mercredi 2 décembre 2020

Rien n'est acquis

 Il y a deux semaines, je suis allée dans une quincaillerie pour une pôle à rideau à douche. Il n'y en avait pas. « C'est la première fois à ma connaissance qu'on en manque! Y en a tout le temps », me dit le commis. Je rajoute songeuse... « Tant qu'on ne manquera pas de l'essentiel... » 

Sur un archipel au milieu du golfe Saint-Laurent, ce n'est pas banal.

Cette semaine je suis allée à l'une des pharmacies. J'avais de la misère à réaliser qu'il n'y avait ni kleenex, ni papier de toilette et de papier essuie-tout. ZERO. NIET. Heureusement, ce n'était pas le cas ailleurs. Et c'est on ne peut plus essentiel, on s'entend. Ma mère a lavé pendant des années, les mouchoirs de mon père... beurrrk... et en imagine plus boucher les tuyaux d'égoût de papier journaux...

 Ça fait réfléchir... Ce que l'on croyait acquis, acheter comme un réflexe chaque semaine, nos essentiels ne sont plus si évidents à fournir. Pandémie oblige. L'équilibre des saisons, la juste mesure d'une pluie ou assez de neige, de la fraîcheur ou de la chaleur... la fragilité des écosystèmes dont nous faisons partie... la liberté de nous promener où bon nous semble, même si on en aurait les moyens financiers. 

Tout devient précieux. 

Le bénédicité que je récite parfois dans mon coeur en préparant le repas prend tout son sens. Gratitude pour ce qui nous est donné, prêté : la nourriture mais aussi l'eau chaude de la douche, l'eau potable, l'air. Pour l'abondance comme pour la subsistance. Pour la santé et le temps accordé. 

Je prie pour que le travail de conscience planétaire continue son chemin... même... ou plutôt... surtout à l'arrivée du vaccin tant attendu... car toutes les portes s'ouvriront à nouveau. Mais notre belle petite planète est essoufflée elle aussi... et son seul vaccin est l'amour que nous lui portons... l'autocontrôle sur notre consommation.


 

 

 

 

samedi 28 novembre 2020

Crèche de Noël en temps de pandémie

En temps de pandémie, faut c’qui faut !



Précautions à prendre pour installer la crèche de Noël


1.- Un maximum de 4 bergers seront autorisés dans la crèche. Tous devront porter le masque et respecter la distanciation sociale.

2.- Joseph, Marie et l’Enfant Jésus pourront rester ensemble, vu qu’ils font partie d’une même bulle familiale.

3.- L’âne et le boeuf devront détenir un certificat de non-contamination, délivré par l’AFSCA.

4.- Les Rois Mages seront tenus à une quarantaine de 15 jours, qu’ils disposent ou non d’un test Covid négatif, vu qu’ils viennent de l’extérieur .

5.- La paille, la mousse, les branches de sapin et autres décorations seront désinfectées à l’alcool.

6.- L’ange survolant la crèche ne sera pas autorisé, en raison de l’effet aérosol produit par le battement de ses ailes.

7.- Le chœur sera restreint à un seul participant, en raison du risque de contamination.

8.- Aucun berger ne sera âgé de 65 ans ou plus, catégorie à risque.

9.- Tous les participants non essentiels (santons de toutes sortes...) sont interdits.

                                         (anonyme)

 

 .... Haaa et pis tant pis! Au yab la Covid!... on garde notre ange !!

mardi 24 novembre 2020

Poème à l'Ange gardien

J'aurais plaisir à raconter des anecdotes du monde entier sur des actions très concrètes des Anges (cités avec un A majuscule depuis ma lecture du livre Enquête sur l'existence des Anges gardiens). D'une part, bien des livres ont été rédigés sur le sujet. Je m'en suis délecté. Mais, par quelque lubie informatique (et ma méconnaissance), je ne puis recevoir les commentaires et histoires personnelles des lectrices et lecteurs de ce blogue. Et puis, d'autre part, j'en ai raconté plusieurs de ma propre expérience.

Mais j'avoue aussi que le chemin spirituel ne peut leur être entièrement consacré. Ils sont des êtres très « spéciaux » et, je crois, moins intimidants que notre Père céleste et la sainte Famille. C'est une belle porte d'entrée pour se « connecter » sur ce monde invisible,dont l'existence est bien réelle à l'évidence pour moi , comme le vent, l'électricité... ou l'amour. Et ça fait chaud au coeur de savoir que nous ne sommes pas seuls à cheminer dans un monde à la fois si merveilleux... et complexe, voire difficile.

Cependant, l'objectif de notre route spirituelle est au-delà, dans le travail sur soi et auprès des autres. J'aimerais toutefois tourner la « page », si l'on peut dire, avec ce très beau poème de Sainte Thérèse de Lisieux dédié à son ange gardien : 

       À mon Ange gardien

Glorieux gardien de mon âme,

Toi qui brilles dans le beau ciel

Comme une douce et pure flamme

Près du trône de l'Éternel

Tu descends pour moi sur la terre

Et m'éclairant  de ta splendeur

Bel Ange, tu deviens mon frère!...

 

Connaissant ma grande faiblesse

Tu me diriges par la main

Et je te vois avec tendresse

Ôter la pierre du chemin

Toujours ta douce voix m'invite

À ne regarder que les cieux

Plus tu me vois humble et petite

Et plus ton front est radieux.

