, et je prie Dieu que tu sois heureuse près de Jésus que tu as tant voulu partager avec nous.
C'est la belle Françoise lon la, c'est la belle Françoise...
Lors de mon voyage sur la Côte-Nord, au monastère de Charlevoix, Père John me demande : «Où vas-tu ?».... Dans une intuition, je lui réponds: «Vers moi».
samedi 29 mars 2014
jeudi 27 mars 2014
Vous croyez la télé intéressante ?
Fermez-la et regardez autour de
vous. Bon, c’est peut-être trop tranquille ou encore trop mouvementé. Mais la
vie pullule d’anecdotes de motifs d’intérêt, pour peu qu’on s’y arrête. À commencer par soi-même. Oui, oui. Cette
abysse intérieur ou cet Everest, selon, qui guide chacun de nos pas, nos
pensées, nos choix.
Prenez, moi, Acadienne des Îles de la Madeleine, personnage anonyme dans
cette grande ville de Montréal. Immigrante reçue comme tous ces tunisiens,
brésiliens, chinois, indiens et j’en passe. Loin des miens encore aux Îles pour
la plupart.
Une Acadienne… à contre-temps. Qui continue d’aller à la
messe comme je le faisais de temps en
temps aux Îles. Car chez nous, nous n’avons pas peur d’afficher notre
foi. Croyez-le ou pas, l’église Saint-Pierre de Lavernière est encore remplie à ras
bord à la messe de Noël de 20h! Plein de gens debout à l’arrière, en haut dans
le jubé. «What a gang!!» comme on dirait chez nous. Cordés comme des harengs fumés dans les boîtes
de bois… Et ça grouille d’enfants. C’est presque aussi plein au Vendredi Saint, les enfants en moins. Étonnant
n’est-ce pas ? Peut-être qu’à cette messe, c’est parce que nous avons un peu le sentiment
«d’accompagner Jésus» dans ses moments difficiles. Comme un ami. Et entre ces
deux événements ? Ben…
On marie, on baptise, on enterre, on souligne le début de la pêche, on bénie les bateaux et les marins.
Nous avons, pour la
plupart je dirais, au moins conservé notre foi. Peut-être parce que, pour
emprunter une belle expression de tante Anne-Marie, sur cette «île en mer»,
nous sentons toute la fragilité de la vie. Nous nous inquiétons, chaque fois
qu’un parent part pour la «grand’terre»,
qu’il traverse en bateau ou en avion, qu’il roule des milliers de
kilomètres sur les autoroutes achalandées ou des chemins périlleux en hiver. Et
puis les Madelinots, ça voyage! On les retrouve partout sur la planète. Alors
ça fait du bien de les sentir «protégés». On prie pour ça en tout cas. Mais
surtout, chaque année, à la saison de la pêche. Pour nos marins sur une mer pas
toujours clémente…. Ou sur les glaces… celles qui restent.
Bref, vous voyez un peu la couleur de cette chronique que je
lance dans cet océan virtuel comme un message dans une bouteille…
lundi 24 mars 2014
Bon anniversaire
Aujourd’hui, 24 mars, serait l’anniversaire de ma mère… quel cadeau lui attribuer, dans son nouveau monde immatériel, sinon qu’une prière ? Je suis donc retournée dans mon trésor caché : la petite chapelle de la Basilique Notre-Dame dans le Vieux Montréal. Comme je cours les fins de semaine, ou je me repose, c’est selon, j’aime fréquenter cet endroit sur l’heure du midi en semaine. La messe est courte, tellement que l’on doit porter attention à chaque parole surtout pendant le mini «sermon» (l’homélie).
Arrivée tôt, j’ai prié pour Mamie, mais aussi pour la famille. Car lorsque la mère «part», c’est souvent le pilier, le point de rencontre, la rassembleuse qui nous quitte. Alors j’ai prié pour que la famille demeure toujours unie, malgré les différents, le matériel, la distance…
À l’homélie, Père Miguel a souligné l’importance de la «force de la parole» et que :...« pour qu’une famille reste unie, qu’elle communique, qu’on se dise qu’on s’aime, qu’on a besoin les uns des autres…» Dieu ne répond pas toujours aussi vite… mais ça peut être étonnant parfois !...
Un autre jour d’anniversaire, en des temps plus joyeux, j’ai donné à ma mère une carte où je lui ai souhaité : «Chère Mamie, pour ta fête, je NOUS souhaite du travail, de l’amour, des sous, etc.. sachant bien que c’est ainsi que tu seras heureuse…»
Et bien aujourd’hui, en allumant deux beaux lampions blancs, j’ai demandé dans ma prière au Sacré-Cœur de Jésus, son préféré, de bien l'accueillir mais aussi... nous apporter son soutien à toute la famille… pour qu’elle puisse vraiment reposer en paix.
