Le 15 février dernier, ma mère a quitté cette terre. Hé oui, juste après la Saint-Valentin, fête de l'amour. Pour la famille, c'est un vide immense que laisse cette dame de coeur. Elle nous aimait plus que tout, ainsi que sa communauté des Îles de la Madeleine. Ici et là, à la Coop ou à la pharmacie, on nous disait, un peu triste et inquiet : «On la voit pu Marie...». Comme quoi, ce qui importe, ce n'est pas tant ce que l'on construit que ce qu'on laisse dans le coeur des gens...
Cette femme pleine de vie était passionnée par la lecture, la musique, la danse, les roses. Mais ce qu'elle nous laisse de plus beau, outre nos souvenirs et ses recettes délicieuses, c'est sa foi.
Ma mère est née en 1936, à l'époque où la religion catholique prônait le ciel et l'enfer. Et malgré tout, les racines de la foi sont restées intacts au fond d'elle-même. Sensible et intuitive, elle a prié toute sa vie pour son mari, ses enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants, et pour les autres.
Ceci, en se demandant parfois ce qu'il advient de nous «après». En doutant aussi lorsqu'elle écoutait les dures nouvelles du Téléjournal. Mais elle recevait précieusement la communion à l'église, ou, ces derniers mois, à la maison. Alors, au son du violon, du piano, de la guitare et des chants, dans une cérémonie simple et touchante, nous l'avons accompagnée une dernière fois.
J'ouvre donc cette chronique «Sur le chemin spirituel» en lui rendant hommage ainsi qu'à mon père, qui nous ont donné l'exemple pour qu'on puise en Dieu, l'amour, la force et la lumière pour guider notre vie.