 

Ô toi! qui traverses l'espace

Plus promptement que les éclairs

Je t'en supplie, vole à ma place

Auprès de ceux qui me sont chers

De ton aile sèche les larmes

Chante combien Jésus est bon

Chante que souffrir a des charmes

Et tout bas, murmure mon nom... 


 (tiré du livre Enquête sur l'existence des Anges gardiens)

vendredi 20 novembre 2020

Moi et l'Ange

 La sainte Marie Lataste qui m'était inconnue, a décrit ainsi d'une si belle façon, la relation avec l'Ange gardien : 

« L'union la plus intime de l'homme est avec les Anges, parce que cette union doit durer toujours et jusque dans l'éternité. L'union avec la créature matérielle est d'un degré beaucoup inférieur  parce que cette union n'est que transitoire et ne dure que dans le temps pour finir à l'entrée de l'Éternité. De plus, ma fille, l'union de l'âme avec l'Ange est la plus forte, parce que cette union n'est pas une union passive, mais une union opérante et pleine d'activité. Il y a une communication entre l'homme et les Anges; il y a entente, et cette communication, cette entente deviennent telles que l'homme finit par ressembler à l'Ange et prendre position avec lui. »

 (Tiré du livre Enquête sur l'existence des Anges gardiens)

dimanche 15 novembre 2020

2 octobre : Bonne fête chers anges gardiens !



 Bon... un peu plus tard. Comme on dit par chez nous... ça rallonge la fête! 

C'est que c'était impossible pour moi de passer cette fête aussi sous silence. À la lecture de ce blogue, vous comprendrez qu'ils sont très présents dans ma vie, mes lectures et autres. 

Je les aime d'amour. (les : je ne sais pas trop si c'est toujours le même alors je ne prends pas de chance...)

Je demande leur soutien, leur inspiration.

Je demande qu'ils me guident.

 Comme de grands amis intimes dans l'âme. 

Je les remercie.

Et je demande à Dieu d'envoyer une armée d'anges pour aider ce monde. 

 


 


dimanche 27 septembre 2020

Bonne fête chers archanges!

 Et ben ! J'apprends à la messe d'aujourd'hui, dans le livret, que le 27 septembre est la fête des archanges! Et le 2 octobre, la fête des anges gardiens! Charmant.

Justement, je relis présentement le livre Enquête sur l'existence des anges gardiens.

J'ai appelé une vieille amie pour sa fête. Son coeur est toujours le même après plus de vingt ans. Elle en a plus de quatre-vingts mais rien n'y parait dans nos discussions.

Je lui ai suggéré ce livre. Elle me dit croire elle aussi aux anges et me rappelle cette phrase que je lui disais lorsque je partais pour mes Îles : « Maintenant que le char est plein, fais-toi une place mon ange gardien! ». Elle la redit en riant à ses filles qui voyagent elles aussi.

C'est le moment où elle me confie que l'une de ses filles a déjà vécu des expériences très spéciales de protection « divine ». Alors qu'une auto fonce sur elle, elle se sent prise par les épaules et lancée sur le côté de la route... mais il n'y a personne de visible... Ceci ressemble à l'auteur du livre avant sa quête.  Sur l'autoroute, il est brusquement « déplacé » alors qu'une balle perdue traverse le pare-brise... jusqu'à son siège... 

Quand j'ouvre ce livre, c'est comme si j'allumais une lampe. Et c'est un peu de cette lumière que je souhaite lui offrir pour sa fête, pour elle et les siens... J'avais donné à son fils paraplégique d'un accident d'auto, des cartes des animaux totems liée à la spiritualité amérindienne. Mais je souhaite aujourd'hui lui apporter plus de lumière et un sens à sa souffrance...

Ce livre est fascinant sous bien des aspects. D'abord parce qu'il y a un aspect scientifique important. Il cite plusieurs grandes enquêtes, incluant d'éminents chirurgiens athés auprès de personnes ayant vécu des expériences de mort immimente (near death experience), des témoignages diverses sur les anges gardiens, mais aussi sur Jésus Christ et la Vierge Marie et des phénomènes étonnants arrivés à des saints.

Loin d'être un crapaud de bénitier, l'auteur ajoute : « Ben si on m'avait dit un jour que je lirais des livres sur les saints au cours de mes voyages en avion, je l'aurais jamais cru! »...



vendredi 25 septembre 2020

Plus grand qu'un jardin

Le travail de la terre, chaque fois que je peux me glisser au jardin, devient comme un prétexte de la vie pour m'amener à jaser avec ces messieurs dont l'âge du coeur est bien plus jeune que leurs rides...

On partage les préoccupations quant à l'avenir de ce jardin collectif, qui se veut un nouveau souffle des grands idéaux de liberté et d'autosuffisance des années soixante dix. 

On glisse les soucis de santé. 

On rit de nous-mêmes et de notre méconnaissance. Qu'est-ce qui se mange ? La feuille ou la racine ?... ou les deux ? Qu'est-ce qui « monte en graine ? » Comment faire une banque de semences ? Méconnaissance de tout ce savoir durement acquis pendant des millénaires et que l'on a perdu  en l'espace de quelques générations. 

On cueille avec joie les fruits nombreux de la terre, saine et fertile. On partage avec la Banque alimentaire.

On lutte pour garder l'intégrité de la terre en apprenant à le faire de la façon la plus positive qui soit.

C'est le grand jardin de la vie. Le grand jardin de la foi d'une prochaine année ensemble.