Bonne fête Mamie! Avec amour... et un tapis de roses.
vendredi 21 mars 2014
Qu'on se rassure...
Le but de la spiritualité est d'entreprendre une démarche, une «ouverture» sur notre intérieur, sur le sens de notre vie, et non plus seulement vers le monde extérieur et matériel.
Le but ultime, selon moi, est d'accepter d'entrer en relation avec Dieu, Yahvé, l'Être suprême, ou, comme disait Jésus : «notre père». D'établir un pont, une connexion, une relation sincère et aimante de part et d'autre.
Comme toute relation d'amour vrai est empreinte de respect et d'engagement, tout ce qui n'en fait pas partie tombe un morceau à la fois. Et nous découvrons en nous, au fur et à mesure, une lumière de plus en plus belle. Nous découvrons le meilleur de nous-mêmes.
Comme on le voit, le premier pas est de tourner son regard vers l'intérieur de soi, de fermer les yeux, de faire le calme, et de commencer un «dialogue» intérieur. Un pont de «communication» doucement, naturellement, et de parler au Père... j'ai refait un jour ce «premier pas» en entrant dans une église vide...
Aussi simple que cela. Il faut toutefois «accepter» de se tourner vers Lui, ou à tout le moins d'accepter de s'ouvrir, même avec scepticisme. Les «réponses» viendront avec le temps, aussi étonnant que cela puisse paraître...
Le but ultime, selon moi, est d'accepter d'entrer en relation avec Dieu, Yahvé, l'Être suprême, ou, comme disait Jésus : «notre père». D'établir un pont, une connexion, une relation sincère et aimante de part et d'autre.
Comme toute relation d'amour vrai est empreinte de respect et d'engagement, tout ce qui n'en fait pas partie tombe un morceau à la fois. Et nous découvrons en nous, au fur et à mesure, une lumière de plus en plus belle. Nous découvrons le meilleur de nous-mêmes.
Comme on le voit, le premier pas est de tourner son regard vers l'intérieur de soi, de fermer les yeux, de faire le calme, et de commencer un «dialogue» intérieur. Un pont de «communication» doucement, naturellement, et de parler au Père... j'ai refait un jour ce «premier pas» en entrant dans une église vide...
Aussi simple que cela. Il faut toutefois «accepter» de se tourner vers Lui, ou à tout le moins d'accepter de s'ouvrir, même avec scepticisme. Les «réponses» viendront avec le temps, aussi étonnant que cela puisse paraître...
dimanche 16 mars 2014
Pourquoi moi aussi ?
Pourquoi j’ai accepté de faire un blogue ?...
... et bien tout simplement parce qu'on me l’a demandé. J’ai déjà été
à l’avant scène il y a des lustres, en jouant au théâtre à l’école. Mais
depuis, j'ai été plus habituée à faire briller qu’à briller, à mettre en valeur les talents des autres.
Alors pourquoi ai-je accepté de m’afficher en tant que catholique pratiquante en 2014 devant les personnes qui liront cette chronique ?
On me l’a demandé alors que je partageais une parcelle de mon parcours spirituel. Car j’aime raconter, j’aime ma religion, j’aime ma foi,
j’aime le monde et je veux bien partager mon cheminement, des moments étonnants, ce qui fait ma force, des anecdotes et des réflexions qui m’habitent ou me turlupinent depuis un
bout. Aussi, parce que j’ai enseigné la
catéchèse pendant cinq ans et que je n’ai vraiment pas l’air de ça. Parce que
j’ai demandé toute ma vie à être guidée et que c’est sur ce chemin souvent très
difficile que la Vie, Dieu, mon ange gardien, eux tous m’ont amenée.
Aussi parce que j’ai fait sourire celle à qui je racontais cette anecdote : «À un souper du jour de l’An, j’ai lancé
aux amies présentes : Les filles, ce soir, je sors du garde-robe!» Alors que je sens leur respiration en suspend
et les yeux qui se questionnent déjà sur mon orientation sexuelle, je
reprends : «J’enseigne la catéchèse !»….
J’adore surprendre.
Voilà, c’est vrai qu’aujourd’hui on est gêné d’oser avancer
qu’on «croit», et encore plus qu’on «pratique». On s’est fait prendre avec le
Père Noël, on ne veut tout de même pas paraître niaiseux une autre fois!
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